mercredi, février 28, 2007
mardi, février 27, 2007
BIPOLARISATION OU ABSTENTION
Depuis le début de cette chronique, j'ai tenté d'attirer l'attention sur un point précis, que les plus récentes enquêtes d'opinion confirment. Il s'agit de la surévaluation des scores du premier tour des deux « champions » des sondages, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. A deux mois de l'échéance, le resserrement de ces candidats sous la barre des 30 % constitue un signal important. Il fallait être bien amnésique, en effet, pour imaginer que la France électorale du 21 avril 2002 et du 29 mai 2005 allait octroyer comme ça 60 %, voire plus selon certains, aux deux représentants des principaux partis de gouvernement. Cette « correction » commençant à se lire, il faut bien avouer que pour le reste, le flou demeure entier. D'abord, il ne sera possible d'évaluer les intentions de vote que lorsque l'on saura qui a ses cinq cents signatures. A ce titre, l'absence de Jean-Marie Le Pen, présent au second tour lors de la précédente présidentielle – et qui avait atteint les 15 % en 1988 et en 1995 –, serait une aberration démocratique, une faute. De même, si les tenants d'extrême gauche du « non » au traité constitutionnel européen et à la mondialisation (José Bové et Olivier Besancenot) ne pouvaient candidater, cela constituerait aussi un déni de démocratie. Bien sûr, n'importe qui ne doit pas pouvoir se porter candidat à la présidentielle, mais les pressions exercées sur les maires pour qu'ils ne fournissent pas de parrainage à certains sont inadmissibles. Le deuxième fondamental, toujours insondable, découle justement du nombre des candidats et de la représentation (ou pas) de toute la palette des sensibilités politiques. Ceux qui parient sur l'absence des petits candidats pour bipolariser le premier tour ont de fortes chances d'être contrariés par les faits. Un tel abaissement forcé de l'offre électorale devrait plutôt conduire à une abstention record et à une augmentation du vote blanc. Sûrement pas à un report automatique sur les trois chouchous des médias : Bayrou en troisième homme, Royal et Sarkozy au coude-à-coude.
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lundi, février 26, 2007
Sondages, Votez chaque semaine
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dimanche, février 25, 2007
L'Europe oubliée de la campagne

Par Nicolas Dupont-Aignan, jeudi 22 février 2007 à 17:13 :: Réflexion
Hier soir, Nicolas Sarkozy a présenté à Strasbourg son projet pour l’Europe. J’ai eu connaissance de son discours et je ne regrette pas un instant d’avoir pris mes distances avec l’UMP pour porter un autre projet pour l’Europe et la France.
Le Président de l’UMP a en effet confirmé son intention de faire voter par le Parlement une mini-constitution européenne reprenant la substance de la Constitution qui a été rejetée massivement par les Français le 29 mai 2005. Pire, Nicolas Sarkozy a clairement indiqué sa volonté de contourner le peuple en faisant adopter cette mini-constitution par le Parlement. Il a même assimilé la procédure référendaire à un exercice de démagogie !
Pour moi, au contraire, le référendum c’est la démocratie.
Comment peut-il vouloir recueillir la confiance des Français en leur indiquant qu’il ne leur fait pas confiance pour arbitrer les grandes questions ? Comment peut-il imaginer bâtir l’Europe sans s’appuyer sur les peuples qui la composent ?
Plus le temps passe, plus il apparaît clair que les partisans du oui au référendum qui se résignent à voir la France devenir une simple région d’une Europe supranationale, entendent profiter de la présidentielle pour imposer la substance de la Constitution européenne.
Tout est fait pour écarter du débat public ceux qui, comme moi, réclament le respect du peuple et une nouvelle approche du fonctionnement de l’Europe. Il est d’ailleurs flagrant que le débat dans lequel se complaisent les principaux candidats est un débat d’apparence autour de problématiques de vie quotidienne qui relèvent davantage de l’élection d’un Président de Conseil régional que de la désignation du chef de l’Etat.
Comme je l’ai indiqué dans un article publié cette semaine par l’hebdomadaire Marianne, le rôle de l’élection présidentielle est de faire trancher les grandes orientations du pays par nos concitoyens.
Mais cela, les grands partis et les quelques médias qui les soutiennent ne veulent surtout pas en entendre parler puisqu’ils ont déjà fait les choix de fond pour le pays, des choix soit dit en passant qui se révèlent être de vraies impasses.
Il est temps en effet d’expliquer aux Français que pour résoudre les questions de vie quotidienne, il faut aller enfin aux racines des problèmes. Plutôt que de discuter pendant des heures de la couleur et de la forme du seau pour écoper le navire, il vaut mieux débattre du meilleur moyen de boucher les trous de la coque !
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samedi, février 24, 2007
Édito de Nicolas Dupont-Aignan
Relocaliser l’emploi en France, c’est possible !
Je viens d’achever mon 26ème déplacement. Une constante s’impose : partout, nos compatriotes vivent de plus en plus difficilement les délocalisations. C’est tout le tissu industriel de notre pays qui est en train de s’effondrer. Il est temps d’analyser les causes de cette déroute et de trouver les moyens de relocaliser l’emploi en France.
Les causes européennes de ce désastre sont bien connues : euro surévalué, concurrence déloyale des pays émergents, politique européenne de la concurrence dogmatique qui interdit de constituer des champions nationaux ou européens comme le font les Etats-Unis ou le Japon…
Les causes nationales sont également aisément identifiables : charges sociales écrasantes, formation professionnelle inadaptée, insuffisance de l’effort de recherche, fiscalité confiscatoire…
Et pourtant notre pays ne manque pas d’atouts : sa productivité, ses infrastructures, son agriculture et ses territoires, ses secteurs de pointe…
Pour conforter ces atouts et corriger nos handicaps, nous devons réorienter la construction européenne et refonder notre modèle économique et social. C’est tout le sens de mes 10 propositions que vous pouvez retrouver en cliquant ici http://www.nda2007.fr/NDA-precise-ses-mesures-pour.html : réforme de l’euro, TVA sociale, création d’un droit de douanes européen écologique et social, doublement de l’effort de recherche, actionnariat populaire…autant de solutions susceptibles de mettre un terme à cette spirale infernale des délocalisations, du chômage et de la précarité…
« Il manque encore près de 100 parrainages pour permettre une candidature gaulliste et républicaine ! »
Grâce à une mobilisation massive sur le terrain, nous avons recueilli près de 420 signatures. Il nous reste tout juste un mois pour obtenir les parrainages de maires, conseillers généraux et régionaux qui nous manquent encore pour permettre à Nicolas DUPONT-AIGNAN de porter les idées gaullistes et républicaines. Tous nos efforts doivent se concentrer pour convaincre les élus de la nécessité de cette candidature pour le bon fonctionnement de notre démocratie. Par ailleurs, s’il obtient les 500 signatures, Nicolas DUPONT-AIGNAN sera le seul maire candidat à l’élection présidentielle.
Rappelons le, un parrainage ne signifie pas nécessairement un soutien politique mais bien un acte prévu par la loi pour permettre la libre expression des différentes sensibilités politiques de notre pays.
http://www.nda2007.fr/Nicolas-Dupont-Aignan-pour-un.html
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NDA 2007
55, rue de Concy
91330 - Yerres
Tél : 01 69 49 17 37
Courriel : courrier@nda2007.fr
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jeudi, février 22, 2007
DES IDEES POUR LA FRANCE

Insécurité, déficit des comptes sociaux, précarité, financement des retraites, morosité ambiante, désespérance, travail au noir, délinquance, perte de pouvoir d'achat, perte des repères etc..
La majorité des problèmes que rencontre notre pays aujourd'hui est la conséquence directe ou indirecte du chômage trop élevé.
Comment le réduire de manière durable ?
Le mode de prélèvement des charges sociales patronales indexé sur les salaires conduit les entreprises à réduire au maximum les effectifs et la rémunération des employés.
Cette gestion purement comptable, basée sur le profit à cours terme dans laquelle le salarié est devenu une variable d'ajustement facile, a abouti à la situation désastreuse que nous connaissons aujourd'hui.
Sachant que l'entreprise n'existe que pour faire du profit et de plus en plus satisfaire ses actionnaires, il serait entre autres mais en priorité nécessaire de changer le mode de prélèvement des charges sociales patronales afin d'assurer en amont du partage des bénéfices les besoins sociaux du pays.
Pour ce faire je propose que l'ensemble des charges sociales de l'entreprise soit indexé sur le chiffre d'affaire duquel serait au préalable défalqué le « poids salarial » de l'entreprise.
Cette mesure généralisée pourrait se substituée à toutes les aides consenties aux entreprise sans grand effet sur le chômage.
Le budget alloué aux différentes administrations pourrait être considéré comme étant leur chiffre d'affaire et soumis au mêmes conditions. Cette mesure de base appliquée dans le cadre de quelques règles antidérives permettrait aux entreprises qui embauchent ou augmentent les salaires de payer moins de charges sociales. Les salariés ne seraient plus un coût mais un investissement.
Ainsi
- Plus d'intérêt au travail au noir
- Plus d'intérêt à surcharger de travail les employés
- Allègement des charges pour la majorité des PME
- Intérêt pour les entreprises à embaucher même pour former du personnel à son activité propre donc effet immédiat et baisse rapide du chômage
- Economies sur les frais de gestion et de contrôle des quelques 6000 aides en tous genres concédés aux entreprises sans contreparties
- Augmentation rapide du nombre de cotisants via les embauches
- Augmentation de la valeur de cotisation des salaires réajustés
- Meilleure répartition entre actionnaires et employés
1/2
Ce nouvel intérêt comptable pour les entreprises mettrait un terme au remplacement des salariés par des machines à péage ou autres services automatiques et peut-être qu'avec un peu de temps pourrions nous retrouver des contacts plus humains dans notre vie de tous les jours.
Les partenaires sociaux pourraient en quelques mois négocier un positionnement du « curseur de prélèvement » qui assurerait l'équilibre des comptes sociaux.
Proposition retraite
Pourquoi ne pas permettre à des personnes ayant un écart d'âge avec leur conjoint de prolonger leur activité de la moitié de cette différence au profit de leur conjoint ?
Exemple :
J'ai 4 ans de plus que ma femme comme beaucoup de couples. Pour qu'elle soit en retraite en même temps que moi je serais prêt à travailler 2 ans de plus à son profit pour qu'elle arrête de travailler 2 ans plus tôt.
Dans la majorité des cas l'homme est plus vieux que son épouse et cotise plus car souvent mieux rémunéré. Cet accord serait arrangeant pour certain qui le désirent et bénéfique pour les comptes sociaux. Gagnant/Gagnant.
Circulation/Pollution
Prévoir plus de transports en commun, des routes supplémentaires, etc..
Ne pourrait-on privilégier l'implantation d'entreprises à l'écart des grandes villes pour mieux répartir l'emploi et ainsi limiter le déplacement des personnes pour se rendre à leur travail.
Moins de déplacement = moins de temps passé en transport = moins de pollution = moins de stress = plus de santé = plus de vie dans les villages dortoirs = moins cher pour tous
Merci d'avoir pris le temps de lire ces quelques lignes
Par Patrick DISSOUBRAY
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6:22 PM
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mercredi, février 21, 2007
NDA dans la HAUTE MARNE
Nicolas Dupont-Aignan sera à Blumerey le 23 février...
Il donnera une conférence de presse dans une salle de la mairie à 16h30
puis, participera à l'émission "Travaux Publics" de France-Culture de 18h30 à 19h30.
Cette émission, animée par Jean Lebrun, sera diffusée en direct depuis la maison de Bob, avec la participation de David Béguinot, président délégué de Fierté-Haut-Marnaise pour le Nord de la Haute-Marne.
Fierté Haut Marnaise
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mardi, février 20, 2007
Parrainages: les élus ont jusqu’au 16 mars pour les renvoyer au Conseil constitutionnel
Le décret de convocation des électeurs devrait être adopté jeudi prochain, 21 février, par le Conseil des ministres et publié le lendemain au Journal officiel.
Les formulaires de parrainages seront envoyés par l'administration (en règle générale la préfecture) le 22 février aux élus, qui auront jusqu'au 16 mars pour les renvoyer au Conseil constitutionnel. Les formulaires doivent présenter leur signature manuscrite. Le nom et les qualités des élus «parrains» figurera sur la liste des candidats habilités se présenter.
La liste des candidats sera établie par le Conseil constitutionnel le 20 mars au plus tard (date indicative). La publication (au JO et sur le site Internet du Conseil constitutionnel) de la liste doit légalement intervenir au plus tard le vendredi 6 avril 2007. Il s'agit là aussi d'une date indicative, et elle devrait s'effectuer plus tôt, selon toute vraisemblance dans la dernière semaine de mars.
Quant à la campagne officielle (radio-télévisée), elle débutera le second lundi précédant le premier tour, soit le 9 avril 2007; le premier tour de l'élection aura lieu le dimanche 22 avril, et le second le 6 mai.
Voici ce que dit la loi sur les 500 parrainages d'élus obligatoires pour tout candidat à l'élection présidentielle, ainsi que le calendrier pour le scrutin 2007:
- L'obligation pour tout candidat à l'élection présidentielle de recueillir des parrainages d'élus a été fixée par la loi organique du 6 novembre 1962. Initialement fixé à 100, le nombre de signatures nécessaires est de 500 minimum depuis la loi organique du 18 juin 1976.
- Selon cette loi, «une candidature ne peut être retenue que si, parmi les signataires de la présentation, figurent des élus d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer différents, sans que plus de 50 (un dixième de 500) d'entre eux puissent être les élus d'un même département, d'une même collectivité d'outre-mer ou d'un des deux "départements virtuels". Ces deux départements sont constitués, d'une part des sénateurs représentant les Français établis hors de France et les membres élus de l'Assemblée des Français de l'étranger et, d'autre part, les ressortissants français membres du Parlement européen élus en France.
Les parrains
Sont donc autorisés à se présenter les candidats ayant reçu le parrainage de titulaires des mandats suivants, soit environ 43.000 élus:
- mandats nationaux: membres du Parlement, c'est-à-dire députés ou sénateurs, y compris sénateurs représentant les Français établis hors de France;
- mandats européens: membres, ressortissants français et élus en France, du Parlement européen;
- mandats régionaux ou départementaux: conseillers régionaux; conseillers à l'Assemblée de Corse; conseillers généraux d'un département, de Mayotte ou de Saint-Pierre-et-Miquelon; conseillers de Paris;
- mandats communaux ou intercommunaux: maires; maires délégués d'une commune associée; maires d'arrondissements de Lyon; maires d'arrondissements de Marseille; présidents de l'organe délibérant d'une communauté urbaine; présidents de l'organe délibérant d'une communauté d'agglomération; présidents d'une communauté de communes;
- mandats ou fonctions d'outre-mer: président de la Polynésie française; membres de l'Assemblée de la Polynésie française; président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie; membres du Congrès de la Nouvelle-Calédonie; membres d'une assemblée de province de la Nouvelle-Calédonie; membres de l'Assemblée territoriale des îles Wallis et Futuna;
- autres mandats: membres élus de l'Assemblée des Français de l'étranger. Soit un total d'environ 43.000 élus.
La publication
- «Le nom et la qualité des citoyens» parrainant un candidat sont rendus publics par le Conseil constitutionnel «dans la limite du nombre requis pour la validité de la candidature». La publication des noms de ces élus n'est donc prévue que dans la limite de 500;
- dès 1981, il a été décidé que le choix de ces 500 personnes résulterait d'un tirage au sort. Les listes seront publiées au "Journal Officiel" et sur le site Internet du Conseil constitutionnel.
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dimanche, février 18, 2007
NDA à l'affiche
Comme le montre cette photo prise devant la mairie d'ALFORTVILLE la mobilisation en faveur de notre candidat ne faiblit pas. Absent des médias il est présent sur le terrain.
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samedi, février 17, 2007
MESSAGE IMPORTANT

Nicolas Dupont-Aignan participera le lundi 19 février 2007, à partir de 23H00, à l’émission de France 2 Mots croisés.
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vendredi, février 16, 2007
jeudi, février 15, 2007
Elections ? Pas question !

Le système politico-médiatique a réussi un tour de force : quelques mois après le Non français du 29 mai, il a désigné deux "ouiouistes" comme seuls candidats admis au second tour de l'élection présidentielle. Il ne s'agit plus en somme que de choisir entre un "ouiouiste" démocrate-social et un "ouiouiste" social-démocrate, celui qui dira Oui à notre place. Le Sarko-Ségo est le nouveau lego donné en pâture aux citoyens pour qu'ils puissent faire joujou, sans incidence sur l'essentiel, la souveraineté nationale et populaire, que le Système parvient à éroder année après année, supprimant avec lui la possibilité de définir un Bien Commun et finalement une politique elle-même. Voici ainsi supprimés simultanément le référendum ( puisque l'on nous dit, et de verte façon par la bouche d'Angela Merkel, que le processus constitutionnel va être relancé sous présidence allemande, comme si rien ne s'était passé le 29 mai 2005, et quelques jours plus tard aux Pays-Bas), mais aussi le premier tour de l'élection présidentielle puisque, jusqu'à l'ouverture officielle de la campagne du moins, deux seuls candidats accaparent tous les journaux, tous les tuyaux médiatiques quels qu'ils soient, ayant d'avance disqualifié les autres. Restent les législatives ? Même pas ! Le quinquennat, et quelques tripatouillages de calendrier aidant, les élections législatives qui suivent immédiatement la présidentielle ne laissent d'autres choix aux électeurs que de neutraliser le Président à peine élu, ou le confirmer en lui donnant une large majorité, ce qui verrouille leur choix. En somme, plus de référendum, plus de premier tour de l'élection présidentielle, plus de législatives ouvertes ! Tout se passe comme si l'on se dirigeait lentement vers la suppression des élections. Ne restent que les deux gros partis, ou plutôt un parti unique à 2 branches dont les dernières consultations ont pourtant montré qu'il ne représente même pas le quart du corps électoral réel - tous les Français de plus de 18 ans, soit 48 millions de personnes environ. Il n'y a plus qu'une chance pour sauver la démocratie : voter pour l'un des candidats réputés "petits", alors qu'ils représentent les aspirations profondes d'à peu près 75 % des Français. Mais le Système est capable de tous les coups, de toutes les ruses et de toutes les manipulations pour faire taire la voix des Français : un doux totalitarisme s'installe... Paul-Marie COÛTEAUX - Président fondateur du RIF
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mercredi, février 14, 2007
Message duSecrétaire Général de France Bonapartiste
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lundi, février 12, 2007
dimanche, février 11, 2007
NDA sur le web
Cliquez sur ce lien pour visualiser l'audience de NICOLAS DUPONT-AIGNAN sur le web
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samedi, février 10, 2007
jeudi, février 08, 2007
LA CAMPAGNE DANS LE VAL DE MARNE
DISTRIBUTION DE TRACTS SUR LE MARCHE D'ALFORTVILLE
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LE CANDIDAT CAMELEON

Le tremblement de terre ne s’est pas produit ! Le
Congrès de l’UMP a intronisé Nicolas Sarkozy.
Dans le discours du sacre, celui-ci a pris un style
césarien, déployant une énergie à nulle autre
pareille qui a soulevé l’enthousiasme des
participants à ce grand « show ».
Mais, comme toujours, l’arbre ne doit pas
cacher la forêt, la forme primer le fond. Du fond,
parlons en. Déclarant qu’il se tournait vers tous
les Français, Nicolas Sarkozy a, dans ce discours
fleuve, dit tout et son contraire. Cette fameuse
énergie, dont il fait un atout, lui sert précisément
à masquer ses contradictions. Après avoir
dénoncé « l’arrogance » de la politique française, lors de son récent passage à
new York, le voici qui s’érige en chantre de cette même politique. Adaptant son
discours à son public, Nicolas Sarkozy pratique la tactique du caméléon, libéral
avec les chefs d’entreprise, social avec les travailleurs. Selon la cible visée, il
trouve la plume appropriée. Le procédé est pour l’instant payant. Mais jusqu’à
quand ? A la longue, on ne gagne jamais à vouloir fonder un pouvoir sur le
mensonge. Les Anciens avaient un nom pour désigner ce genre de
personnage : ils l’appelaient un démagogue.
La décence aurait voulu qu’une fois entré dans l’habit du candidat à la
Présidence de la république, Nicolas Sarkozy démissionne du gouvernement. Il
n’en a rien fait. Il entend utiliser, le plus longtemps
possible, pour sa cause les moyens que sa fonction de
ministre de l’Intérieur, par excellence le ministre des
élections, lui assure. L’affaire des renseignements
généraux n’est ici que la pointe émergée de l’iceberg. Ces
méthodes laissent à penser qu’en cas de victoire, ce ne
serait pas de l’Etat UMP qu’il faudrait parler, mais d’Etat
Sarkozy. On se souvient du chef d’oeuvre de Francesco
Rosi Main basse sur la Ville. Si Nicolas Sarkozy devait
s’installer à l’Elysée, il serait à craindre que le titre ne
devienne rapidement Main basse sur la
France.
Jean-Paul BLED, Président du RIF
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mercredi, février 07, 2007
L'UNION EUROPÉENNE, LA DÉMOCRATIE ET L'ÉTAT DE DROIT
La polémique enfle au sein de la doctrine française depuis que quarante professeurs d'Université, parmi nos plus éminents juristes, ont jeté un pavé dans la mare du conformisme eurobéat, en publiant il y a un mois une lettre ouverte au Président de la République. Ils mettent en garde contre une dérive normative communautaire "gravement attentatoire à la démocratie puisqu'elle retire aux législateurs nationaux tout pouvoir".
S'opposant à la proposition de règlement de la Commission européenne sur la loi applicable aux obligations contractuelles (revenant sur la convention de Rome du 19 juin 1980), ces professeurs mettent en garde contre une "entreprise qui, par sa portée, dépasse en gravité tous les excès de pouvoirs auxquels, hélas, les autorités communautaires se sont désormais habituées." Il suffit de se reporter ainsi aux nombreux arrêts rendus par la Cour de Justice qui bousculent la lettre des Traités européens au nom d'une interprétation téléologique revendiquée pour faire "avancer" l'intégration supranationale. L'arrêt du 13 septembre 2005 autorisant la Commission à édicter des sanctions pénales en lieu et place des Etats, en est le dernier fameux exemple. Pour les éminents signataires de la lettre ouverte, "la proposition de règlement communautaire est très gravement attentatoire à la démocratie puisqu'elle retire aux législateurs nationaux tout pouvoir".
Excès de pouvoir manifeste
Solennels, ils placent d'emblée leur interpellation sur le terrain de la "démocratie", c'est à dire de la "légitimité" du pouvoir édictant la règle de droit dont dépend l'obéissance citoyenne.
"Dans une démocratie organisée selon les principes de l'Etat de droit, une règle n'est légitime que si elle émane d'une autorité investie du pouvoir de l'édicter" rappellent-ils. Or, selon les professeurs, "Comme on l'enseigne aux étudiants de première année des facultés de droit, sinon déjà aux collégiens dans leurs cours d'instruction civique, ce n'est qu'à cette condition qu'elle est une règle de droit et mérite donc obéissance ».
Evoquant un "excès de pouvoir manifeste" de la Commission de Bruxelles, les quarante enseignants préviennent qu' "ils ne pourront plus longtemps se résoudre à se déshonorer, dans leurs écrits comme dans leurs enseignements, en affectant de tenir pour du droit ce qui n'en est évidemment pas."
"Vice du consentement" de la France
Ils demandent en conclusion au Président de la République de "rappeler aux institutions de l'Union européenne que le Traité CE ne lie la France que tel que le Conseil constitutionnel en a autorisé la ratification et non pas tel qu'elles veulent le comprendre".
On se souvient que dans des termes similaires, le Président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud lui-même, avait adressé cette mise en garde, en observateur averti de la "chose" européenne qu'il est, évoquant carrément un "vice du consentement" du peuple français : "oui, il y aurait vice de consentement de la France si, le traité une fois entré en vigueur, les Cours de Luxembourg ou de Strasbourg allaient au-delà de cette lecture naturelle et raisonnable", (Voeux à l'Elysée, janvier 2005), ce dont il sait parfaitement qu'elles sont hélas coutumières depuis l'origine.
Réplique
Quelques jours après cette publication, d'autres universitaires, moins inquiets que leurs collègues sur l'évolution européenne actuelle, entendaient leur répondre, dans la même revue (JCP G, 10 janvier 2007, p. 13). Ces soixante dix sept professeurs de droit estiment qu'en ce qui les concerne, ils «ne considèrent pas qu'ils se déshonorent en enseignant, oralement ou par écrit, le droit communautaire et en le tenant pour du Droit». Dans ce qui se présente comme un rappel à l'ordre d'une partie de la doctrine à l'égard d'une autre, ces derniers jugent que «Quelles que soient les opinions que l'on peut avoir sur la construction de l'Europe, les problèmes difficiles posés par la transformation de la convention de Rome en règlement appellent des réponses plus constructives que le très excessif procès d'intention intenté par les auteurs de la lettre».
Dont acte, pourrait-on dire, un passionnant débat est ainsi ouvert. Et pourtant non. Il n'y a pas, et il ne peut pas y avoir, semble-t-il, de débat de fond sur l'Europe telle qu'elle roule.
Procès Kravchenko
On lira en effet avec dépit ou amusement c'est selon, l'article à ce sujet publié sur le blog personnel du correspondant accrédité de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer. Les quarante signataires de l'interpellation s'y voient inondés d'insultes, d'ailleurs aussi peu originales qu'imbéciles, parce que ces professeurs de droit ont le tort de ne pas penser la construction européenne comme M. Quatremer.
"Tous les anti-communistes sont des chiens" disait Sartre. M. Quatremer poursuit, lui, page après page, avec hargne les anti-fédéralistes, ou supposés tels. Courant visiblement après le titre de blogueur le plus intolérant du web, le journaliste, s'en prend violemment à ces juristes, joliment qualifiés de "souverainistes les plus rancis", ce qui sous sa plume est à lire comme un pléonasme, puisqu'il n'est plus selon lui de souverainetés nationales admissibles, du moins en Europe.
Se livrant à un réquisitoire digne du procès de Kravchenko, M. Quatremer cite nommément trois ou quatre de ces professeurs dissidents, qu'il expédierait bien durablement à l'ombre. L'un des prévenus décroche même le titre de "très réactionnaire" (Soljenitsyne ou de Gaulle ont entendu la même chose), qualificatif qui ne s'appliquerait donc pas à M. Quatremer, lui qui défend avec acharnement un retour au supranationalisme européen, le progressisme même ! Il est amusant de lire plus loin qu'il invite cordialement les internautes qui déposent des commentaires à "rester polis" car "ceux qui sont racistes, malveillants, grossiers, complètement hors sujet ou ceux qui contiennent des faits manifestement erronés, seront effacés". Ouf!, on a eu peur que "réactionnaire" et "ranci" soient des termes malveillants ou grossiers...
"Fanatisme antieuropéen"
Le journaliste de Libé s'embarque ensuite dans une pauvre caricature de la lettre ouverte des quarante profs, faute d'être intellectuellement armé et politiquement distant pour y répondre par des contre-arguments : "le moment est venu de terrasser la « bête immonde», ce droit européen impur polluant notre beau droit national !" ricane-t-il dans son petit coin derrière son clavier.
Jusqu'à ce qu'il s'étrangle en lisant dans la liste des signataires un autre grand nom du droit français qu'il appréciait jusque là : "Ils ont curieusement réussi à embarquer dans leur aventure un grand juriste comme Pierre Mayer (Panthéon Sorbonne)", définitivement disqualifié à ses yeux pour avoir osé critiquer la "bête immonde" et expédié à son tour dans un champs de maïs pour "fanatisme antieuropéen", le fanatisme proeuropéen ayant donc lui, au contraire, droit de cité. Et de conclure, en lettres rouges que "L'affaire pourrait être anecdotique, digne d'un moderne Clochemerle, mais elle est grave car ces gens forment des générations de juristes qui auront une vue pour le moins tronquée du droit européen" Ah ma pauv'dame, c'est plus comme de not' temps, avec tous ces jeunes désoeuvrés ! Ils feraient mieux de venir se former au droit communautaire sur le blog de M.Quatremer, c'est sûr.
M. Quatremer aurait été mieux inspiré de relever que le "non" du 29 mai a eu le mérite de libérer les consciences, y compris les plus éminentes, sur l'avenir européen qui est l'affaire de tous, pas seulement la sienne. Encore faut-il aimer sincèrement la démocratie et se soucier de sa vitalité.
Aujourd'hui, les grandes orientations économiques et trois lois sur quatre sont d'origine communautaire, échappant donc aux parlements nationaux élus. Les Français le savent. Il est donc normal de pouvoir débattre sereinement, publiquement et sans s'injurier, de la légitimité démocratique du droit applicable en France et en Europe.
Est-il possible dans ce pays d'entrer enfin dans le fond du débat européen, d'avoir le droit de discuter de toutes les questions qui se posent effectivement, sur la dilution du contrôle démocratique, sur le sens, le contenu et les limites d'un projet politique comme celui-là, sans se faire admonester, insulter, excommunier toute la journée par les institutions de Bruxelles et leurs obligés..?
Mauvaise mine du canari
Certains "progressistes" croient encore comme Marx qu'il y a un "sens de l'Histoire", et que nul ne saurait en dévier sans s'exclure lui-même. Tel n'est pas notre avis.
Nous ne ferons pas d'ailleurs comme eux, en allant scruter ou émettre des hypothèses sur les appartenances politiques ou philosophiques des soixante dix sept autres juristes signataires de la contre-lettre défendant, et c'est leur droit, la Commission européenne et la Cour de Luxembourg.
Nous n'irons pas vérifier combien d'entre eux sont titulaires de chaires "Jean Monnet" ou sont "relais d'opinion" de la Commission européenne, c'est à dire dans les deux cas financièrement soutenus donc dépendants des mannes de Bruxelles. Nous croyons, nous, à la nécessaire tradition universitaire d'indépendance financière, garante de l'indépendance intellectuelle et politique des professeurs et de la pensée.
Non, il n'y a pas que les chaires "Jean Monnet" et leurs comparses qui ont le droit de parler d'Europe ! La violence plumitive de M. Quatremer qui ne répond à aucun des arguments et se contente d'insulter est sans doute un symptôme du désarroi de la machine. L'auteur du présent article s'attend d'ailleurs, à son tour, à un procès en fascisme aggravé sur le fameux blog, puisque tel en est visiblement l'objet. (voilà, c'est fait le 25 janvier à 8h50) Heureusement, plusieurs internautes sont venus, eux, échanger des arguments en marge de l'invective du journaliste-militant.
Comme autrefois on plaçait des canaris dans les galeries des mines, il suffit en réalité de lire son blog depuis plusieurs mois pour constater l'asphyxie progressive dans laquelle se trouve le système. Avec cette dernière salve, on imagine que la machine bruxelloise est manifestement au bord de l'apoplexie.
Christophe BEAUDOUIN
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mardi, février 06, 2007
Sarko-show présidentiel sur TF1
PPDA des Médias a lancé une nouvelle émission de télé sur TF1. Nous avons "apprécié" ce débat... animé par les Stars'ac' de la politique.
"Si je suis élu président, je ferai des réformes"...
et ensuite nous, les contribuables, danseront sur des rythmes d'outre atlantique.
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Message de Nicolas DUPONT-AIGNAN
Cher(e) Ami(e), Cher Compagnon,
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lundi, février 05, 2007
Une rencontre
Lors du banquet républicain au gymnase JAPY nous avons rencontré Christian DESPRES candidat gaulliste de la Haute-Marne populaire et rurale.
Candidat dans la 1ére circonscription il accueillera Nicolas DUPONT-AIGNAN à BLUMEREY le 23/02.
Nous sommes de tout coeur avec lui
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4:40 PM
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jeudi, février 01, 2007
L'ENCERCLEMENT DE LA RUSSIE
En écoutant Jean Asselborn, Vice-président du Gouvernement luxembourgeois et Ministre des Affaires Etrangères, à Impuls, émission TV-RTL, dimanche le 21 janvier 2007, il nous apprend que sous peu, il va se pavaner à Madrid comme représentant d'un pays qui aurait dit oui au projet de Constitution.
Ce faisant, il continue à cacher la vérité du vote luxembourgeois qui était un vote de rejet. Aux 43,48 % de non exprimés, il faut en effet ajouter 9,56 % d'abstentions qui sont autant de non ! L'abstention est en effet un refus, qu'on le veuille ou non. Il ne va donc pas à Madrid comme représentant d'un pays qui aurait dit oui.
Il n'a toujours pas compris que le projet de Constitution européenne est mort.
Dans son discours arrosé de gouttes de sueur, il a oublié, comme le dit l'éditorialiste du Monde des 21-22 janvier 2007, que "certains pays et pas des moindres n'ont pas encore entamé le processus de ratification et qu'ils n'ont pas l'intention de le faire". Parmi eux, les Anglais, depuis toujours hostiles à l'Europe. Une tradition médiévale voulait, à tort ou à raison, qu'ils fussent descendus du fils de Noé, Sem, plutôt que de Japhet, ancêtre des Européens. Ils se font de plus en plus Sem, c'est-à-dire rebelles à la résurrection du projet mort-né.
Pour faire passer le truc, il faut l'unanimité. Et c'est là où le bât blesse. D'aucuns parlent de quadrature du cercle.
Madrid n'y changera rien. Ce sera une réunion de plus de croqueurs de canapés, cacahuètes et chips – guère plus ! Les Français en sont enchantés.
Interrogé sur les grandes crises internationales, il a évoqué le Moyen-Orient et le Kosovo. Certes, le Moyen-Orient connaît un bain de sang, comme il n'en a jamais connu dans sa longue histoire. Récemment, 253 petits Hiroshimas ont ébranlé le Liban dans ses bases les plus profondes. Les Occidentaux y sont pour beaucoup. Les Anglais surtout qui, de tous temps, guettaient chaque occasion pour, soit mettre la main sur les richesses des autres peuples, soit s'assurer les meilleurs points stratégiques du monde.
Leur histoire au Moyen-Orient illustre l'adage de leur philosophe Hobbes : "Humans are greedy, selfish and distrustful."
Notre Ministre bégaye devant les problèmes essentiels. Dès qu'il est question de l'impérialisme américain, il perd pied. Il a l'air emprunté et le verbe diffus. Devant Bush, Rice et consorts, il se comporte, comme la plupart des diplomates européens, en personnage agenouilleux. C'est tout juste qu'il arrive à articuler un faible non quand on l'interroge sur le sens de la criminelle intervention américaine en Iraq. Certes, le Moyen-Orient est en ce moment une énorme poudrière – mais cette poudrière fait partie d'une stratégie globale occidentale. Elle a été voulue et elle est entretenue comme telle. C'est là où se trouvent les plus importantes sources d'énergie. Donc il y faut des corrompus en état de servitude.
Cette stratégie est en réalité orientée contre la Russie. Il ne se passe pas un mois que le cercle ne se resserre autour de ce pays par l'OTAN et l'Union européenne, unis dans un même projet scélérat.
Ce qui rend l'Union européenne si répugnante est son alliance permanente avec l'OTAN et sa complicité à peine dissimulée avec les projets des dirigeants américains de refouler la Russie (roll-back qui vient de remplacer le containment), de rendre ce géant faible et vulnérable pour, en définitive, s'emparer de ses richesses naturelles qui sont légendaires. Pour y arriver, on assiège la Russie en l'encerclant de bases militaires par le biais de l'élargissement de l'OTAN – on dresse les peuples de l'ex-espace soviétique contre elle, en se livrant au travail de sape et en organisant la subversion économique à l'intérieur du pays. Démembrer la Russie, l'effacer de la carte du monde est un ancien rêve américain.
Le phénomène bien que non reconnu officiellement s'observe aisément.
On assiste à la création d'une véritable alliance, patronnée par Washington, entre la Géorgie, l'Ukraine, l'Ouzbékistan, l'Azerbaïdjan et la Moldavie.
La présence américaine et européenne en Afghanistan ne s'explique pas autrement. On n'y est pas pour libérer le peuple de l'emprise des mollahs. On y est pour être au plus près des richesses d'Eurasie. Un Quisling, alias Karsaï, a été mis en place par les Américains pour donner le change.
Souvenons-nous de la gigantesque farce orange de Kiev, ourdie, mise en scène et financée par les USA.
En Ukraine et au Caucase, les choses sont claires pour quiconque voudra bien ouvrir les paupières. On y trouve le milliardaire George Soros avec son Open Society Institute, l'ancien patron de la CIA, James Woolsey, avec son freedom House, l'ex-secrétaire d'Etat, l'inoubliable Madeleine Albright avec son National Democratic Institute, ainsi que the National Endowment for Democracy, l'une des mille ramifications de la CIA – enfin l'Agence USAID directement liée au gouvernement américain.
Nous avons appris à notre plus grande stupéfaction que des pays de l'Union européenne (sont visées la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie) ont hébergé des camps de concentration où les agents de la CIA ont pu en toute liberté torturer les prétendus terroristes y détenus après avoir été trimbalés d'aéroport en aéroport de l'Union européenne. On n'a jamais su si l'avion tortionnaire n'avait pas aussi atterri au Findel.
Prodi, le socialiste, se déclare d'accord à agrandir la base militaire de Vincenze.
Pas plus tard qu'hier, il a fallu lire au Figaro, en filigrane pour ainsi dire, la nouvelle que Prague s'apprête à recevoir des missiles dirigés contre la Russie.
Et tout cela sans protestation aucune de Solana, sans aucun soupir d'Asselborn, sans larmes de Steinmeier, sans rot de Barroso – un calme stupéfiant règne quand il y va de la très sérieuse affaire de l'encerclement de la Russie. On n'en parle pas ! On le fait !
Il suffit pourtant pour comprendre de lire Zbigniev Brzezinski, géopolitologue et apôtre du Nouvel Ordre mondial américain, dans son "Grand échiquier" où il développe les idées de la mise en faillite géostratégique de la Russie dans les ex-républiques soviétiques et dans l'ensemble de l'Eurasie.
Que les Asselborn, Barroso et consorts en aient enfin conscience et réagissent de manière appropriée pour garantir une paix durable à la prochaine génération. Mais pour ce faire, il faut être libre d'esprit, indépendant, avoir du charisme, … mais voilà, on est des agenouillés.
Tant qu'Asselborn n'aura pas compris cette inquiétante problématique, il devra se taire quand il évoque, comme dimanche soir, avec un optimisme béat les futures mutations pacifiques de la diplomatie américaine.
D'ailleurs on l'aime tellement quand il se tait.
Gaston VOGEL
Docteur en droit
Avocat à la Cour
Luxembourg
L'auteur a publié de nombreux ouvrages de droit. Inscrit au barreau de Luxembourg en février 1962, il exerce depuis comme avocat à Luxembourg. Il est par ailleurs essayiste et conférencier et chargé de cours en histoire et culture de l'Inde et de la Chine.
Auteur des livres suivants :
Pour Nietzsche
Le Bouddhisme
Ni Dieu, ni Âme
Le Pâturage, contribution critique à l'histoire du christianisme
Pour Jésus, le parent pauvre du christianisme
Le nouveau droit de la presse
Nombreux traités juridiques
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NDA TV
Un site qui vous permet de visionner les dernières interview télévisées de Nicolas DUPONT-AIGNAN
http://www.ndatv.info/
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