lundi, juin 30, 2008

NDA sur les ondes et ITélé

DERNIERE MINUTE !

Lundi 30 juin, NDA sera l’invité :

de RTL entre 18h30 et 18h45

d’ Europe 1 de 19h15 à 20h00

de Radio Courtoisie de 20h00 à 21h00 (émission d’Henry de LESQUEN) sur le Livre blanc de la défense

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Mardi 1er juillet de 8h30 à 9h00, NDA sera l’invité de la Matinale , animée par Laurent BAZIN, sur ITélé

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Mercredi 2 juillet de 19h30 à 20h00, NDA sera l’invité de « N’ayons pas peur des mots » sur ITélé

mercredi, juin 25, 2008

NDA, le 25 juin 2008 - Turquie, le comble de la confusion et de l’hypocrisie

« Une décision aussi importante (l’adhésion de la Turquie à l’UE) ne pourrait être prise qu’après qu’il y ait un référendum en France pour connaître l’opinion des Français ».
C’est ce que déclarait Nicolas Sarkozy, quelques mois avant le référendum français sur la Constitution européenne.
Cette position est conforme au discours qu’a toujours tenu le futur président de la République à propos d’une adhésion qu’il a toujours dit considérer, à juste titre et à l’instar d’une écrasante majorité des électeurs et des personnalités politiques, comme un facteur d’inévitable dislocation de l’Union européenne.
Hélas, il semble que sur ce terrain-là aussi, ce discours, manifestement à usage purement électoraliste, n’ait pas davantage vocation à se traduire en actes que celui, par exemple, sur le retrait de nos troupes d’Afghanistan :

- il apparaît en effet que l’Elysée cherche par tous les moyens à supprimer le référendum obligatoire pour l’adhésion turque.
C’est ce qu’a révélé sans ambiguïté aucune et sans être démenti le Canard Enchaîné du 11 juin dernier, rapportant ces propos présidentiels : « Je considère que cet amendement (maintenant le référendum obligatoire), s’il devait être confirmé par le Sénat puis en seconde lecture foutrait un bordel sans nom avec la Turquie. La campagne référendaire serait piégée. »
Et l’hebdomadaire satirique de poursuivre :

« Explication : si Sarko (ou son successeur) fait campagne pour le oui - c'est-à-dire pour l’entrée de la Turquie -, il risque fort de se voir désavouer par l’électeur. Et s’il fait campagne pour le non, il se fâchera avec les Turcs et les partenaires européens de la France. »
Conclusion non-écrite :

contrairement à Nicolas Sarkozy président de l’UMP, Nicolas Sarkozy président de la République préfère renier ses engagements pris au grand jour devant les Français plutôt que les petits arrangements de couloirs contractés en secret avec ses pairs européens, les bureaucrates de la Commission de Bruxelles et les islamistes au pouvoir à Ankara. D’ailleurs, selon cette logique, on ne voit pas pourquoi Nicolas Sarkozy s’opposerait à cet élargissement s’il devait avoir lieu aujourd’hui,
« puisque nos homologues européens le veulent… ».
A la trappe le refus ultra-majoritaire en France comme en Europe de cette perspective.
Manifestement, les peuples ne sont bons qu’à être trahis.
Bis Repetita : après avoir bafoué la démocratie française avec la ratification parlementaire de Lisbonne, ce pour faire plaisir aux oligarchies européennes (et en se cachant derrière elles pour s’exonérer de sa propre responsabilité), l’Elysée fait tout pour supprimer le seul obstacle véritable à une adhésion turque que chacun, par ailleurs, sait programmée.
S’étant fait pour une large part élire sur le refus de la Turquie en Europe (de même que sur la promesse d’un mini-traité réconciliant le oui et le non du 29 mai 2005), Nicolas Sarkozy n’a aucun intérêt à ce que ces reniements n’attirent trop l’attention de l’opinion publique.


C’est pourquoi la plus grande confusion possible est entretenue.

C’est ce qui explique, évidemment, les déclarations frontalement contradictoires sur la Turquie à l’intérieur du gouvernement et de l’UMP, les volte-face à donner le tournis de la majorité parlementaire, cette espèce de répartition des rôles malsaine entre l’Assemblée nationale qui dit blanc et le Sénat qui dit noir…
Le Sénat vient donc de supprimer le maintien du référendum obligatoire, qu’avait voté l’Assemblée, pour l’adhésion de pays dont la population est égale ou supérieure à 5% de la population totale de l’UE. La balle est à nouveau dans le camp des Députés de la majorité, qui se suicideraient politiquement en cédant à l’injonction présidentielle.
Je leur ai écrit récemment pour les exhorter à résister. Mais les encouragements du plus grand nombre possible de citoyens seraient les bienvenus…
Il faut maintenir le référendum, non pas pour aller au terme d’un processus qui finirait par un inévitable heurt avec la Turquie, qui est et restera un grand pays voisin avec qui l’UE doit effectivement entretenir des relations privilégiées.

Il faut maintenir le référendum pour, au contraire, obliger les dirigeants européens à revenir à la raison, à désamorcer la crise, à limiter la casse et à enfin stabiliser les relations de l’Europe avec son étranger proche (avec la Turquie bien sûr, mais aussi avec la Russie, les pays du Maghreb,…).
Plutôt qu’une impossible adhésion qui exacerbera de bien inutiles rancœurs et pourrait bien faire exploser l’Europe (n’est-ce pas ce que veulent les Etats-Unis, soutien indéfectible à la candidature turque ?), sans aller jusqu’à la tenue effective d’une consultation populaire qui serait un véritable casus belli entre la France et la Turquie, la menace du référendum doit jouer le rôle d’une force de dissuasion démocratique face à des dirigeants qui refusent d’obéir à la loi de la majorité et ne comprennent donc que le rapport de force.

vendredi, juin 20, 2008

Nicolas Dupont-Aignan dénonce le "culot" de ceux qui veulent faire revoter l'Irlande

PARIS (AFP) - Le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé vendredi le "culot" des dirigeants européens qui veulent faire revoter les Irlandais après leur non au traité de Lisbonne, quand eux-mêmes ont "contourné le suffrage universel en interdisant des référendums" chez eux.
"Il ne faut pas manquer de culot de la part des dirigeants européens pour aller dire aux Irlandais +vous allez revoter+, alors même que les 26 dirigeants européens des 26 autres pays ont contourné le suffrage universel en interdisant des référendums pour faire avaler la pilule qui avait été refusée par les Français et les Néerlandais" en 2005, a déclaré M. Dupont-Aignan sur LCI.
"Les dirigeants on voulu tricher avec le suffrage universel" et le non des Irlandais "est un boomerang qui revient", a-t-il jugé.
"La vraie question que devraient se poser les dirigeants européens, c'est : pourquoi les peuples ont dit non, comment on peut construire autrement l'
Europe?", a estimé le président du mouvement Debout la République.
Selon lui, il faut "remettre à plat l'ensemble des traités, faire un traité beaucoup plus simple, renvoyer des compétences vers les nations". Il s'agit de faire de l'Europe "un vrai multiplicateur de puissance dans la
mondialisation par des coopérations à la carte sur des points essentiels" comme "la science, l'industrie, les universités, l'environnement"
Il a indiqué que "Debout la République" présenterait "des listes dans toute la France" aux élections européennes de juin 2009.

dimanche, juin 15, 2008

De Gaulle et L'EUROPE, VISIONNAIRE. Le traité de Lisbonne et la chaise vide!

Le 11 novembre 1942, de Gaulle invitait les Européens à "se lier de manière pratique et durable".
Ces propos visionnaires attestent l'engagement européen de celui qui fut tout sauf un nationaliste étriqué.
Mais, pour lui, l'Europe devait être autre chose que la construction institutionnelle successivement nommée CEE, Marché commun puis Union européenne.
Avec l'expression "de l'Atlantique à l'Oural", il désigna clairement la portée géographique et historique de l'idée européenne : le temps lui manquera toutefois pour concrétiser ce projet.
Dès 1945, de Gaulle comprit vite, avec d'autres, que le temps des antagonismes était dépassé dans une Europe au surplus ruinée, et soumise à la pression des nouvelles superpuissances. Mais les slogans du genre "les Etats-Unis d'Europe" (immortalisés par V. Hugo en 1851) ne retenaient guère son attention.

Pétri d'histoire, attaché aux valeurs de la chrétienté médiévale (même s'il n'appartenait pas à la mouvance démocrate-chrétienne qui fournit les "pères fondateurs" de l'Europe) et au "concert des nations", concept-clé du XIXe siècle, il estimait que l'Europe si elle se faisait, devrait s'appuyer sur des réalités et se former par étapes, et d'abord dans les domaines économique et technique pour créer une "solidarité de fait" sans porter atteinte aux souverainetés nationales.
Il pensait aussi, que cette Europe ne pourrait exister que si elle était précédée d'une solide et durable réconciliation franco-allemande, assortie d'une entente profonde des deux peuples qui en construiraient le socle et l'axe privilégié, tout en permettant à la France d'y jouer un rôle décisif. Il n'excluait cependant pas que le Royaume-Uni s'y joigne un jour, dès lors que ses liens étroits avec le Commonwealth et surtout les États-Unis se seraient notablement relâchés.
Mais, à ses yeux, ce moment n'était pas encore venu.
De 1946 à 1958, éloigné des affaires, le Général ne manqua pas néanmoins de faire entendre sa voix sur les problèmes communautaires . Il n'approuve pas la CECA (Pool charbon acier) en 1950, en raison de son caractère d'institution supranationale, mais il en reconnut l'intérêt pour la mise en commun des ressources énergétiques franco-allemandes.

Son hostilité fut en revanche totale à la CED (Communauté européenne de défense) finalement rejetée en 1954 à l'Assemblée par une majorité communiste et RPF à laquelle s'étaient joints quelques radicaux-socialistes. Ce projet supranational visant à créer une armée européenne avec des contingents allemands, sous commandement de l'OTAN, c'est-à-dire américain, était pour lui inacceptable dans son principe.
De Gaulle ne désapprouva pas les traités de Rome de 1957, tout en rejetant la finalité fédéraliste sous-jacente, inspirée des conceptions de Jean Monnet. Il n'était pas moins en désaccord avec le rôle que certains attribuaient à la Commission de Bruxelles et les prétentions ultérieures de celle-ci à devenir une sorte de gouvernement collégial, mais il mesurait les effets débilitants du protectionnisme français sur son économie et savait que la France devait s'ouvrir à une concurrence extérieure, seule capable d'imposer les disciplines nécessaires à son développement industriel et commercial.

Même raisonnement pour l'Euratom, créant la Communauté européenne de l'Énergie atomique.
De retour au pouvoir en 1958, il fit donc en sorte que la France appliquât les traités de Rome avec les réserves ci-dessus mentionnées. Pour M. Couve de Murville, "l'Europe des réalités venait au monde en janvier 1959". Elle répondait à deux objectifs essentiels de la France : la réconciliation franco-allemande, prélude à une étroite coopération ; l'ouverture de notre économie au monde, qui mettrait fin à des siècles de protectionnisme.
L'adhésion du Général au libre-échange dans le cadre européen, allait cependant de pair avec sa volonté de maintenir, à l'égard du monde extérieur et spécialement des États-Unis une dose suffisante de protection du potentiel européen trouvant son expression dans la notion de préférence communautaire et l'insistance d'un tarif extérieur commun équilibré.
Mais, dans cette construction en marche, il attribuait le rôle essentiel à l'union politique des Etats européens, qui pouvait servir de facteur d'équilibre entre les deux blocs.

En revanche, le Général maintint en 1963 puis en 1966-1967 son opposition à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché Commun, expliquant que ce pays n'en acceptait pas les disciplines.
En outre, il soupçonnait Londres de maintenir une trop stricte allégeance envers les Etats-Unis et considérait aussi que ses relations privilégiées avec le Commonwealth déstabiliseraient la CEE en la noyant dans une vaste zone de libre-échange dépourvue de virtualité politique. Il savait, au demeurant, que Churchill, qui avait naguère lancé un appel à l'Union de l'Europe, n'avait jamais envisagé que le Royaume-Uni en fît partie intrinsèquement.
Fondée sur trois principes (solidarité financière, préférence communautaire, prix unique à la production), la Politique agricole commune (PAC) , mentionnée dans le traité de Rome mais non détaillée, fournit à de Gaulle l'occasion d'afficher sa détermination, même si elle devait provoquer une crise. Faute d'accord sur son financement - question vitale pour la France, principal pays agricole de l'époque -, il décida, le 30 juin 1965, de pratiquer la politique dite de "la chaise vide", en refusant le principe des décisions prises à la majorité qualifiée. Au bout de six mois de blocage, le compromis de Luxembourg (janvier 1966) sur le fonctionnement des institutions, fit obligation aux Six de rechercher un accord unanime sur les "questions importantes". De Gaulle obtenait gain de cause et préservait la spécificité et les intérêts de notre agriculture tout en ne cessant d'approuver les principes mêmes de la PAC. Il réussit à influer sur le mécanisme des prises de décision inscrit dans le traité de Rome en misant sur une solidarité fondée sur la compréhension mutuelle.
Avant même cette crise, il avait ressenti la nécessité d'une inévitable dimension politique de la construction européenne, économique de par son origine.

Brocardant ceux qui s'en tiennent à une Europe verbale (tirades sur le "volapuk intégré" en 1962 et sur "l'Europe ! l'Europe ! ... clamée comme un cabri" en 1965), il ne cessa d'affirmer, depuis 1958, que la construction européenne ne trouverait sa signification réelle qu'avec l'établissement d'une étroite coopération politique entre Etats. Il traduisit cette volonté, après en avoir exposé les motifs en 1961 à Rambouillet au chancelier Adenauer, par la création de la Commission Fouchet, approuvée par l'Italie et la RFA mais qui finalement, après diverses péripéties, ne put trouver un accord en avril 1962. L'opposition du Bénélux à des formules de coopération qui ne s'inspiraient pas du modèle du traité de Rome, son exigence d'une introduction immédiate du Royaume-Uni dans le processus, enfin et surtout son refus partagé par d'autres, d'une défense européenne commune, se dissociant plus ou moins de l'OTAN, firent échouer le projet. De Gaulle, qui voulait une "Europe européenne" vit dans ce sabotage, non sans raison, la main des Etats-Unis, par Royaume-Uni interposé.
A son départ, en 1969, la construction européenne avait contribué à faire retrouver son rang et sa prospérité à une France affaiblie en 1945, encore convalescente en 1958 et bridée par un protectionnisme séculaire.

Prônant une "Europe des États" excluant toute supranationalité, de Gaulle aurait aimé ajouter à ce processus une dimension politique récusée par certains de ses partenaires, à la condition qu'elle s'inscrivît dans cette conception.

http://www.charles-de-gaulle.org/article.php3?id_article=110