samedi, novembre 24, 2007

Réformer oui, mais avec discernement !

Par Nicolas DUPONT-AIGNAN


Notre pays a besoin de réformes, tout le monde en convient. Toute la question est de savoir : lesquelles, à quel rythme et selon quelle méthode ?

La tâche n’est pas aisée, d’autant que, on le constate aujourd’hui, ce sont rarement ceux qui crient le plus fort qui ont raison ! Contre l’intérêt général, une minorité prend en otage la France entière pendant que, parallèlement, les maires et les élus locaux assistent impuissants à un véritable déménagement du territoire.

Si, sur la réforme des régimes spéciaux le gouvernement a raison de tenir, sur la carte judiciaire, en revanche, la réforme tient lieu de politique de gribouille. Alors même que la France dépense déjà deux fois moins par habitant pour sa Justice que l’Allemagne et l’Angleterre, on va décapiter 176 tribunaux d’instance sur 476, qui dans l’ensemble fonctionnaient bien. Là aussi il fallait en supprimer, en regrouper pour rationaliser l’offre judiciaire, mais pas dans de telles proportions, ni selon une logique comptable qui tend vers l’aveuglement et la fausse économie lorsqu’elle est exclusive de toute autre considération. Demain, on regrettera cette politique. En attendant, les petites et moyennes villes qui sont déjà victimes des délocalisations et qui constituent l’une des clés d’avenir de notre pays, vont trinquer. Au lieu de cette réforme à la hache, j’avais proposé l’an passé que l’on examine globalement région par région les conséquences de la réorganisation des ministères et de leurs services déconcentrés, des armées ou des hôpitaux pour éviter que les fermetures touchent toujours les mêmes.

Dans chaque département, nos petites villes pourraient ainsi conserver un équipement public strictement. Aujourd’hui dans nos banlieues nous dépensons des milliards d’euros à soigner les mauvaises décisions d’urbanisme d’hier. Evitons d’avoir à faire la même chose demain dans nos territoires !

dimanche, novembre 18, 2007

A u x v o l e u r s !

Dans l’indifférence générale des médias et des principaux partis politiques,
Sarkozy s’apprête à voler au peuple français sa victoire du 29 mai 2005 !

Ce jour là, 54 % des françaises et français ont dit NON à la constitution européenne.
C’est-à- dire NON à la « concurrence libre et non-faussée », NON à la remise en cause des Services Publics.
NON aux fermetures d’usines pour délocalisation, NON à la perte d’indépendance de notre
pays sous couvert de ralliement au « parapluie » américain...
Depuis 2 ans, les partisans de l’Europe libérale (qu’ils soient français ou d’autres pays européens), cherchent par tous les moyens à remettre sur pied ce que les français et les hollandais ont rejeté.

MAIS QUI, EN FRANCE, VEUT NOUS VOLER NOTRE VOTE MAJORITAIRE DU 29 MAI 2005 ?
1 - Sarkozy en premier : Il a proposé le nouveau « traité simplifié ». Il joue sur les mots. Il nous dit que la constitution européenne est morte, mais il met dans son traité, tous les éléments de
l’ancienne constitution dont nous n’avons pas voulue !
Et pour être sûr, cette fois, que le peuple français ne s’opposera pas au texte, il se passe de notre avis. Le traité devrait être voté par les seuls députés et sénateurs réunis en congrès, en janvier prochain!
.
2 - Les députés et sénateurs, ensuite : UMP et ex-UDF en tête, mais aussi les autres... L’on se
souvient que 90% d’entre eux étaient favorables à la constitution européenne alors que 54% des françaises et français l’ont rejetée !

3 - La presque totalité des télés, radios, journaux : Ils font silence sur la trahison qui se prépare.

4 - Le PS qui s’apprête à accepter le traité : Soit en votant OUI avec l’UMP comme en 2005
(Hollande et ses proches déclarent le souhaiter), soit (s’il y a de la contestation interne) en
s’abstenant, ce qui permettrait, dans une position totalement hypocrite, de faire adopter le texte que les dirigeants PS approuvent secrètement, tout en laissant croire qu’ils n’y sont pour rien !

5 - Les anciens candidats à la Présidentielle de 2007, Royal et Bayrou, qui pourtant dans leurs
réunions de campagne promettaient un nouveau référendum en cas de nouveau traité européen...
Maintenant ils se taisent et acceptent qu’il n’y ait pas de référendum et que le traité de Sarkozy soit adopté dans le dos du peuple
Ne nous laissons pas dépouiller de notre choix de 2005.
COMBATTONS LES VOLEURS !
Avec un nouveau traité, la démocratie implique un nouveau vote de tous les citoyens.
Autour de nous faisons progresser l’idée qu’il faut un référendum.
Seul un vote du peuple (en 2008)
peut (éventuellement) modifier
ce que ce peuple à décidé en 2005.

Exigeons un Référendum

VLR! - Vive la République

jeudi, novembre 15, 2007

la politique étrangère de la France

A ceux qui s'intéressent à ,
l'extrait de l'article d'Ignacio Ramonet dans le Monde diplomatique
d'octobre 2007





Charmées par sa verve et son brio, comme des enfants le furent jadis par
l'habile flûtiste de Hamelin, maintes personnalités de tous bords avaient
succombé à la magie de M. Nicolas Sarkozy. D'autant que les grands médias
n'ont cessé de le glorifier en se livrant à une opération d'intoxication de
masse. Il s'est ainsi produit en France une sorte d'hypnose collective
devant un président possédé par une hyperactivité déconcertante et un
bouillonnement d'initiatives souvent fumeuses.

. . . . . .

Affirmée le 27 août, devant la conférence des ambassadeurs de France, la
nouvelle ligne en matière de politique étrangère a de quoi atterrer. En ce
qui concerne le Proche et le Moyen-Orient, elle constitue une révolution
copernicienne par rapport à la position internationale de Paris, telle que
l'avait fixée le général de Gaulle, dès 1958, lors de la fondation de la Ve
République.

Confirmant son alignement sur le président Georges W. Bush et sur les thèses
les plus dures des néoconservateurs, M. Sarkozy reprend à son compte l'idée
que le "premier défi, sans doute l'un des plus importants" auquel doit faire
face la France est "une confrontation entre l'islam et l'Occident".
Indépendamment de l'absurdité qu'il y a à poser le problème en ces termes,
pas un mot sur les torts de Washington ou sur l'effet de pourrissement
provoqué par le non-règlement du conflit israélo-palestinien.

Le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner a pour sa part pu
déclarer que la guerre contre Téhéran était une option envisageable. C'est
pour s'y préparer que le ministre de la défense Hervé Morin a laissé
entendre que la France pourrait reprendre toute sa place au sein de la
structure militaire intégrée de l'OTAN.

(www.monde-diplomatique.fr)

lundi, novembre 12, 2007

Il y a 37 ans, le Général nous quittai


A Colombey, l’hommage du peuple de France.

12 novembre 1970 - Pour l’accompagner à sa dernière demeure, le général de Gaulle avait souhaité la présence à Colombey-les-Deux-Eglises « des hommes et des femmes de France et d’autres pays du monde ». Vœu largement exaucé. Rues bloquées arbres et toits pris d’assaut : lorsque l’engin blindé portant le cercueil du plus illustre des Français franchi la grille de la propriété des de Gaulle, ce sont plus de 80000 personnes qui se sont massées le long des quelques centaines de mètres de la petite route qui conduit de la Boisserie à l’église, ou agglutinées autour du cimetière.

Au passage du cortège, hommes et femmes, jeunes et vieux, cèdent à l’émotion. Sanglots non retenus ou larmes silencieuses, saluts rigides ou maladroits, deux doigts levés en « V » de la victoire… L’hommage de cette multitude venue de tous les coins de France et de l’étranger, de tous les horizons sociaux, est d’une simplicité et d’une sincérité extraordinaires.

A 15 heures précises, le half-track débouche devant l’église, suivi des voitures officielles où ont pris place Mme de Gaulle, la famille du Général et ses proches collaborateurs. En présence d’une haie d’honneur composée de détachements des trois armes, ainsi que de gendarmes et de saint-cyriens en grande tenue, c’est dans l’impressionnant silence d’une foule toute à son recueillement que le cercueil, chargé sur les épaules de douze jeunes de Colombey pénètre, suivi de la famille du disparu, dans la petite église où n’ont pu prendre place que 700 fidèles.

Une émotion indicible

C’est grâce à des haut-parleurs disséminés dans le village que tous les autres vont suivre le déroulement de l’office concélébré par l’évêque de Langres, le curé de Colombey et un neveu du Général. Selon la volonté du défunt, c’est une messe chantée, sans représentant officiel, sans homélie ni oraison funèbre, mais l’émotion de l’assistance est indicible, notamment lorsque Mgr Atton demande quelques instants de silence. Pendant de longues minutes, on n’entendra pas un souffle, pas un sanglot. Mais on verra couler des larmes sur bien des visages.

Peu après 16h00, toujours porté par les jeunes, le cercueil franchit le porche du petit cimetière qui jouxte l’église. Il est aspergé d’eau bénite par Mme de Gaulle et la famille du Général, qui regagnent aussitôt la Boisserie, puis descendu dans le caveau par six conseillés municipaux de Colombey.

Commence alors le long défilé de ceux qui avaient suivi ou aimé de Gaulle. D’abord ses 350 compagnons de la Libération. Malraux en tête : Couve de Murville, Peyrefitte, Clostermann, Rémy et tous les autres… Et aussi Mme Kerloch, maire de l’Île de Sein, « ce quart de la France ». Puis c’est le torrent de la foule anonyme qui va continuer à se déverser, bien après la tombée de la nuit, sur le petit cimetière illuminé et submergé de fleurs. Pour se recueillir ou prier un court instant sur la tombe de marbre blanc où l’on peut lire deux inscriptions juxtaposées. A gauche : Anne de Gaulle 1928-1948. A droite : Charles de Gaulle 1890 - 1970

RK

mercredi, novembre 07, 2007

Sondage

Pour information, je me permets de vous adresser le dernier sondage du trés
sérieux journal "Financial Times". Par ailleurs, Valéry Giscard d'Estaing vient
d'affirmer dans le journal "Le Monde" du 26 octobre 2007 concernant les
différences éventuelles entre la constitution (rejetée en 2005) et le nouveau
traité: "les outils sont exactement les mêmes, seul l'ordre a été changé dans la
boîte à outils".

En Mai 2005, 16 millions de francais ont rejeté massivement la constitution
européenne. En 2008, les francais doivent être consultés par référendum sur ce
nouveau traité.
Il en va de l'honneur de nos dirigeants actuels et du respect qu'ils ont du
peuple francais.

Bien cordialement,


Le sondage du Financial Times
Pensez vous qu'il devrait y avoir un référendum national pour adopter le nouveau
traité européen?

France
Oui 63%
Non 27%
SO* 10%


Grande Bretagne
Oui 75%
Non 14%
SO* 13%

Italie
Oui 72%
Non 17%
SO* 11%

Espagne
Oui 65%
Non 25%
SO* 14%

Allemagne
Oui 76%
Non 19%
SO* 5%

* Sans opinion
Enquête internationale réalisée entre le 3 et le 15 octobre pour le Financial
Times
Pour la France : Enquête Louis Harris réalisée auprès d'un échantillon
représentatif de 1122 personnes.