lundi, juin 30, 2008

NDA sur les ondes et ITélé

DERNIERE MINUTE !

Lundi 30 juin, NDA sera l’invité :

de RTL entre 18h30 et 18h45

d’ Europe 1 de 19h15 à 20h00

de Radio Courtoisie de 20h00 à 21h00 (émission d’Henry de LESQUEN) sur le Livre blanc de la défense

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Mardi 1er juillet de 8h30 à 9h00, NDA sera l’invité de la Matinale , animée par Laurent BAZIN, sur ITélé

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Mercredi 2 juillet de 19h30 à 20h00, NDA sera l’invité de « N’ayons pas peur des mots » sur ITélé

mercredi, juin 25, 2008

NDA, le 25 juin 2008 - Turquie, le comble de la confusion et de l’hypocrisie

« Une décision aussi importante (l’adhésion de la Turquie à l’UE) ne pourrait être prise qu’après qu’il y ait un référendum en France pour connaître l’opinion des Français ».
C’est ce que déclarait Nicolas Sarkozy, quelques mois avant le référendum français sur la Constitution européenne.
Cette position est conforme au discours qu’a toujours tenu le futur président de la République à propos d’une adhésion qu’il a toujours dit considérer, à juste titre et à l’instar d’une écrasante majorité des électeurs et des personnalités politiques, comme un facteur d’inévitable dislocation de l’Union européenne.
Hélas, il semble que sur ce terrain-là aussi, ce discours, manifestement à usage purement électoraliste, n’ait pas davantage vocation à se traduire en actes que celui, par exemple, sur le retrait de nos troupes d’Afghanistan :

- il apparaît en effet que l’Elysée cherche par tous les moyens à supprimer le référendum obligatoire pour l’adhésion turque.
C’est ce qu’a révélé sans ambiguïté aucune et sans être démenti le Canard Enchaîné du 11 juin dernier, rapportant ces propos présidentiels : « Je considère que cet amendement (maintenant le référendum obligatoire), s’il devait être confirmé par le Sénat puis en seconde lecture foutrait un bordel sans nom avec la Turquie. La campagne référendaire serait piégée. »
Et l’hebdomadaire satirique de poursuivre :

« Explication : si Sarko (ou son successeur) fait campagne pour le oui - c'est-à-dire pour l’entrée de la Turquie -, il risque fort de se voir désavouer par l’électeur. Et s’il fait campagne pour le non, il se fâchera avec les Turcs et les partenaires européens de la France. »
Conclusion non-écrite :

contrairement à Nicolas Sarkozy président de l’UMP, Nicolas Sarkozy président de la République préfère renier ses engagements pris au grand jour devant les Français plutôt que les petits arrangements de couloirs contractés en secret avec ses pairs européens, les bureaucrates de la Commission de Bruxelles et les islamistes au pouvoir à Ankara. D’ailleurs, selon cette logique, on ne voit pas pourquoi Nicolas Sarkozy s’opposerait à cet élargissement s’il devait avoir lieu aujourd’hui,
« puisque nos homologues européens le veulent… ».
A la trappe le refus ultra-majoritaire en France comme en Europe de cette perspective.
Manifestement, les peuples ne sont bons qu’à être trahis.
Bis Repetita : après avoir bafoué la démocratie française avec la ratification parlementaire de Lisbonne, ce pour faire plaisir aux oligarchies européennes (et en se cachant derrière elles pour s’exonérer de sa propre responsabilité), l’Elysée fait tout pour supprimer le seul obstacle véritable à une adhésion turque que chacun, par ailleurs, sait programmée.
S’étant fait pour une large part élire sur le refus de la Turquie en Europe (de même que sur la promesse d’un mini-traité réconciliant le oui et le non du 29 mai 2005), Nicolas Sarkozy n’a aucun intérêt à ce que ces reniements n’attirent trop l’attention de l’opinion publique.


C’est pourquoi la plus grande confusion possible est entretenue.

C’est ce qui explique, évidemment, les déclarations frontalement contradictoires sur la Turquie à l’intérieur du gouvernement et de l’UMP, les volte-face à donner le tournis de la majorité parlementaire, cette espèce de répartition des rôles malsaine entre l’Assemblée nationale qui dit blanc et le Sénat qui dit noir…
Le Sénat vient donc de supprimer le maintien du référendum obligatoire, qu’avait voté l’Assemblée, pour l’adhésion de pays dont la population est égale ou supérieure à 5% de la population totale de l’UE. La balle est à nouveau dans le camp des Députés de la majorité, qui se suicideraient politiquement en cédant à l’injonction présidentielle.
Je leur ai écrit récemment pour les exhorter à résister. Mais les encouragements du plus grand nombre possible de citoyens seraient les bienvenus…
Il faut maintenir le référendum, non pas pour aller au terme d’un processus qui finirait par un inévitable heurt avec la Turquie, qui est et restera un grand pays voisin avec qui l’UE doit effectivement entretenir des relations privilégiées.

Il faut maintenir le référendum pour, au contraire, obliger les dirigeants européens à revenir à la raison, à désamorcer la crise, à limiter la casse et à enfin stabiliser les relations de l’Europe avec son étranger proche (avec la Turquie bien sûr, mais aussi avec la Russie, les pays du Maghreb,…).
Plutôt qu’une impossible adhésion qui exacerbera de bien inutiles rancœurs et pourrait bien faire exploser l’Europe (n’est-ce pas ce que veulent les Etats-Unis, soutien indéfectible à la candidature turque ?), sans aller jusqu’à la tenue effective d’une consultation populaire qui serait un véritable casus belli entre la France et la Turquie, la menace du référendum doit jouer le rôle d’une force de dissuasion démocratique face à des dirigeants qui refusent d’obéir à la loi de la majorité et ne comprennent donc que le rapport de force.

vendredi, juin 20, 2008

Nicolas Dupont-Aignan dénonce le "culot" de ceux qui veulent faire revoter l'Irlande

PARIS (AFP) - Le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé vendredi le "culot" des dirigeants européens qui veulent faire revoter les Irlandais après leur non au traité de Lisbonne, quand eux-mêmes ont "contourné le suffrage universel en interdisant des référendums" chez eux.
"Il ne faut pas manquer de culot de la part des dirigeants européens pour aller dire aux Irlandais +vous allez revoter+, alors même que les 26 dirigeants européens des 26 autres pays ont contourné le suffrage universel en interdisant des référendums pour faire avaler la pilule qui avait été refusée par les Français et les Néerlandais" en 2005, a déclaré M. Dupont-Aignan sur LCI.
"Les dirigeants on voulu tricher avec le suffrage universel" et le non des Irlandais "est un boomerang qui revient", a-t-il jugé.
"La vraie question que devraient se poser les dirigeants européens, c'est : pourquoi les peuples ont dit non, comment on peut construire autrement l'
Europe?", a estimé le président du mouvement Debout la République.
Selon lui, il faut "remettre à plat l'ensemble des traités, faire un traité beaucoup plus simple, renvoyer des compétences vers les nations". Il s'agit de faire de l'Europe "un vrai multiplicateur de puissance dans la
mondialisation par des coopérations à la carte sur des points essentiels" comme "la science, l'industrie, les universités, l'environnement"
Il a indiqué que "Debout la République" présenterait "des listes dans toute la France" aux élections européennes de juin 2009.

dimanche, juin 15, 2008

De Gaulle et L'EUROPE, VISIONNAIRE. Le traité de Lisbonne et la chaise vide!

Le 11 novembre 1942, de Gaulle invitait les Européens à "se lier de manière pratique et durable".
Ces propos visionnaires attestent l'engagement européen de celui qui fut tout sauf un nationaliste étriqué.
Mais, pour lui, l'Europe devait être autre chose que la construction institutionnelle successivement nommée CEE, Marché commun puis Union européenne.
Avec l'expression "de l'Atlantique à l'Oural", il désigna clairement la portée géographique et historique de l'idée européenne : le temps lui manquera toutefois pour concrétiser ce projet.
Dès 1945, de Gaulle comprit vite, avec d'autres, que le temps des antagonismes était dépassé dans une Europe au surplus ruinée, et soumise à la pression des nouvelles superpuissances. Mais les slogans du genre "les Etats-Unis d'Europe" (immortalisés par V. Hugo en 1851) ne retenaient guère son attention.

Pétri d'histoire, attaché aux valeurs de la chrétienté médiévale (même s'il n'appartenait pas à la mouvance démocrate-chrétienne qui fournit les "pères fondateurs" de l'Europe) et au "concert des nations", concept-clé du XIXe siècle, il estimait que l'Europe si elle se faisait, devrait s'appuyer sur des réalités et se former par étapes, et d'abord dans les domaines économique et technique pour créer une "solidarité de fait" sans porter atteinte aux souverainetés nationales.
Il pensait aussi, que cette Europe ne pourrait exister que si elle était précédée d'une solide et durable réconciliation franco-allemande, assortie d'une entente profonde des deux peuples qui en construiraient le socle et l'axe privilégié, tout en permettant à la France d'y jouer un rôle décisif. Il n'excluait cependant pas que le Royaume-Uni s'y joigne un jour, dès lors que ses liens étroits avec le Commonwealth et surtout les États-Unis se seraient notablement relâchés.
Mais, à ses yeux, ce moment n'était pas encore venu.
De 1946 à 1958, éloigné des affaires, le Général ne manqua pas néanmoins de faire entendre sa voix sur les problèmes communautaires . Il n'approuve pas la CECA (Pool charbon acier) en 1950, en raison de son caractère d'institution supranationale, mais il en reconnut l'intérêt pour la mise en commun des ressources énergétiques franco-allemandes.

Son hostilité fut en revanche totale à la CED (Communauté européenne de défense) finalement rejetée en 1954 à l'Assemblée par une majorité communiste et RPF à laquelle s'étaient joints quelques radicaux-socialistes. Ce projet supranational visant à créer une armée européenne avec des contingents allemands, sous commandement de l'OTAN, c'est-à-dire américain, était pour lui inacceptable dans son principe.
De Gaulle ne désapprouva pas les traités de Rome de 1957, tout en rejetant la finalité fédéraliste sous-jacente, inspirée des conceptions de Jean Monnet. Il n'était pas moins en désaccord avec le rôle que certains attribuaient à la Commission de Bruxelles et les prétentions ultérieures de celle-ci à devenir une sorte de gouvernement collégial, mais il mesurait les effets débilitants du protectionnisme français sur son économie et savait que la France devait s'ouvrir à une concurrence extérieure, seule capable d'imposer les disciplines nécessaires à son développement industriel et commercial.

Même raisonnement pour l'Euratom, créant la Communauté européenne de l'Énergie atomique.
De retour au pouvoir en 1958, il fit donc en sorte que la France appliquât les traités de Rome avec les réserves ci-dessus mentionnées. Pour M. Couve de Murville, "l'Europe des réalités venait au monde en janvier 1959". Elle répondait à deux objectifs essentiels de la France : la réconciliation franco-allemande, prélude à une étroite coopération ; l'ouverture de notre économie au monde, qui mettrait fin à des siècles de protectionnisme.
L'adhésion du Général au libre-échange dans le cadre européen, allait cependant de pair avec sa volonté de maintenir, à l'égard du monde extérieur et spécialement des États-Unis une dose suffisante de protection du potentiel européen trouvant son expression dans la notion de préférence communautaire et l'insistance d'un tarif extérieur commun équilibré.
Mais, dans cette construction en marche, il attribuait le rôle essentiel à l'union politique des Etats européens, qui pouvait servir de facteur d'équilibre entre les deux blocs.

En revanche, le Général maintint en 1963 puis en 1966-1967 son opposition à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché Commun, expliquant que ce pays n'en acceptait pas les disciplines.
En outre, il soupçonnait Londres de maintenir une trop stricte allégeance envers les Etats-Unis et considérait aussi que ses relations privilégiées avec le Commonwealth déstabiliseraient la CEE en la noyant dans une vaste zone de libre-échange dépourvue de virtualité politique. Il savait, au demeurant, que Churchill, qui avait naguère lancé un appel à l'Union de l'Europe, n'avait jamais envisagé que le Royaume-Uni en fît partie intrinsèquement.
Fondée sur trois principes (solidarité financière, préférence communautaire, prix unique à la production), la Politique agricole commune (PAC) , mentionnée dans le traité de Rome mais non détaillée, fournit à de Gaulle l'occasion d'afficher sa détermination, même si elle devait provoquer une crise. Faute d'accord sur son financement - question vitale pour la France, principal pays agricole de l'époque -, il décida, le 30 juin 1965, de pratiquer la politique dite de "la chaise vide", en refusant le principe des décisions prises à la majorité qualifiée. Au bout de six mois de blocage, le compromis de Luxembourg (janvier 1966) sur le fonctionnement des institutions, fit obligation aux Six de rechercher un accord unanime sur les "questions importantes". De Gaulle obtenait gain de cause et préservait la spécificité et les intérêts de notre agriculture tout en ne cessant d'approuver les principes mêmes de la PAC. Il réussit à influer sur le mécanisme des prises de décision inscrit dans le traité de Rome en misant sur une solidarité fondée sur la compréhension mutuelle.
Avant même cette crise, il avait ressenti la nécessité d'une inévitable dimension politique de la construction européenne, économique de par son origine.

Brocardant ceux qui s'en tiennent à une Europe verbale (tirades sur le "volapuk intégré" en 1962 et sur "l'Europe ! l'Europe ! ... clamée comme un cabri" en 1965), il ne cessa d'affirmer, depuis 1958, que la construction européenne ne trouverait sa signification réelle qu'avec l'établissement d'une étroite coopération politique entre Etats. Il traduisit cette volonté, après en avoir exposé les motifs en 1961 à Rambouillet au chancelier Adenauer, par la création de la Commission Fouchet, approuvée par l'Italie et la RFA mais qui finalement, après diverses péripéties, ne put trouver un accord en avril 1962. L'opposition du Bénélux à des formules de coopération qui ne s'inspiraient pas du modèle du traité de Rome, son exigence d'une introduction immédiate du Royaume-Uni dans le processus, enfin et surtout son refus partagé par d'autres, d'une défense européenne commune, se dissociant plus ou moins de l'OTAN, firent échouer le projet. De Gaulle, qui voulait une "Europe européenne" vit dans ce sabotage, non sans raison, la main des Etats-Unis, par Royaume-Uni interposé.
A son départ, en 1969, la construction européenne avait contribué à faire retrouver son rang et sa prospérité à une France affaiblie en 1945, encore convalescente en 1958 et bridée par un protectionnisme séculaire.

Prônant une "Europe des États" excluant toute supranationalité, de Gaulle aurait aimé ajouter à ce processus une dimension politique récusée par certains de ses partenaires, à la condition qu'elle s'inscrivît dans cette conception.

http://www.charles-de-gaulle.org/article.php3?id_article=110

vendredi, avril 25, 2008

Nicolas Dupont-Aignan : le dernier des opposants ? (Mariane)


Gaulliste indépendant, Nicolas Dupont-Aignan joue le réseau local contre une élite coupée des électeurs qui ont dit « Non » au référendum. Acharné, cet « opposant professionnel » est le poil à gratter d'une droite en train de se réveiller.
« Vous allez peut-être me trouver frapadingue mais le peuple est avec nous ! » Malgré son sourire de petit garçon assorti à sa coupe de gendre idéal, il ne faut pas s'y tromper :
Nicolas Dupont-Aignan est très sérieux. L'année 2007 a pourtant été difficile pour « NDA » : privé de présidentielle faute de parrainages suffisants, seul député de son parti, Debout la République (DLR) élu aux dernières législatives, privé de financement par l'UMP... Il aurait plus d'une raison de déprimer. Mais la grogne qui monte à droite, dans l'électorat comme chez les élus, est du pain béni pour lui, qui l'élève au rang de contestateur en chef du Président. Nicolas Sarkozy, NDA le connaît depuis son entrée au RPR, en 1993. A l'époque, Sarko et sa bande le regardait déjà de travers quand il avait ravi à Karoutchi le poste stratégique de secrétaire aux Fédérations. Aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan ne pardonne pas au nouveau président de la République d'avoir déçu « l'espoir qu'il a suscité à droite » pendant la campagne. « En juin 2007, il avait une légitimité fabuleuse pour remettre en cause la pensée unique sur l'Europe à Bruxelles, peste-t-il. Mais sa vanité l'a emporté sur la raison. »

Hérault depuis plus de dix ans de la contestation d'une construction européenne qui menace, selon lui, « la grandeur de la France » - grandeur qu'il met en première ligne de son programme de gaulliste social-, Nicolas Dupont-Aignan profite de son indépendance pour voter contre le traité de Lisbonne, qu'il surnomme
« Le coup d'Etat simplifié ». Le 8 avril, il soutient la motion de censure, à l'inverse de Bayrou. Regain d'intérêt des journalistes qui viennent chercher ses piques contre Sarkozy tandis qu'une poignée de députés le félicitent (discrètement) de ses interventions à la tribune. « Nous partageons beaucoup d'idées, notamment sur l'Europe, confie Jacques Myard, député UMP des Yvelines. Mais il a fait l'erreur de se marginaliser. » Nicolas Dupont-Aignan n'est pas d'accord : « je ne me fie pas au raisonnement de la Salle des Quatre Colonnes. L'un de mes plus gros atouts, c'est mon réseau local. » Au moins une fois par semaine, le député-maire d'Yerres se rend en province : Lorraine, Bretagne, Centre… Cette semaine, c'est Marseille et Toulon, où il espère pouvoir renforcer son parti qui compte un peu moins de 10 000 adhérents aux profils variés - chevènementistes, anciens RPR ou encore villiéristes - qui l'animent dans 72 départements.

Parmi eux, Dominique Farçy, retraité et bénévole qui a « levé le doigt pendant le meeting de la Maison de la Chimie en 2007 » quand Nicolas Dupont-Aignan a demandé si certains souhaitaient se présenter aux législatives. Aujourd'hui il travaille presque à plein temps à la permanence de Yerres au milieu des milliers de tracts que les militants envoient à travers toute la France. Ce petit local est le QG d'une propagande nerveuse alimentée par les bonnes volontés : privé des subsides de l'UMP, Debout la République fonctionne avec 350 000 à 400 000 euros par an, en comptant les cotisations des adhérents, contre 600 000 en 2007. Une rigueur qui oblige cet « opposant professionnel », comme se surnomme Nicolas Dupont-Aignan, à être sur le pont à plein temps, s'accordant juste de quoi profiter de sa famille et de sa ville. Ecole Saint-Exupéry, promenade Barbara, Cinéma Paradiso… A Yerres, « NDA » a marqué la ville de ses goûts. Faites le tour de la bâtisse rococo de la mairie, fouillez-en les couloirs et retournez chacune des chaises, vous n'y trouverez pas un seul drapeau européen ! Envoyé un peu par hasard dans cette commune des Yvelines pour se présenter contre un maire socialiste réputé imbattable, il est élu dès le premier tour en 1995. « Mon premier miracle », confie-t-il. Le second fut son élection comme député en 1997, au second tour cette fois et d'une courte tête (50,4%).
En 2008, NDA est le maire le mieux élu de France.
Depuis, il gère sa municipalité avec l'expérience acquise comme conseiller technique à la politique de la ville entre 1993 et 1995 chez François Bayrou puis Michel Barnier. En 2008, il est le maire le mieux élu de France, avec 78% des suffrages exprimés au premier tour. Il préfère de loin la gestion de sa ville aux intrigues de parti. Ses premiers problèmes avec le RPR remontent à 1999, quand il s'oppose au traité d'Amsterdam - attitude jugée par ses coreligionnaires indigne du secrétaire national qu'il est alors. Toujours au sein du parti, il soutient la liste Pasqua-Villiers aux élections européennes et devient secrétaire général adjoint de leur Rassemblement pour la France. L'aventure se termine au bout de trois mois et il revient au RPR, « la queue basse, pour assister au détricotage du parti gaulliste », se souvient-il. Gaulliste : il défend bec et ongles cet adjectif que l'UMP lui dénie. Il faut dire que ses positions eurosceptiques lui attirent
des voisinages un peu sulfureux. « Je suis un républicain, insiste-t-il. Je ne veux pas être amalgamé avec le souverainisme ringard de Villiers : je suis un progressiste ! »

Philippe de Villiers, lui, aimerait bien capter la nouvelle aura du président de Debout la République : « Nicolas Dupont-Aignan fait le même bon constat que nous sur l'impossibilité de faire de la politique en France quand tout se décide à Bruxelles », explique Patick Louis Député Européen MPF. Paul-Marie Coûteaux espèrent aussi ce rapprochement qu'il tente de favoriser en vue des élections européennes de 2009. Bref, Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais été aussi courtisé mais il préférerait choisir ses prétendants. Son objectif est simple : « survivre jusqu'en 2012. » « Aujourd'hui, je ne vois personne qui veuille reprendre le flambeau de mes idées », déplore-t-il. Un avis que partage François-Xavier Vilain, député-maire de Cambrai affilié à DLR : « Je me retrouve dans ce qu'il exprime et il est le seul à porter ces idées-là sur l'Europe à droite. Les électeurs commencent à le connaître ! », ajoute-t-il. « Sincère » pour beaucoup, il est, pour un journaliste qui l'a suivi toute la campagne durant, « trop gentil. » Mais, de l'avis général, c'est un véritable acharné. Sa motivation ? Des pères de famille qui l'encouragent à la sortie de la boucherie. Pour lui, le non au référendum sur le TCE a été le signal : « on a une élite d'abandon qui n'aime plus le peuple et vous voudriez que je travaille avec cette élite ? » Qu'il se rassure : cette élite n'a pas l'intention de lui proposer le moindre job. Face à un Président qui remet en cause la laïcité, réintègre l'Otan ou reste passif face à l'euro fort, NDA voit venir la révolte. « Ca va finir dans la rue, toute l'histoire est faite de ça, dit-il d'un air d'évidence. Il y aura besoin d'une recomposition politique et j'espère modestement pouvoir y participer. »

Pour l'instant, Nicolas Dupont-Aignan organise la résistance.

Seul. (mais avec 10 000 fidèles).

Mercredi 23 Avril 2008 - 01:28
Sylvain Lapoix-

mercredi, avril 23, 2008

La réforme des institutions en Conseil des ministres .

PARIS (AFP) - Le Conseil des ministres examine mercredi le projet de révision constitutionnelle, projet phare de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, avec, à la clef, l'accroissement des pouvoirs du Parlement et la possibilité pour le chef de l'Etat de s'exprimer devant les deux Assemblées.
M. Sarkozy avait confié fin 2007 à une commission présidée par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur le soin de réfléchir à la réforme des institutions.
Plusieurs personnalités de gauche, dont l'ancien ministre Jack Lang, ont fait partie de cette commission dont nombre de propositions ont été retenues par le duo exécutif. Le Premier Ministre, chef du gouvernement, avait fait une communication sur ce sujet lors du Conseil des ministres du 19 mars.
Principales dispositions avancées: le président pourra désormais venir s'exprimer devant le Parlement et son allocution pourra donner lieu, hors sa présence, à un débat non suivi d'un vote.
- Les mandats présidentiels sont limités à deux.
- Autre mesure clé: le renforcement du rôle du Parlement, avec, pour chaque Assemblée, la possibilité de maîtriser la moitié de son ordre du jour.
- Les parlementaires donneront également leur avis sur les nominations aux institutions les plus importantes ou des dirigeants d'entreprises publiques.
- Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ne sera plus présidé par le président de la République mais par le premier président de la Cour de cassation, ou par le procureur général auprès de la Cour de Cassation.
Les députés commenceront à débattre du projet le 20 mai, puis ce sera au tour des sénateurs en juin. Il ne pourra être définitivement adopté qu'après acceptation par les 3/5è du Congrès, qui se réunira en juillet, probablement le lundi 7.
D'où l'incertitude qui pèse sur ce projet de loi.
Le Parti socialiste notamment a réaffirmé jeudi que la réforme des institutions ne devait pas "se limiter à une réforme du travail parlementaire" et a exigé "un paquet global" incluant une réforme des modes de scrutin pour les élections sénatoriales et législatives (introduction d'une dose de proportionnelle). Nombre de socialistes refusent également que le président aille devant le Parlement.
"L'abstention des socialistes nous suffirait" mais si "la réforme renforce le Parlement, le Parlement peut aussi renforcer la réforme" en émettant un vote positif, a affirmé mardi à l'AFP Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement.

Vous pouvez vous procurer ce projet auprès de la Documentation Française au prix de 18.50€ (frais d'envoi compris)

mercredi, avril 16, 2008

L'UMP inquiète, affiche sa déception !!!

Estimant que l'UMP s'est coupée de base, le maire de Nice, Christian Estrosi, réclame l'élection par les militants des dirigeants du parti majoritaire tandis que le député Georges Tron parle d'une "année de déception."
Dans un entretien au Figaro, mercredi, il dénonce l'actuelle organisation collégiale de l'UMP, comprenant un secrétaire général et un vice-président du conseil national en se demandant "d'où cette direction tire sa légitimité."
"Nous nous sommes progressivement coupés de notre base populaire. Nous devons engager un grand débat national dans le parti, suivi d'une consultation de tous les militants", déclare-t-il.
"La démocratie dans le parti doit être réhabilitée. C'est pour cette raison que j'appelle à une désignation par les militants de tous les responsables de l'UMP", ajoute Christian Estrosi, qui précise n'être "candidat à rien."
Prié de dire s'il vise l'actuel secrétaire général, Patrick Devedjian, le maire de Nice affirme qu'il ne s'agit pas d'une affaire d'homme.
Dans France soir, Georges Tron, député UMP de l'Essonne et proche de Dominique de Villepin
, estime que la première année du quinquennat de N. Sarkozy est une "année de déception."
"C'est une année de surprise et finalement de déception. Une année en tout cas difficile pour notre majorité", affirme-t-il.
Selon lui, les "couacs" survenus ces dernières semaines au sein de la majorité sont liés "à la méthode" du gouvernement qui n'écoute pas les députés comme il le devrait.
En outre, Georges Tron ne voit pas de "rupture" avec le quinquennat de J.Chirac
"hormis sans doute la façon de gouverner." "Aujourd'hui, une grande partie de la majorité s'interroge et fait part de ses inquiétudes", dit-il.