samedi, mars 31, 2007

A.G. DEBOUT LA REPUBLIQUE

Samedi 31 mars 2007 à partir de 14h00

Assemblée générale de DLR de 14h à 15h.

Rassemblement de Campagne autour de Nicolas DUPONT-AIGNAN à partir de 15h30.

Maison de la Chimie à Paris

Contacts : NDA 2007 - 55, rue de Concy - 91330 - Yerres
Tél: 01 69 49 17 37
Courriel : courrier@nda2007.fr

jeudi, mars 29, 2007

Sauver la France et sa démocratie : le seul vrai enjeu de 2007


Au retour de quelques jours de repos bien nécessaire pour digérer la déception (oui la déception, pourquoi ne pas l’avouer ?) de ne pas participer à la campagne officielle. Je découvre une fois de plus que certains journalistes, peu soucieux de vérifier leurs sources, veulent décider à ma place de mes choix pour le 1er tour de scrutin.

Comme je l’ai indiqué sur ce blog la semaine dernière, je ne prendrai aucune décision avant le 31 mars, date de l’Assemblée Générale de Debout la République, suivie d’un rassemblement ouvert à tous.

Comment imaginer que je puisse ainsi après des mois de campagne au service d’un idéal rallier x ou y, à la dérobée ! Je souhaite, au contraire, que nous fassions bloc autour de nos convictions sur la France, l’Europe, l’idée de la République, notre vision économique et sociale.

Comme je l’ai déjà rappelé malgré la déception immédiate, j’ai confiance en l’avenir. Et c’est justement parce que de plus en plus de Français sont sensibles à ma personnalité et à mon discours que tout a été fait pour me casser. C’est d’ailleurs pour la même raison que l’on cherche à me discréditer en faisant croire que je serais une girouette. Alors une fois de plus je vous demande, chers amis internautes, de ne pas vous laisser impressionner par l’accessoire mais de vous concentrer sur l’essentiel.

L’essentiel en ce début de semaine c’est bien l’affaire européenne. Hier, les chefs d’Etats se sont réunis à Berlin pour signer une déclaration scélérate appelant à une réforme institutionnelle avant 2009, sur la base de la Constitution européenne. Réforme précisément refusée par les peuples français et hollandais.

Le rouleau compresseur médiatique a repris sa propagande éhontée. Les Français seraient la cause de la crise. Il faudrait se renier, le plus vite serait le mieux.

En vérité se joue là la question de la survie de la France comme Nation démocratique. En effet, la réforme institutionnelle que l’on nous présente comme inéluctable n’a qu’un objectif : étendre le système de la majorité qualifiée c'est-à-dire mettre fin une fois pour toutes au droit de veto des peuples. Notre pays étant minoritaire dans une Europe à 27 pays sur la plupart des sujets (agriculture, services publics, politique étrangère, laïcité…) qui font l’exception française, cela reviendrait à condamner le peuple français à se suicider.

Cette réforme institutionnelle doit être bloquée. Nous devons tout faire pour préparer l’échéance de 2009 en espérant que le référendum soit proposé. Là est d’ailleurs l’enjeu de 2007. Des trois candidats du Oui, Nicolas Sarkozy s’est engagé sur un vote parlementaire, Ségolène Royal semble hésiter et François Bayrou demande un référendum.

Nous savons que les trois sont favorables à un passage au vote à la majorité qualifiée mais toute la question est de savoir s’ils respecteront ou non la démocratie française ! En un mot si le prochain Président de la République respectera le peuple, nous permettant par là même de nous mobiliser pour convaincre les Français de voter à nouveau Non à un projet fédéraliste dangereux pour la France comme pour l’Europe.

Nous aurons l’occasion d’en reparler le 31. Je vous attends nombreux…

mardi, mars 27, 2007

La fragmentation de la France a commencé.

Pierre Hillard, Nouveau projet de Constitution européenne (TCE) pour 2009 ? Charte européenne d’autonomie locale 1985.

Malgré le non sans appel des Français, le 29 mai 2005, au projet de constitution européenne, les dirigeants politiques s’évertuent à vouloir le relancer. Il est vrai que le rapport rédigé par les députés européens, l’Anglais Andrew Duff (Groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe) et l’Autrichien Johannes Voggenhuber (Vers/Alliance Libre Européenne), appelant à la mise en place d’une constitution européenne pour 2009 [1], a été adopté par le Parlement européen le 19 janvier 2006 [2].
Cependant, à l’insu du peuple que les dirigeants ne veulent plus souverain, d’autres documents entrent ou s’apprêtent à entrer en vigueur en France annonçant la dislocation de notre pays.
Le 30 juin 2006, en pleine période de foot (Panen et circenses), l’Assemblée nationale a ratifié un document européen [
3], plus exactement germano-européen [4], la charte de l’autonomie locale. Comme le stipule clairement l’article 3 de cette charte : « Par autonomie locale, on entend le droit et la capacité effective pour les collectivités locales de régler et de gérer, dans le cadre de la loi, sous leur propre responsabilité et au profit de leurs populations, une part importante des affaires publiques ». Dans le domaine financier, l’article 9 précise : « Les collectivités locales ont droit, dans le cadre de la politique économique nationale, à des ressources propres suffisantes dont elles peuvent disposer librement dans l’exercice de leurs compétences ».
En fait, la France s’imbibe de l’organisation politique allemande dont les structures fédérales s’appuient, entre autres, sur l’autonomie des collectivités locales. Ceci implique une indépendance sur le plan personnel (choix du personnel et droit de le licencier), une indépendance financière (gestion propre), une indépendance au plan de l’organisation (pouvoir de régler l’organisation interne), une indépendance juridique (possibilité de promulguer des règlements communaux) ou encore une indépendance fiscale (la commune peut percevoir des taxes, des contributions, …). En fait, ces caractéristiques allemandes, émanant directement de l’article 28 de la Loi Fondamentale (Grundgesetz), se retrouvent, à quelques virgules près, dans la charte de l’autonomie locale qui, désormais, régit les collectivités locales françaises. Ce décalque germanique sur les structures internes de la France va, en fait, encore plus loin.
En effet, la décentralisation/régionalisation lancée par le gouvernement Raffarin en 2002 ouvre la voie à l’émancipation politique et financière des régions [
5]. En 2003, l’Alsace a obtenu le privilège de gérer les Fonds structurels directement avec Bruxelles sans passer par l’autorité de l’Etat français, c’est-à-dire par l’intermédiaire des préfets. Désormais, l’interlocuteur direct du Conseil régional alsacien, dans cette affaire de gros sous, est l’autorité supranationale de Bruxelles. D’une certaine manière, la France a perdu l’Alsace même si théoriquement, cette région reste officiellement dans le cadre national. N’oublions pas que la coopération transfrontalière, dont le but officiel est de transformer les frontières nationales en frontières administratives, conduit progressivement à fusionner l’Alsace avec le Pays de Bade appelés à constituer une eurorégion rhénane [6]. La ratification de la charte de l’autonomie locale accélèrera la réunion des deux entités territoriales de part et d’autre du Rhin, d’autant plus que l’Allemagne a ratifié cette charte qui n’est que l’émanation directe de son organisation politique interne.
Cependant, les événements s’accélèrent avec la décision du pouvoir politique d’étendre aux autres régions françaises le droit de gérer ces fameux Fonds structurels qui, pour la période 2007 – 2013, sont à hauteur de 12,7 milliards d’euros. De nombreux féodaux régionaux aimeraient gérer par eux-mêmes cette manne sans passer par le contrôle et la gestion de l’autorité nationale. Déjà, en mai 2006, le président de l’ARF (Association des régions françaises), Alain Rousset, accompagné de plusieurs présidents de régions dont Ségolène Royal, avait demandé au Premier ministre Dominique de Villepin la possibilité d’étendre le privilège alsacien à toute la France. Une mâle réponse avait été donnée par le Premier ministre : NON ! Cependant, comme le disait si bien Jules Renard, « Il est bon d’avoir des idées arrêtées, mais pas toujours au même endroit ». Dans ce cas bien précis, le 19 octobre 2006, le ministre de l’Intérieur et de l’aménagement du territoire, Nicolas Sarkozy, a déposé au Sénat un « Projet de loi relatif à l’expérimentation du transfert de la gestion des Fonds structurels européens » [
7].
Depuis ce lancement, le rapport est mené par
Catherine Troendle, comme par hasard sénateur alsacien UMP qui, au nom de la commission des lois, l’a déposé en janvier 2007 [8]. Comme le stipule clairement ce rapport : « Le projet de loi a pour objet de permettre la poursuite de ces expérimentations au cours de la période 2007-2013 en donnant une base juridique : d’une part, au transfert expérimental des fonctions d’autorité de gestion et d’autorité de certification des crédits européens pour 2007-2013 au bénéfice de collectivités territoriales, de groupements de collectivités territoriales ou de groupements d’intérêt public au titre des programmes de l’objectif « coopération territoriale » ; d’autre part, à la poursuite, au cours de cette période de l’expérimentation menée par la région Alsace d’exercice des fonctions d’autorité de gestion et d’autorité de paiement de plusieurs programmes de la politique de cohésion au cours de la période 2000-2006 (…).
Certes, des navettes parlementaires seront nécessaires entre le Sénat et l’Assemblée nationale afin de concrétiser ce projet qui, sauf accident de parcours, aboutira à une quasi-indépendance des régions françaises. Ces dernières pourront se regrouper par delà les frontières nationales devenues défuntes pour former des eurorégions, entités territoriales se dégageant de l’autorité nationale, grâce au rôle néfaste de l’institut germano-européen, l’ARFE (l’Association des Régions Frontalières Européennes) [
9]. Actuellement, nous assistons au transfert de plus en plus massif de prérogatives aux régions traitant de plus en plus avec les autorités supranationales de Bruxelles. A ce rythme, les jours de la France en tant que nation sont comptés.
Pierre Hillard
Docteur en science politique

[
1] Rapport sur la période de réflexion : la structure, les sujets et le cadre pour une évaluation du débat sur l’Union européenne (2005/2146(INI)), Commission des Affaires constitutionnelles, Corapporteurs : Andrew Duff et Johannes Voggenhuber. Final A6-0414/2005.
[
2] http://www.europarl.europa.eu/news/expert/background_page/008-4356-019-01-03-901-20060113BKG04268-19-01-2006-2006-false/default_p001c003_fr.htm
[
3] Loi n°2006-823 du 10 juillet 2006 parue au JO n°159 du 11 juillet 2006.
[
4] Rapport sur « Les institutions régionales en Europe », Strasbourg, Editions Congrès des Pouvoirs Locaux et Régionaux de l’Europe, Quinzième session, Strasbourg, 10-12 juin 1980 (CPL (15) 5 Final), projet de résolution présenté par la Commission des structures et des finances locales, rapporteur M. A Galette (Allemagne).
[
5] La régionalisation qui touche tous les Etats de l’Union européenne trouve sa source au texte suivant : Recommandation 34 (1997) sur le projet de charte européenne de l’autonomie régionale. Discussion par le Congrès et adoption le 5 juin 1997, 3è séance (voir doc. CPR (4) 4 révisé, recommandation présentée par M. Peter Rabe, rapporteur, Allemagne).
[
6] Voir notre ouvrage, Pierre Hillard, « La décomposition des nations européennes », Paris, Editions François-Xavier de Guibert, 2005, annexe 9 et http://www.diploweb.com/p5hillard1.htm
[
7] Texte n°31 (2006-2007) de M. Nicolas Sarkozy, déposé au Sénat le 19 octobre 2006.
[
8] Rapport n°161 (2006-2007) de Mme Catherine Troendle, fait au nom de la commission des lois, déposé le 17 janvier 2007, Sénat.
[
9] Voir notre ouvrage, Pierre Hillard, « Minorités et régionalismes », Paris, Editions François-Xavier de Guibert, page 234 et suivantes.

http://www.forumpourlafrance.org

dimanche, mars 25, 2007

Proposition de MOTION d'ORIENTATION pour l'Assemblée générale DLR du 31 mars 2007.

La campagne référendaire de 2005 et celle concernant l'actuelle élection présidentielle ont, chacun a pu le mesurer, des points communs qu'il est inutile de rappeler. Mais au-delà des idées défendues par Nicolas Dupont-Aignan, ces moments forts ont été l'occasion de rencontres multiples, organisées ou non, tant au niveau national que local, avec des personnes ou groupements structurés dont les sensibilités d'origine sont différentes.

Ils ont aussi été l’occasion de mesurer les améliorations structurelles nécessaires à l’efficacité de leur action. Cet objectif est d’autant plus vif que nous sommes provisoirement en situation relativement affaiblie.
Ainsi nous faut-il recenser et promouvoir ce qui nous unit et prendre acte de ces convergences pour dessiner une structure nouvelle, légère, mais efficace.
Ce qui nous unit
Le gaullisme n'est pas enlisé dans l'éternel clivage factice droite-gauche.
Au contraire, il permet l'union et favorise le rassemblement de toutes les sensibilités pour peu qu'elles se reconnaissent dans certaines orientations fondamentales :

indépendance nationale,
Europe des Nations et projets partagés,
démocratie directe sur les sujets importants,
sensibilité sociale,
participation des salariés à la vie et à la propriété des entreprises,
primauté de l'intérêt général,
rôle stratégique de l'Etat,
respect de la laïcité,
défense du modèle social et des services publics…
Les gaullistes et républicains sociaux
Saisissant l'opportunité que nous livre l'actualité, il convient de franchir ensemble une nouvelle étape. DLR doit s'ouvrir et rassembler tous les "républicains sociaux".

Cette Union doit partir sur de nouvelles bases, avec un objectif clair et structurant : dans 5 ans, les républicains sociaux doivent être en mesure de soutenir un candidat portant ces valeurs et orientations.
Une structure nouvelle pour un nouveau combat
Ayons le courage et la volonté du renouveau.

Dans un premier temps, alliant rapidité et souplesse, DLR et les différents mouvements qui travaillent avec nous depuis plusieurs mois (Ex : "VLR, Union gaulliste…) doivent créer, sur un modèle CONFÉDÉRAL : une Union politique.
Les mouvements associés gardant l'entière maîtrise de leur gestion se proposeront d’abord de travailler en faveur de nos candidats aux prochaines législatives.
Ensuite, la seconde partie de l’année 2007 pourra être consacrée à une phase plus structurante.

La vie publique de la Confédération requérra un minimum des éléments constitutifs d’un mouvement, notamment un Conseil National rénové, représentatif des mouvements d'origine, consulté souvent par un système de forum et de scrutin électroniques.

En effet, le militantisme gaulliste a désormais encore plus besoin d’un réel compagnonnage –et de Participation.

C’est donc avec une structure simple, légère, favorisant l’émergence de liens amicaux de réseau, que pourront se préparer les élections prochaines, tout spécialement celles de 2008, après les législatives.
Législatives
L’indépendance vis-à-vis de l'UMP nécessite d’urgence la mise en place d’un système de financement public, obligatoirement lié à une participation aux élections législatives de 2007.
Cela passe non seulement par l’émergence de candidats que le choix des circonscriptions à privilégier.

Au niveau des candidats, DLR et ses associés doivent développer de toute urgence un kit d’aide thématique, matérielle et financière.
Face aux aspects pécuniaires cruciaux, une affiche et un matériel électoral standardisés (bulletins, professions de foi, etc.) doivent être conçus et commandés en quantité nationale, pour réduire les coûts.

Enfin, le financement des candidats doit faire l’objet d’une étude personnalisée, tenant compte tout autant de leurs possibilités personnelles que de leur implantation locale.

À cet égard, la cible doit être double :

1 - les circonscriptions où d'évidence notre implantation ou la notoriété personnelle de certains militants nous permet d'envisager un score honorable,
2 – les circonscriptions urbaines où la campagne électorale sera d'autant plus facile et moins onéreuse qu'il y a une forte concentration d'électeurs.

Ces candidats pourraient avoir le label fédérateur "gaulliste et républicains sociaux", investiture octroyée par l'Union nouvellement créée.
Conclusion
Nicolas Dupont-Aignan sera absent de cette présidentielle en tant que candidat.
Les partis politiques ont gagné une première manche contre la démocratie. Mais elle n'est que le commencement d'un combat et nous devons impérativement poursuivre notre campagne pour promouvoir nos idées fondamentales.

Aussi, un ralliement au premier comme au deuxième tour hypothèquerait l'avenir de notre mouvement. Il faut résister.

Restons nous-mêmes, gaulliste et républicains sociaux ; c'est la seule manière digne de miser sur l'avenir de nos idées, notamment si elles continuent à s’incarner dans un homme jeune, courageux, compétent, fidèle à ses idées et qui refuse toute compromission politicienne.

Nous proposons donc :

1er tour de l'élection présidentielle – Personne n'est détenteur des voix qui auraient pu se porter sur NDA. Laissons les Français exercer librement leur choix.

Second tour de l'élection présidentielle – Il s'agira alors d'exprimer notre opposition au candidat qui sera réellement le plus éloigné de nos convictions.

Les rédacteurs et signataires de cette motion d'orientation proposent que les adhérents et militants en débattent au cours d'une Assemblée Générale Extraordinaire à convoquer entre les deux tours pour arrêter, par un vote secret, la position de l'Union.



Alain KERHERVE
Christian LECHEVALIER
al.kerherve@free.fr
lechevalier-christian@wanadoo.fr
22 mars 2007

ASSEMBLEE GENERALE DEBOUT LA REPUBLIQUE


Bonjour à toutes et tous,La mobilisation de toutes et tous est nécessaire pour la réussite du Rassemblement autour de notreami Nicolas Dupont-Aignan, le 31 Mars prochain à la Maison de La Chimie.Les media seront présents en nombre, et il nous appartient de leur démontrer la dynamique , la force de notre engagement et la fidélité à nos idées et aux valeurs portées par NDA et notre mouvement Debout La République.Les quelques 450 parrainnages recueillis par NDA en font un homme très courtisé par certains Candidats en campagne de "pêche aux voix "....Ainsi, une certaine presse ne se prive pas de colporter depuis quelques jours de fausses rumeurs relatives à d'hypothétiques prises de position de NDA pour l'élection présidentielle...je vous recommande la lecture sur le blog de nda2007.fr de sa position publiée le 20 mars, elle est très claire....C'est le 31 Mars que NDA révèlera, après l'assemblée générale des adhérents, prévue à 14h, la stratégie de notre mouvement pour les semaines à venir. Soyez nombreux à vous inscrire soit auprès de la permanence à Yerres.

Merci d'avance
Thierry.barnoyer 0624494518
DLR 94

vendredi, mars 23, 2007

Le trio infernal

Par Jean-Paul BLED
Président du RIF


Il a suffi d’un sondage pour jeter l’émoi dans les milieux politiques et animer une campagne qui tendait à ronronner. Le duo, annoncé, formaté depuis des mois, est devenu un trio. Le match à deux s’est augmenté d’un nouveau prétendant, sans compter qu’un quatrième candidat, en embuscade, pourrait lui aussi créer la surprise.

Quelqu’effort qu’il entreprenne pour se parer des couleurs nationales, Nicolas Sarkozy reste d’abord le champion d’une solution inacceptable pour sortir l’Union européenne de la crise où les Non français et néerlandais l’ont plongée. On ne le répètera jamais assez : son projet d’un mini-traité avalisé par la voie parlementaire reviendrait à bâillonner le peuple français, puisque ce serait lui signifier que son vote du 29 mai 2005 est nul et non avenu.

Ségolène Royal s’est sans doute engagée à soumettre tout nouveau texte à l’approbation du peuple français par la voie référendaire. Mais quelle serait la légitimité d’une telle procédure ? Ce serait modifier la règle du jeu en cours de partie. Or, la règle veut qu’un traité européen doit être ratifié à l’unanimité. Les Non français et néerlandais ont donc ipso facto enterré le projet de constitution. Toute autre position reviendrait à violer le principe fondateur de la démocratie, à savoir que la parole du peuple est souveraine.

Simone Veil a sûrement commis un dérapage, en affirmant que la candidature de François Bayrou est une imposture. Ce n’est pas pour autant qu’il faille céder au charme de cette nouvelle mode. Après tout, le président de l’UDF ne peut mettre en avant qu’un bien maigre bilan. Son passage au ministère de l’Education nationale n’a rien eu d’éblouissant. Quant à ses positions sur l’Europe, elles sont connues. François Bayrou affiche un fédéralisme parfaitement orthodoxe. Sans doute s’est-il lui aussi prononcé pour un nouveau référendum. Mais, là encore, la forme ne doit pas masquer le fond.

Comme toujours, c’est précisément le fond qui doit être privilégié contre les subterfuges des apparences. Autant dire qu’aucune voix souverainiste ne saurait aller à aucun des candidats de ce trio, unis sur le fond, s’ils ne le sont sur la forme.

jeudi, mars 22, 2007

"Aucun pacte avec Bayrou, fédéraliste inconditionnel et anti gaulliste notoire".

"Cette réunion (17 mars) a été un vaste tour de table animé par NDA pour tracer un bilan de la campagne et des perspectives.

Deux idées forces :

· Il y a ce que l’on veut : sauver la France et la République

· Il y a ce que l’on peut : sans argent, sans parti, sans relais médiatiques, avec la haine tenace de l’oligarchie

Sur les parrainages : ceux qui ont fait défaut son les premiers arrivés, car ils étaient issus des courants gaullistes de l’UMP sur lesquels les menaces de Sarkosy ont été les plus violentes. En revanche, de nombreux parrainages sont arrivés de zones où nous ne sommes pas implantés et donc où il n’y a pas eu de campagne d’intimidation.

Il n’y aura aucune prise de position individuelle pour la présidentielle.

L’enjeu est le 1° tour : vaste tour d’horizon, dont il ressort

· que nous avons un intérêt objectif à l’élection de Bayrou puisque çà va faire exploser le système : l’UMP est déjà en voie de dissolution, le PS ne se remettra pas de sa royale aventure et le FN va éclater avec la dernière course du vieux lion. De Villiers se sera ridiculisé et totalement marginalisé, quant aux verts et aux zalters....

· Intérêt objectif ne veut pas dire soutien : il est urgent de ne rien dire, tout en sachant que ne rien dire c’est dire quand même.

· Il va falloir énoncer nos incontournables pour toute discussion avec les candidats restant en lice : respect du NON, laïcité, maintien du droit de veto à l’ONU, Politique monétaire, politique économique et industrielle. En toute état de cause, Bayrou n’est pas notre tasse de thé, est un anti-gaulliste historique et conserve des positions inadmissibles (éducation, régionalisme) malgré des progrès indéniables sur l’Europe.

· NDA se retrouve en position charnière et vaut actuellement cher (sic) : s’il ne fait rien, il ne vaudra plus rien, s’il joue mal, il ne vaudra également plus rien.

· On irait donc vers une logique de soutien (implicite ou explicite, à définir) sur la base de l’élimination des plus pires (Sarkolène) qui puisse nous préserver des marges de manœuvres.

· Pour le moment : on laisse courir les rumeurs (propagées par Fouquereau qui appelle à voter Sarkozy), ça fait monter les enchères."(sic)

Tout commentaire serait superflu.

http://www.decapactu.com



mardi, mars 20, 2007

Laissons du temps au temps...


Par Nicolas Dupont-Aignan, mardi 20 mars 2007 à 15:20 ::

Les témoignages de soutien et les marques de sympathie n’ont jamais été aussi nombreux depuis quelques jours !

Jusqu’aux Maires qui m’ont téléphoné pour me dire leur regret de ne pas me voir participer à l’élection présidentielle ! J’aurai préféré leur parrainage à leur déception !

Aux internautes qui se demandent pourquoi nous avons stagné dans les deux dernières semaines autour de 450 parrainages, je réponds tout simplement que bon nombre de promesses ne se sont pas concrétisées ! Les nouveaux parrainages des derniers jours, fruit de l’extraordinaire mobilisation des bénévoles à travers toute la France, n’ont fait que compenser l’évanouissement de promesses plus anciennes.

Nous avions l’impression de faire du surplace et, tel Sisyphe, repousser éternellement un rocher qui retombait sur notre tête.

Mais, encore une fois, comme je l’ai indiqué dès vendredi soir, il ne faut surtout pas se décourager. Mobilisons-nous pour le 31. Structurons définitivement Debout la République en un vrai parti politique, correctement implanté sur tout le territoire. Gardons notre cap politique.

A cet égard, je veux mettre en garde contre les fausses interprétations et rumeurs qui circulent dans les médias. Le journal le Monde a bien hâtivement interprété ma position par rapport au 1er tour. Il est d’ailleurs paradoxal de voir tous les observateurs, qui répétaient partout il y a encore 3 jours que je ne valais rien dans les sondages, insister maintenant sur mon soi-disant ralliement en faveur de x ou y.

Soyons clairs :

  1. Je ne suis pas propriétaire de voix. Les Français qui pensaient voter pour moi n’ont pas besoin de consignes, ils sont assez grands pour savoir ce qu’ils ont à faire.
  2. Je ne suis en aucun cas dans une logique de ralliement et je refuse cette idée selon laquelle, dès l’impossibilité d’être présent au 1er tour, je devrais m’aligner automatiquement et de manière individuelle derrière un candidat.
  3. Quant à mon positionnement personnel par rapport au 1er tour, je ne prendrai pas de décision avant le 31 mars, date à laquelle j’entendrai les militants de Debout la République.
  4. Je crois que nous devrons analyser attentivement les propositions des uns et des autres, notamment bien sûr sur l’Europe.
  5. Quelle que soit la position que nous prendrons, nous devons maintenant bâtir la force politique gaulliste et républicaine de demain.

Je demande donc à tous ceux qui partagent mes convictions de ne pas s’agiter dans tous les sens, de bien réfléchir aux moyens de progresser ensemble, de ne jamais perdre de vue l’essentiel, l’enracinement de nos idées dans la vie politique française, par rapport à l’accessoire.

Nous nous retrouverons le 31 mars.

dimanche, mars 18, 2007

Présidentielles : Rendez-vous le 31 mars 2007 pour un sursaut national


Chers amis,

Ensemble, le PS et l'UMP ont verrouillé l'élection présidentielle,
* en imposant un système de primaires à l'américaine;
* en bloquant le système des 500 parrainages nécessaires pour se présenter à l'élection.
La palme revient au candidat Sarkozy qui de manière éhontée se maintient au poste de ministre de l'intérieur, conservant jusqu'au bout la direction
de l'administration qui organise l'élection.
Si ce n'est pas du totalitarisme, ça en prend le chemin.
De quoi sera-t-il capable quand il détiendra la responsabilité suprême ?
Il est important, par tous les moyens à notre disposition de nous opposer à ce schéma.
Nicolas Dupont-Aignan fait partie des responsables politiques qui, très tôt, ont appelé à un sursaut.
Exclu de l'élection présidentielle, son combat continue.
L'audience qu'il a gagnée pendant cette pré-campagne, ainsi que le volontarisme et l'enracinement populaire des militants de "Debout la République"
sont de nature à peser de manière décisive sur le scrutin du premier tour.
Pour soutenir cette démarche de sursaut national, je vous invite à participer au grand rassemblement qui aura lieu :

Samedi 31 mars 2007, à 15h00
à la maison de la Chimie
28 bis rue Saint Dominique
75007 PARIS
Christian Després
Délégué Champagne Ardenne
Debout la République

vendredi, mars 16, 2007

DECLARATION DE NICOLAS DUPONT-AIGNAN

Paris, le 16 mars 2007


Je sais désormais que je n’atteindrai pas la barre des 500 parrainages me permettant d’offrir un choix gaulliste et républicain aux Français le 22 avril.


Le régime des partis a réussi à cadenasser le 1er tour de l’élection présidentielle. Tout a été fait, je dis bien tout a été fait, pour m’empêcher de présenter aux Français une vision libre, différente, originale, indépendante de la France et de l’Europe.

Pour la première fois d’ailleurs depuis la fondation de la Vème République, aucun gaulliste ne participera à cette élection.

Loin de me décourager, cette épreuve me renforce car j’ai ressenti au cours de cette campagne combien nos concitoyens ne supportent plus cette démocratie moribonde. J’ai ressenti la formidable attente des Français pour un profond renouvellement de notre vie politique, de ses personnalités, de ses pratiques et de ses idées.

C’est pourquoi, j’invite toutes celles et tous ceux qui se sont reconnus dans ma démarche et qui voulaient voter pour moi à rejoindre Debout la République par l’intermédiaire de mon site internet www.nda2007.fr pour m’aider à bâtir la force politique qui nous permettra demain d’agir efficacement au service d’une « certaine idée de la France ».

C’est pourquoi, j’invite toutes celles et tous ceux qui ont participé activement à ma campagne, les Maires courageux qui m’ont parrainé, comme les militants que je ne remercierai jamais assez, à venir nombreux à notre grand rassemblement du samedi 31 mars à Paris.


De grandes échéances sont devant nous.


Notre combat ne cesse pas en 2007, il ne fait que commencer.


Comptez sur moi.

Nicolas DUPONT-AIGNAN

Député de l’Essonne

Président de Debout la République

Notre combat ne cesse pas en 2007 : il ne fait que commencer !


Par Nicolas Dupont-Aignan, vendredi 16 mars 2007 à 15:50 :: Réflexion

Chers Compagnons, Chers Amis,

A quelques heures de la clôture des parrainages, il apparaît que je ne serai pas en mesure de réunir les 500 signatures obligatoires pour participer au premier tour de l’élection présidentielle.

Il s’en est fallu de peu pour que la dynamique de la campagne gaulliste et républicaine, que nous avons tous ensemble réussi à faire vivre, n’emporte la conviction des Maires et nous permette de proposer aux Français cette autre voie, possible et même nécessaire, pour redresser notre pays.

Nous le constatons tous avec tristesse, le régime des partis à remis la main sur la démocratie française, confisquant l’élection présidentielle au suffrage universel que lui avait précisément imposée le général de Gaulle pour le tenir à distance.

C’est pourquoi je ne remercierai jamais assez les Maires et élus locaux, qui ont fait preuve de liberté, d’un grand courage et de volonté, en m’apportant leur signature. Je n’oublie pas non plus celles et ceux qui n’ont pas compté leur temps pour les mises sous pli, le tractage et bien sûr les prises de contact tous azimuts pour convaincre les Maires de me parrainer.

Merci à vous tous, qui n’avez pas ménagé votre peine pour porter ma candidature et, à travers elle, une « certaine idée de la France » qui nous rassemble. Malgré notre légitime déception, n’oublions pas le travail accompli - formidable travail, réalisé avec des moyens parfois dérisoires - et ne cédons surtout pas au découragement !

A l’occasion de cette belle aventure, j’ai ressenti comme vous la formidable attente des Français pour un profond renouvellement de la vie politique française, de ses hommes, de ses pratiques et de ses idées.

De grands combats nous attendent, de grandes échéances sont devant nous. Nous ne pouvons pas baisser les bras, nous n’en avons pas le droit ! J’invite donc toutes celles et tous ceux qui se sont reconnus dans cette première tentative présidentielle à se rassembler dans Debout la République pour m’aider à tout faire pour que nos idées gaullistes et républicaines pèsent sur l’élection présidentielle et, au-delà, contribuent à l’inévitable recomposition du paysage politique français.

Maintenant, je vous donne rendez-vous le 31 mars à Paris où je vous dirai comment j’entends inscrire et prolonger notre combat dans l’avenir.

Tout ce qui compte, aujourd’hui comme jamais, c’est l’amour que nous portons à la France et notre détermination intacte à le mettre au service de notre pays.

Ne perdons pas espoir, notre combat ne cesse pas en 2007 : il ne fait que commencer !

jeudi, mars 15, 2007

Merci Monsieur le Sénateur


Et pourquoi ne pas régler cette affaire de parrainages entre hommes de bonne volonté ? C'est en tout cas l'idée de l'ancien sénateur UMP de Paris, Michel Caldaguès, qui s'est adressé mardi 13 février au président de son parti pour qu'il accorde à Nicolas Dupont-Aignan les 50 parrainages manquant afin que le candidat gaulliste puisse se présenter. Contacté par marianne2007.info, le candidat de Debout la République était au courant de cette initiative et se déclare « ouvert à toutes les contributions. » Au dernier compte, il disposerait de 460 formulaires validés.

mercredi, mars 14, 2007

Energie : la France ne serait pas obligée de démanteler ni EDF ni GDF

Après le sommet européen de ce week-end, et l’accord sur l’énergie, le ministre de l’Economie et des Finances, Thierry Breton, s’est dit satisfait pour la France. Dans un entretien aux Echos lundi, il a estimé que «grâce à l'accord européen, nous ne serons pas obligés de démanteler ni EDF ni GDF».

Concernant la question de la séparation entre les producteurs d'électricité et de gaz d'un côté, les gestionnaires des réseaux de transport et de distribution de ces énergies de l'autre «nous avons obtenu ce que nous souhaitions : il n'y a pas d'obligation que ces différents opérateurs aient des actionnaires distincts», a déclaré lundi Thierry Breton au quotidien économique Les Echos.


Par rapport à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le Ministre des Finances estime que «les pays qui comme la France grâce au nucléaire, émettent déjà peu de gaz à effet de serre auront un avantage compétitif en ayant un peu d'avance».

Enfin, sur la question des énergies renouvelables, et notamment dans le domaine de l'hydroélectricité, le ministre croit que «le potentiel mobilisable» est équivalent à la puissance d'une centrale nucléaire de plus en 2010-2012, et peut-être à une deuxième à l'horizon 2015-2020.

mardi, mars 13, 2007

COMITE DE SOUTIEN 94

Mesdames et messieurs les Maires, laissez nous le choix


« Elections, piège à cons ? ». Cette formule provocatrice de mai 1968 est en passe - de devenir une réalité dans notre pays. Habitants du Val de Marne, nous sommes révoltés par la mainmise de quelques partis sur l’élection présidentielle. A 5 jours du dépôt des parrainages, nous constatons dans la presse que bon nombre de candidats n’ont pas obtenu leurs parrainages. Cette situation est pour nous insensée car nous risquons d’être privés de véritable choix au premier tour.
C’est pourquoi nous lançons un appel citoyen à l’attention de nos maires. Seuls nos maires, ceux qui font vivre tout au long de l’année notre belle région, peuvent débloquer la situation. Sans eux, nous n’aurons pas le choix indispensable pour faire respirer notre démocratie. Nous sommes fiers de notre région et nous voulons que nos préoccupations soient entendues au niveau national. Mais pour cela il faut que nos maires exercent ce pouvoir que leur réserve la loi, à savoir parrainer un candidat.


Le comité de soutien de Nicolas Dupont-Aignan, du Val de Marne
Animé par Thierry Barnoyer, Roger Coursier, Jacky Halbwax.

lundi, mars 12, 2007

Course contre la montre

samedi, mars 10, 2007

Ça aide la mémoire qui flanche

Douée esthétiquement et intellectuellement, madame Royal se révèle une piètre ménagère car elle ne sait pas balayer devant sa porte, selon une expression populaire tout à fait significative.

Avec ses acolytes, Le Guen, Richard, Rocard, elle s’en prend avec véhémence à la « gestion scandaleuse depuis cinq ans du dossier EADS/AIRBUS ». Elle-même et ces personnalités ont la mémoire courte lorsque cela les arrange (d’autant que l’électeur a encore une plus grand faculté d’oubli).

Qui a décidé de démanteler la prestigieuse Aérospatiale, société nationale fournissant à la France une importante fraction de ses armes, au bureau d’études héritier de ceux qui, sous la IVème République et aux débuts de la Vème avaient hissé la France aérospatiale au 3ème rang mondial ? Qui, sinon le gouvernement de M. Jospin, celui-ci aujourd’hui membre de l’équipe Royal.

Qui a cédé généreusement 31.45 % de la future entreprise Matra-Aérospatiale à J.L. Lagardère, préparant ainsi la privatisation de l’Aérospatiale bradée au secteur public et aux capitaux étrangers ? Le gouvernement de M. Jospin.

Aujourd’hui, madame Royal s’attaque au groupe Lagardère « si proche du pouvoir (celui du gouvernement socialiste ?) qui s’est opportunément désengagé quelques semaines avant l’annonce des retards de l’A. 320 (mais non madame, de l’A 380) ». Mais ce sont ses amis qui l’ont, abusivement, transformé en principal dirigeant de l’ensemble EADS-AIRBUS.

Qui a souscrit à un montage politico-industriel aussi absurde que celui d’EADS, à la direction bicéphale aux intérêts nationaux divergents, à la hiérarchie interne compliquée par des conceptions techniques différentes, conséquences du cloisonnement national séculaire ? Qui n’a pas compris ce que devait être une entreprise industrielle et commerciale affrontant la concurrence internationale avec un patron, une équipe, une doctrine ? Messieurs Jospin et Strauss-Kahn confondant politique et industrie pour créer un monstre qui ne pouvait qu’aboutir à « la catastrophe et au scandale » que dénoncent aujourd’hui M. Jean-Marie Le Guen et aussi M. Rocard soulignant le « désastre financier »

« L’Etat peut faire et doit faire, la puissance publique doit assumer ses responsabilités… » déclame madame Royal. Mais qui ne les a pas assumées en se déchargeant de l’Aérospatiale au profit du secteur public sinon le gouvernement de M. Jospin ?

« Avec moi l’Etat sera fort, juste à sa place », insiste la candidate. Mais comment la France peut-elle bénéficier d’un Etat fort après que son maître à penser, François Mitterrand lui eut infligé le traité de Maastricht et les abandons de souveraineté qu’il implique ?

Selon le Nouvel Observateur (du 21 octobre 1999) publication dont madame Royal ne peut nier la compétence, M. Lionel Jospin (en créant EADS) a mis sur pied… « un outil puissant de la contraction d’une Europe forte, solidaire et maîtrisant pleinement son avenir » et Airy Routier, le signataire de l’article d’ajouter : « le Premier ministre a insisté sur le « caractère équilibré de l’actionnariat stable et de long terme du nouveau groupe ». Et il précise « Victoire de l’Europe ? Nul ne peut en douter ».

Outil puissant de la construction d’une Europe fort et solidaire ? L’ « outil puissant » est en état de faiblesse, l’Europe n’a pas été solidaire mais source de division et d’échec. Belle prospective.

Et belle réussite pour la France que de « transformer l’entreprise publique Aérospatiale en une société franco-allemande, société au nom anglais logée à Amsterdam ». C’est ce qu’acceptèrent MM. Jospin et Strauss-Kahn celui-ci ayant reçu la mission de négocier avec les Allemands la capitulation française.

En 1999, ainsi qu’on l’a vu, le premier ministre avait proclamé « le caractère équilibré de l’actionnariat stable et de long terme ». En fait de stabilité, à la fois Lagardère et Daimler-Chrysler réduisent leur participation, la Grande-Bretagne se retire du capital, si bien que « l’actionnariat n’a été ni stable ni de long terme ». C’était un peu osé de la part de MM. Jospin et Strauss-Kahn que de fonder le succès d’une entreprise scientifico-technique sur un groupe de presse français et une firme germano-américaine d’automobile. Et le pari a été perdu. Aux contribuables de remédier à ce désastreux gâchis et aux candidats à la présidentielle de profiter de l’aubaine en multipliant les déclarations démagogiques et les apparitions à la télévision afin de quêter des voix. Mais le mal est fait. Aux contribuables de panser la plaie.

En vingt cinq ans la France a perdu – définitivement – la place éminente qu’elle occupait dans le domaine aérospatial. La stupide politique du tandem Mitterrand-Hernu visant la réalisation d’un avion de « combat européen » a abouti aux succès commerciaux d’un appareil anglo-allemand, l’Eurofighter et à la généralisation en Europe d’avions américains F 16 et F 35 et cela pour la durée du siècle. Au détriment des études et de la production françaises qui avaient gagné plus de la moitié du marché mondial, avec une trentaine de pays acquéreurs. Quelque 3000 techniciens de haut niveau, près de 200.000 spécialistes qui en vivaient ont dû en venir à de pénibles reconversions…

Mais, après tout, les Français, qui en ont vu d’autres, s’accommodent du choix politique qu’ils ont fait. Ils sont prêts, d’ailleurs, à en faire, à nouveau, d’aussi malheureux. Jaloux, voici cinq siècles, Charles Quint disait déjà : « Aucun pays n’a plus fait pour son malheur que la France et, pourtant, tout lui a tourné à bonheur ». A condition de ne point lasser le bonheur.
Mordicus mars 2007

vendredi, mars 09, 2007

DUR DUR !!!!!

Election presidentielle : Le parrainage «n’est pas un soutien mais un acte républicain», estime le président de l’AMF

Election presidentielle 2007
A l’issue de la réunion du comité directeur de l’Association des maires de France du 7 mars, au cours duquel ont été évoquées les préoccupations des maires face aux demandes de parrainage, Jacques Pélissard, président de l’AMF a, selon un communiqué, réaffirmé quelques «principes simples»:
"- Le parrainage n’est pas un soutien: il ne s’agit pas d’un choix et encore moins d’un vote en faveur de l’un ou l’autre candidat.
- Le parrainage est un acte républicain: il ne doit pas être compris comme un droit de veto destiné à empêcher une candidature adverse. Bien au contraire, il a été conçu pour garantir le bon fonctionnement de nos institutions et prévenir les candidatures fantaisistes. C’est dans cet esprit que les maires exercent, s’ils le souhaitent, cette responsabilité.
- Le parrainage relève de la seule liberté de conscience du maire. Cette liberté doit être respectée. Jacques Pélissard dénonce toute stigmatisation à laquelle peut donner lieu un parrainage accordé par un maire.
- Le parrainage doit être réformé afin de mettre un terme aux difficultés actuelles: c’est dans cet esprit que le président de l’AMF a proposé que les parrainages soient rendus, à l’avenir anonymes, ou que les maires aient la possibilité d’accorder un double parrainage.»
Le président de l’AMF
«renouvelle son soutien aux élus que la procédure de parrainage place dans une situation difficile et les invite pour autant à ne pas renoncer à exercer un droit essentiel au bon fonctionnement et au pluralisme de notre démocratie.»

mercredi, mars 07, 2007

AIRBUS ET EADS : UNE INDUSTRIE DE SOUVERAINETÉ QUI DOIT RESTER SOUS LE CONTRÔLE DE L'ETAT

Le Monde donne une lecture sans ambiguïté de la crise d'Airbus, sous la plume d'Eric le Boucher « Ce que révèle la crise d'Airbus est affreux à voir : le nationalisme survit, tapi derrière les fronts bas, y compris dans l'entreprise phare de l'Union. Ce que révèle la crise d'Airbus est simple à voir : il faut s'en débarrasser une fois pour toutes, (…) supprimer la gestion binationale franco-allemande, paralysante; mettre fin aux guerres intestines absurdes entre les nationalités; ouvrir le capital pour le banaliser; installer une gouvernance normale au poste de pilotage de Louis Gallois, le PDG. »

Ah, si c'était si « banal » ! Balayons rapidement la question de la « gouvernance normale » de la firme qu'appelle de ses vœux Eric le Boucher : c'est la gestion inconséquente de ses dirigeants, Noël Forgeard en tête, avec le scandale de ses stock-options, et des actionnaires attachés à leur 15% de rentabilité annuelle qui est à l'origine de la crise. La « gouvernance normale », la firme en sort, avec les résultats que l'on voit. Pour faire accepter par le Conseil d'administration de se contenter d'un salaire de 15000 euros par mois - ce qu'il avait à la SNCF - sans mettre en difficulté la nomenklatura de cadres supérieurs bien mieux payés que lui, Louis Gallois a du finalement accepter sur le papier le salaire mirobolant de Noël Forgeard en en faisant verser la différence à des œuvres caritatives ! Recevoir un salaire « normal » de PDG n'est donc pas si « banal » pour en être réduit à de telles acrobaties !

Plus fondamentalement, EADS et AIRBUS ne peuvent avoir une « gouvernance normale » parce que ce n'est pas une industrie normale que l'on peut « banaliser »: c'est une industrie de souveraineté, ce qui, M. Le Boucher, n'a rien à voir avec le « nationalisme ». Nos citoyens savent peu que le Président Chirac a pu prendre une des rares bonnes décisions de sa vie politique en refusant de suivre Mr Bush en Irak grâce aux renseignements fournis par les satellites Helios, construits par EADS, qui ont pu l'assurer que les images d'armes de destruction massive fournies par les Américains étaient fausses. L'accès à l'espace est donc indispensable pour rester maître de nos décisions d'engagement. A défaut, nous serons dépendants des contes de fées que voudra bien nous raconter Mr Bush.

Au-delà de l'utilisation militaire, l'industrie spatiale est devenue une « utilité essentielle » tout comme l'électricité : il est impossible de s'en passer pour faire fonctionner une économie. Là encore, nos concitoyens savent peu qu'immédiatement après l'attaque du 11 septembre, les fonctionnalités du GPS ont été réduites à leur strict minimum par l'administration Bush, laissant navires et bien d'autres modes de transport soudainement aveugles. Sa ns industrie spatiale, pas de cartographie du territoire, pas de cadastre à jour, ou plutôt si, il le sera, mais en d'autres mains ! Sans satellites, il sera impossible de garantir l'accès à l'Internet haut débit tout le territoire, là où l'équipement en fibres optiques devient hors de prix pour couvrir les zones rurales reculées.

Quel rôle jouait AIRBUS dans cette industrie ? C'était la vache à lait qui a permis de financer le développement du spatial : elle disparaît, et pourquoi ?

Tout d'abord la stupide politique de l'euro cher qui fait que les Airbus coûte 20% plus chers que les Boeing et ce, quels que soient les gains de productivité de l'entreprise. Il est inutile d'en blâmer M. Trichet comme le fait Ségolène Royal, aiguillonnée par ce pauvre Chevènement : M. Trichet ne fait qu'appliquer la mission de la BCE telle que définie par les traités adoptés par tous les gouvernements de l'UMPS.

Ensuite une incohérence industrielle : elle est le produit de l'idéologie européiste qui a voulu masquer la réalité des différences entre nations, différences de culture, de talents industriels, et bien sûr d'intérêts. Les retards de livraison d'Airbus proviennent de l'impossibilité d'adopter des standards de fabrication communs aux sites allemands et français, les Allemands tenant à conserver leurs standards nationaux, hérités des heures glorieuses de Messerschmitt ! Là, oui, M. Le Boucher, il faudrait une « gouvernance normale » à l'entreprise : le problème est que l'anomalie vient de l'idéologie eurolibérale que vous vénérez.

Airbus et EADS ont pu fonctionner tant qu'il s'agissait de projets de coopération interétatique et interindustriels qui n'ont rien à voir avec l'usine à gaz de l'Organisation de Bruxelles. Mais de tels projets ont leurs limites naturelles qui sont celles de la réalité des nations. Après le Kosovo, l'Allemagne a redécouvert son rôle géopolitique en Europe centrale et a souhaité réalisé son satellite pour elle seule. Puis les Italiens et les Espagnols ont fait de même. La seule réalité, c'est l'Europe des nations qui n'exclut pas des coopérations industrielles, bien au contraire : il faut une stratégie de « duplo » où les projets industriels nationaux sont des pièces servant à la construction de technologies communes, comme le projet Galileo sans lequel nous resterons dépendants du GPS américains. Et bientôt chinois, puisque la Chine vient de décider de construire son propre Galileo … et sur la même fréquence que le projet européen !

De Gaulle l'a dit il y a bien longtemps : on ne peut construire l'Europe que sur des réalités. Airbus et EADS, réussites industrielles, meurent de l'idéologie eurolibérale qui nie les nations et le caractère stratégique de l'industrie aérospatiale. C'est l'abandon de stratégies industrielles nationales, la politique de l'euro cher multiplié par la corruption du capitalisme eurolibéral qui nous mène à la faillite. Ce sont les travailleurs d'AIRBUS qui payent les premiers la facture, tant en France qu'en Allemagne. Mais derrière eux, il y a la poursuite de la désindustrialisation. Ce n'est effectivement qu'un début et le combat doit continuer !

Que faire ? Bien évidemment à court terme renationaliser l'entreprise, puisque les actionnaires actuels ont failli et veulent se retirer. Puis reconstruire une réelle logique industrielle en discutant avec nos partenaires allemands sur ce qu'ils veulent faire et ne veulent pas faire, et éliminer la corruption de la gouvernance de l'entreprise et, à terme, rebâtir un actionnariat approprié à une politique de compétitivité sur les marchés mondiaux et à la défense de nos intérêts nationaux - ce que fait fort bien le gouvernement américain avec Boeing !

Mais tout cela n'a de sens que dans une véritable politique industrielle qui tourne le dos à l'eurolibéralisme et à la politique de l'euro cher.


Claude ROCHET

lundi, mars 05, 2007

Censure dans les médias.

Jean-Pierre Enjalbert

Le 1er mars 2007

Chère Amie, Cher Compagnon,
Depuis trois semaines, notre candidat, Nicolas Dupont-Aignan, est victime de manipulations scandaleuses de la part des grands médias pour le priver d’antenne. Certes grâce à sa présence quotidienne sur le terrain dans les régions, il a droit à une couverture locale pour ses déplacements. Mais cette présence médiatique n’aura jamais l’impact d’une apparition sur une chaîne nationale à une heure de grande écoute. Or ce droit lui est pour l’instant refusé par les télévisions nationales. Alors que tous les candidats ont eu droit à passer sur TF1 dans l’émission « J’ai une question à vous poser », ce temps d’antenne lui a été refusé sous des prétextes fallacieux. La réalité, c’est que ces médiats bien-pensants craignent sa liberté de parole ou pis le censure sous la menace d’autres candidats.

Les dirigeants et rédacteurs en chef de ces chaînes reconnaissent volontiers que Nicolas Dupont-Aignan serait totalement légitime sur leurs plateaux au vu du déficit d’antenne dont il est victime. Pourtant ils ne daignent pas le recevoir pour qu’il expose ses idées aux électeurs. Et cela pour une seule raison. Ils savent bien que nous n’avons pas de moyens de pressions. Nous n’avons ni de marchés publics à monnayer, ni de postes à rétribuer, et encore moins de lobbyings affairistes à exercer. Cependant leur suffisance leur a fait oublier une chose. C’est que des femmes et des hommes de conviction soutiennent sa candidature. Nous sommes nombreux à partager ses idées et si je vous écris aujourd’hui, c’est que vous faites partie de ces citoyens de conviction. Notre voix commune est plus forte que tous les lobbyings mais ça, le microcosme parisien ne le sait pas encore. Il faut donc engager une grande campagne vis-à-vis des chaînes nationales pour que notre candidat ait enfin la place qu’il mérite.
En effet sans une apparition de Nicolas Dupont-Aignan sur une chaîne nationale, il est évident que notre message ne pourra toucher le très grand public. Mais surtout cette mise au ban des grandes chaînes nationales nous prive d’une tribune indispensable pour nous adresser aux maires.
C’est pourquoi j’invite tous nos militants et sympathisants à écrire à TF1 (telespec@tf1.fr ) pour que la chaîne s’explique clairement sur son refus d’inviter Nicolas Dupont-Aignan sur l’émission J’ai une question à vous poser et qu’elle envisage donc de le recevoir sur son plateau du 20h. De même France 3 refuse de recevoir Nicolas Dupont-Aignan dans sa nouvelle émission Français Votez pour moi alors que les principaux candidats ne daignent même pas s’y rendre et y envoient des représentants. Là encore, le principe d’équité est bafoué en dépit de la sympathie croissante que notre candidat rencontre dans l’opinion. Je vous invite donc à écrire à la médiatrice de la rédaction de France 3 (http://relations.france3.fr/mediateur_intro.htm) afin que nos idées aient droit de cité sur le service public.

Très honnêtement c’est une extrémité à laquelle nous aurions préféré ne pas avoir recours. Mais il n’est plus l’heure de discourir sur l’angle d’attaque à donner à notre campagne. La réalité, c’est que la liberté de parole de notre candidat et donc notre voix dans l’opinion est mise à mal par quelques patrons de chaîne obtus. Je compte sur vous pour montrer que si nous n’avons pas la manne financière des grands partis, nous avons en tout cas la force du nombre. Chaque courriel envoyé à ces rédactions démontrera notre force et l’évidence que ces grandes chaînes refusent de voir, à savoir que nos idées existent dans le pays.


Bien fidèlement





Jean-Pierre Enjalbert
Secrétaire général de Debout la République

dimanche, mars 04, 2007

"Si je vous parraine je suis MORT !!!!!! "


Voilà ce que vient de me dire au téléphone un Conseiller général que je connais depuis longtemps et à qui je sollicitais un parrainage. Il a ajouté « je voterai pour vous mais, comprenez que les élections cantonales sont en mars 2008 et que si je vous parraine, l’UMP prendra ce prétexte pour me refuser l’investiture et soutenir à ma place un homme beaucoup plus docile que moi, beaucoup moins gaulliste mais qui leur rendra service en toute occasion". Il terminait son propos en me félicitant, mais en m’indiquant que nous étions dans une République oligarchique où de grandes familles (médias, finances et politiques) se cooptent.

Je pourrai citer quantité de témoignages identiques. De très nombreux Maires ou Conseillers généraux hésitent à parrainer car ils savent que le système bi partisans est devenu impitoyable avec les esprits libres. Heureusement, certains, bien implantés sur leur territoire, soutenus par leurs habitants, dotés de convictions bien arrêtées, osent franchir le pas du parrainage malgré la proximité des échéances municipales. Chaque jour, nous avons notre lot de déconvenues et de bonnes surprises. C’est une course infernale contre la montre pour obtenir les 500 parrainages.

Je suis tout prés du but, il m’en manque une cinquantaine. Une nouvelle fois, je demande à chacun de n’écarter aucune piste, d’aller à la rencontre des Maires pour les convaincre que notre démocratie a besoin de leur liberté. Le choix est simple, acceptons-nous de voir mis en place des primaires pour sélectionner des candidats, de surcroît au suffrage censitaire, puisque 45 mille élus décident à la place de 40 millions d’électeurs ?

Les Maires ont encore 10 jours pour réfléchir. J’espère qu’ils raisonneront comme cet agriculteur du Cantal, qui m’a dit ce matin, lorsque je visitais sa ferme : « il n’y a pas de petits candidats, comme il n’y a pas de petits paysans ou petits maires. En République, l’égalité du citoyen a un sens » et il a ajouté dans un grand éclat de rire « les petits ruisseaux font les grandes rivières ».

Nicolas Dupont Aignan

Réservez votre journée !

RESERVEZ DES MAINTENANT

VOTRE JOURNEE !!!!

Samedi 31 mars 2007 à partir de 14h00

R Assemblée générale de DLR de 14h à 15h

R Rassemblement de Campagne autour de Nicolas DUPONT-AIGNAN à partir de 15h30

Maison de la Chimie à Paris

Toutes les précisions vous seront communiquées dans les meilleurs délais

vendredi, mars 02, 2007

IL EST URGENT DE TOUS NOUS MOBILISER

Chère Amie, Cher Compagnon,

A l'heure où je vous écris, je n'ai toujours pas réuni les 500 parrainages indispensables pour pouvoir porter notre projet gaulliste et républicain devant le peuple français. Je ne vais pas vous mentir, si rien ne se passe dans les tous prochains jours, je ne pourrai pas être candidat.

La situation est insensée. Alors que je suis le seul maire à être candidat, que je suis le seul à me préoccuper du monde rural, et surtout le seul à avoir compris dans quel état d'abandon notre République, une et indivisible, laissait nos petites communes, les maires ruraux refusent de parrainer ma candidature. Non qu'ils ne partagent pas mes opinions, bien au contraire, ni qu'ils n'approuvent mes propositions. Seulement ils refusent de parrainer un candidat, quel qu'il soit.

Les maires ruraux, ceux-là même qui vivent au quotidien la faillite de notre République, devraient être les premiers à me soutenir. Ce n'est pas du populisme que de dire ça. Il suffit de lire les programmes. Cherchez bien, aucun des candidats majeurs ne s'intéresse au monde rural. Ils sont bien trop occupés à calculer combien de bureaux de poste ou d'hôpitaux ils vont devoir fermer pour financer leurs programmes. Pour ma part, j'ai fait de la revitalisation du monde rural une priorité.

Il n'est plus la peine d'entretenir une hypothétique prise de conscience des maires. Ces derniers sont convaincus qu'ils ont plus à perdre en parrainant qu'autre chose. Les maires sont aujourd'hui tétanisés par une vague rumeur persistante entretenue par les médias et les grands partis. Laquelle ? Celle qui voudrait faire croire que tous les parrains vont être livrés à la vindicte populaire le soir du 20 mars après la publication des parrainages. Mais la réalité est toute autre, cette réalité qu'on cache aux maires, c'est que 72% des Français trouveraient choquants que leur élu n'ait parrainé aucun candidat. Plus qu'un chiffre, la réalité c'est que les Français ont soif de démocratie, ils ont envie d'une vraie élection et pas d'un débat cloisonné et verrouillé. Or l'halo de suspicion généralisée entourant les parrainages ne peut être brisé que par les citoyens. Et c'est là où j'ai besoin de vous car avant d'être un citoyen engagé, vous êtes d'abord un citoyen tout court. En tant que citoyen mais aussi électeur, vous devez révéler la vérité à votre maire : ce dernier a beaucoup à gagner à parrainer un candidat. D'abord en tant qu'élu, un maire ayant parrainé un candidat ne se le verra pas rapproché par ses administrés. Je parle ici au nom de mes parrains, qui se sont tous vus félicités pour leur courage. Ensuite en tant que maire de commune rurale, ils ont beaucoup à gagner en me parrainant car leurs préoccupations, leurs attentes et leurs idées seront portées au niveau national. Mais pour qu'ils sachent tout ça, vous devez aller le leur dire.

Contrairement aux autres partis, nous avons un avantage que nous n'avons jusqu'alors pas exploité. Nous connaissons la réalité du terrain car la plupart d'entre vous habitent des communes rurales. Faute de soutiens et de militants dans les communes rurales, les autres candidats envoient des émissaires citadins rompus aux techniques de marketing pour débaucher les maires. Nous n'avons pas besoin de ces subterfuges car beaucoup d'entre vous y habitent déjà. Je vous invite donc à aller voir votre maire en personne. Lui téléphoner ou lui écrire ne sert à rien. Exposez-lui ce dont je vous parle, non en tant que militant mais en tant que simple électeur. Pour votre maire, la sincérité de votre parole vaut plus que n'importe quel émissaire ou technique de vente.

Le temps presse, je compte sur chacun de vous. Ne vous dites pas que d'autres le feront à votre place. Pour que nos idées puissent exister, il faut maintenant agir, il n'y a pas de fatalité. Battons-nous jusqu'au bout pour notre idéal !

Nicolas Dupont-Aignan

Président de Debout le République
Candidat à la Présidence de la République

jeudi, mars 01, 2007

Interview d'Emmanuel Todd,

Face à la concurrence des pays émergents, un "protectionnisme européen
raisonnable" s’impose, estime l’historien. Pourquoi l’économie n’est-elle pas au
centre du débat électoral ?

Serait-il en voie de devenir le gourou des politiques ? Rappelez-vous sa fameuse
note de l’automne 1994, Aux origines du malaise politique, qui permit à Jacques
Chirac de mener campagne sur la « fracture sociale ». Peu se souviennent que,
dès 1976, à l’âge de 25 ans, le jeune démographe Emmanuel Todd avait prédit dans
La Chute finale la décomposition de l’Union soviétique. En 2002, il règle aussi
le sort des Etats-Unis (Après l’empire) et continue de guetter leur
effondrement. Et voilà qu’à l’automne dernier, il est parti en guerre contre les
« candidats du vide » que sont à ses yeux Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Son
nouveau combat ? La création d’une aire protectionniste européenne, afin de
soulager les classes laborieuses des maux du libre-échange. A voir la virulence
des réactions qu’il suscite, il semble que le petit-fils de l’écrivain Paul
Nizan et le fils du journaliste Olivier Todd gratte à nouveau là où ça fait mal…

Le 13 septembre 2006, vous déclariez dans une interview au Parisien : « Ségolène
Royal et Nicolas Sarkozy sont “les candidats du vide”. » C’est toujours votre
opinion ?

A ce jour, je ne vois pas ce qui pourrait me faire changer d’avis. Je les
appelle comme ça non pas pour leur côté people, la brume autour de leur vie de
couple, mais pour une absence de discours sur la seule chose qui intéresse et
angoisse les Français : le système économique qui a engendré la pression sur les
salaires et l’insécurité sociale. Toutefois, il serait injuste de jeter
l’anathème sur Sarkozy sous prétexte qu’il dit tout et n’importe quoi, et sur
Ségolène Royal parce qu’elle ne dit rien sur l’économie, sans ajouter que
François Bayrou les a malheureusement rejoints. Je persiste à dire que s’ils ne
mettent pas la question du libre-échange au cœur de leur programme, ils seront à
côté de la situation réelle du pays, des souffrances des gens. Cela explique que
la campagne ne démarre pas, et que le corps électoral ne suive pas.

Vous dénoncez un « système médiatico-sondagier » qui aurait « imposé » le binôme
Sarkozy-Royal...

Dans les phases pré-électorales, avant que les thèmes aient été présentés par
les candidats ou les partis, l’électorat populaire est inerte. Les sondages qui
ont été réalisés à ce moment-là représentaient l’opinion des classes moyennes,
et plutôt des classes moyennes supérieures, parmi lesquelles on trouve les
journalistes, les sondeurs… Ces derniers le savaient mais, au lieu de
reconnaître que leur boulot ne valait rien, ont préféré dire : « les sondages
sont une photographie de l’opinion à un moment donné ». C’est une escroquerie !
Ils suggèrent que l’opinion change, alors qu’on assiste en réalité à un
phénomène de formation, de cristallisation d’une opinion populaire qui
n’existait pas et qui émerge dans le courant de la campagne.

Mais ce ne sont quand même pas les sondeurs qui ont choisi Ségolène Royal !

Il est vrai que les adhérents n’étaient pas obligés d’écouter les sondages qui
leur disaient que seule Ségolène Royal avait des chances. Beaucoup plus qu’il
n’a désigné sa candidate, le PS s’est révélé indifférent aux questions
économiques. C’est dommage, lorsque l’on voit qu’un Fabius, dans ses derniers
discours, a mûri sa réflexion et propose une vraie vision de l’Europe.

Un peu tard…

Oui, mais il ouvre aujourd’hui la voie à une contestation efficace du
libre-échange. Et le premier candidat majeur qui abordera le sujet cassera la
baraque !

A quoi le voyez-vous ?

A l’automne dernier, j’ai fait quelques interventions radio en faveur de ce que
j’appelle « un protectionnisme européen raisonnable ». La montée d’un
prolétariat chinois sous-payé a un effet gravement déflationniste sur les prix
et les salaires des pays industrialisés et elle n’est pas près d’être enrayée,
car la Chine est un pays totalitaire. Il faut donc des barrières douanières et
des contingentements provisoires. J’ai été très frappé de la réceptivité de la
société française à cette remise en question du libre-échange. Puis Dominique de
Villepin m’a demandé d’ouvrir la conférence sur l’emploi par un topo sur le
sujet. Lorsque vous intervenez, non plus à la radio, mais au cœur du système, en
présence du Premier ministre, du ministre de l’Economie, des syndicats, du
Medef, c’est la panique. Tout le monde sent en effet qu’un candidat qui
arriverait avec un projet protectionniste européen bien ficelé serait élu, d’où
qu’il vienne. Et personne ne peut rire d’une Europe protégée de 450 millions
d’habitants, d’autant moins qu’elle pourrait réaliser l’impossible,
c’est-à-dire, à l’intérieur de chaque pays, la réconciliation des dirigeants et
des groupes sociaux.

Vous avez déclaré que l’émergence du thème protectionniste viendrait plutôt de
la droite…

Le Parti socialiste et l’UMP sont tous deux décrochés des milieux populaires et
probablement d’une bonne partie des classes moyennes. Ce sont des
superstructures qui flottent dans les classes moyennes supérieures. Mais cette
oligarchie est coupée par le milieu : le PS représente l’Etat, et l’UMP, le
marché. Ceux qui sont bien logés dans l’appareil d’Etat – fonctionnaires de
catégorie A, j’en fais partie – ont une indifférence encore plus grande aux maux
du libre-échange. A droite, c’est vrai que le capitalisme financier s’en
contrefout. Mais ce n’est pas le cas des secteurs de production. N’oubliez pas
que le premier théoricien du protectionnisme, l’économiste allemand Friedrich
List, était un libéral. Les protectionnistes sont des adeptes du marché, à
condition de définir la taille du terrain…

La régulation du marché ne serait pas qu’une histoire de gauche ?

D’abord, il faut rappeler que les socialistes ont une arrogance de bons élèves
que n’ont pas les gens de droite. Ils oublient facilement que dans l’histoire
des idées économiques, les basculements sont transpartisans ; au début des
années 70, la gauche et la droite étaient en faveur d’une économie régulée par
l’Etat. Le basculement dans l’ultralibéralisme a fini par toucher tout le monde.
Si l’on en vient, comme je l’espère, à l’idée que la protection européenne est
la bonne solution, au final, gauche et droite seront d’accord. Reste à savoir
qui va démarrer le premier.

Vous avez eu des mots très durs pour « la petite bourgeoisie d’Etat », qui « ne
comprend pas l’économie »…

L’une des forces de la France, c’est son égalitarisme, et la capacité de sa
population à s’insurger. Cet esprit de contestation explique dans notre pays la
suprématie de la sociologie. En revanche, la France n’a jamais été en Europe
l’économie dominante, elle a toujours été, depuis le Moyen Age, en deuxième
position. La pensée économique française est donc restée à la traîne. Il se
trouve que notre unique Prix Nobel d’économie, Maurice Allais, un vieux
monsieur, est protectionniste ! Alors on décrète que notre vieux Prix Nobel ne
vaut rien en économie… Ne soyons pas naïfs, toutes les rigidités ne sont pas
intellectuelles, car deux nouvelles catégories de soi-disant économistes sont
apparues : des types issus de la haute fonction publique, d’autant plus adeptes
du marché qu’ils ne savent pas ce que c’est, et des économistes bancaires, qui
sont en fait des commerciaux dont les intérêts sont imbriqués à ceux du système.

Vous avez prédit en 2003 le déclin américain, qu’on ne voit toujours pas venir…

Je maintiens que si une économie est puissante, cela s’exprime dans l’échange
international. Or, les Etats-Unis, avec 800 milliards de déficit commercial,
sont déficitaires avec tous les pays du monde, y compris l’Ukraine. Les
Etats-Unis, c’est le pays des mauvaises bagnoles, des trains qui vont lentement,
où rien ne marche très bien, où il est difficile de faire changer un compteur à
gaz en dehors des grandes villes, où la mortalité infantile est la plus forte du
monde occidental. Où l’informatisation et la robotisation – c’est masqué par
l’essor des ordinateurs individuels – est faible. Là-bas, le discours sur
l’économie virtuelle, sur « l’immatériel », est un discours délirant. Parce que
l’économie, ce n’est pas l’abolition de la matière, mais sa transformation par
l’intelligence.De temps en temps, l’état réel de l’Amérique apparaît : face à un
événement comme l’ouragan Katryna, l’économie virtuelle, les avocats, les
financiers, pas terrible, hein…

C’est cette Amérique-là qui fascine Nicolas Sarkozy...

Ce n’est pas tant le bushisme de Sarkozy qui est scandaleux, que sa mauvaise
maîtrise du temps, son manque d’à-propos, puisqu’il est allé faire allégeance à
Bush juste avant que l’énormité de son échec en Irak ne soit reconnue aux
Etats-Unis mêmes ; quant à Ségolène Royal, elle a manifesté une vraie rigidité
de pensée en refusant pour l’Iran le nucléaire civil aussi bien que militaire.
Je ne vois pas comment ces deux candidats pourraient penser le protectionnisme
européen, question qui suppose intérêt pour l’économie, mais aussi maîtrise de
la politique étrangère, car la première chose qu’il va falloir faire, c’est
négocier avec l’Allemagne !

L’économie allemande est repartie. En quoi l’Allemagne aurait-elle besoin du
protectionnisme ?

Pour les idéologues du libre-échange, l’Allemagne est le pays qui réussit le
mieux. Mais de mon point de vue, c’est celui qui arrive le mieux à se torturer
lui-même. Au prix d’une terrible compression salariale, l’Allemagne a abaissé
ses coûts de production et gagné des parts de marché en Europe, contribuant à
l’asphyxie de la France et de l’Italie.

Elle aurait maintenant tout à gagner à un marché européen prospère, où l’on
protège nos frontières, augmente les salaires, gonfle la demande intérieure.
Tout cela, il faut le penser, être capable de le négocier. Et je ne ressens pas
dans notre binôme cette compétence diplomatique…

Le système libéral peut-il se régénérer ?

Le libre-échange intégral et la démocratie sont incompatibles, tout simplement
parce que la majorité des gens ne veut pas du libre-échange. Donc, soit la
démocratie gagne et on renonce au libre-échange, soit on supprime le suffrage
universel parce qu’il ne donne pas les résultats souhaités par les libéraux. Le
seul pays à avoir jamais inscrit dans sa Constitution le libre-échange a été les
Etats américains sudistes, esclavagistes. Le Nord, industriel et démocratique,
derrière Lincoln, était protectionniste. Normal, puisque le protectionnisme
définit une communauté solidaire et relativement égalitaire, alors que le
libre-échange suppose des ploutocrates et une plèbe. La Chine a résolu le
problème : c’est un modèle totalitaire qui pratique le libre-échange. Avec la
Chine, on parle d’un modèle capitaliste imparfait, alors que c’est peut-être le
modèle achevé !

Si l’Europe se décidait pour le protectionnisme, comment la Chine réagirait-elle
?

Elle s’écraserait parce qu’elle a trop besoin des machines-outils allemandes. Le
rétablissement d’une souveraineté économique aux frontières de l’Europe
renforcerait nos capacités de négociation. Le protectionnisme, ce n’est pas
l’autarcie, on définit des zones de protection, tout peut se négocier. Ce n’est
pas un univers idéologique, contrairement au libre-échange qui prétend avoir une
recette universelle pour tous les produits.

Autre sujet polémique, l’Iran, que vous déclarez depuis 2002 être engagé « dans
un processus d’apaisement intérieur et extérieur »…

En octobre, dans Marianne, je disais : Ahmadinejad et ses horreurs sur
l’Holocauste, ce n’est que la surface des choses, il faut faire le pari d’un
Iran avec de vraies virtualités démocratiques, associé à sa spécificité chiite,
parce que le chiisme, culture du débat, de la révolte, est une bonne matrice
pour la démocratie. Or, que s’est-il passé ? Ahmadinejad s’est pris une claque
électorale. Vous remarquerez d’ailleurs que l’Iran, où l’alphabétisation des
femmes a fait chuter la fécondité à 2,1, où les étudiants sont en majorité des
étudiantes, est un pays qui n’arrête pas de voter ! Il faut donc continuer à
dire tout le mal qu’on pense d’Ahmadinejad, mais résister aux provocations, ne
pas se laisser entraîner par les Etats-Unis dans une confrontation.

Pourquoi l’Europe devrait-elle se rapprocher de l’Iran ?

L’objectif des Etats-Unis n’était pas seulement de faire la guerre en Irak mais
d’entraîner Français et Allemands dans cette guerre, et ils feront de même avec
l’Iran. Par ailleurs, l’intérêt des Iraniens est d’importer des machines-outils
européennes, celui des Européens, inquiets de la prédominance de la Russie dans
leurs approvisionnements énergétiques, est d’avoir un deuxième partenaire. Ma
position traduit un désir de paix mêlé d’une géopolitique raisonnable. Mais je
crains que les Américains n’attendent la présidentielle française pour
déclencher leur attaque sur l’Iran, une fois débarrassés de Chirac. Il faut donc
absolument contraindre nos deux candidats à dire ce qu’ils feraient en cas
d’attaque américaine.

Le goût de la prospection, d’où vous vient-il ?

De formation, je suis historien. C’est normal de vouloir connaître la suite de
l’histoire non ? Je ne suis jamais allé en Iran, et je n’étais pas allé en Union
soviétique avant d’annoncer l’effondrement du système, mais je ne suis pas
davantage allé dans le XVIIIe siècle. Sur ces pays, je travaille en historien, à
travers des documents, des paramètres, des statistiques. Et je prolonge des
tendances… Tous les historiens ne se promènent pas dans le futur immédiat… On va
souvent vers l’histoire pour échapper au présent, pour se réfugier dans le bruit
et la fureur des événements d’autrefois. Mais quand on parle à des médiévistes,
on s’aperçoit qu’ils ont une vision aiguë du présent. Simplement, ils n’ont pas
le goût de faire ça. Il faut dire que le présent est très inquiétant. En ce
moment, je travaille sur les systèmes familiaux du passé, et quand j’essaie de
dater l’émergence de la famille communautaire en Chine, dans mon petit bureau,
avec mes petites cartes, je me sens protégé.

Propos recueillis par Vincent Remy Télérama n° 2981 - 3 Mars 2007