mardi, septembre 23, 2008

Afghanistan : le rapport qui accable l'armée française


Selon un rapport "secret" de l'OTAN, publié samedi matin par le quotidien canadien "The Globe and Mail", les soldats français qui ont été tués en août étaient mal équipés, c'est pour cette raison qu'ils n'auraient pu faire face à l'embuscade des talibans qui eux étaient bien préparés. Les talibans ont pu mener une embuscade meurtrière contre des soldats français, le 18 août en Afghanistan, grâce à un équipement et une préparation bien supérieurs à ceux de leurs adversaires.
L'unité de soldats français, tombée dans l'embuscade, n'avait pas suffisamment de balles ni d'équipement de communication, affirme le journal, citant un document «secret» de l'Otan. Elle a été obligée d'abandonner le combat lorsqu'elle s'est retrouvée sans munitions après seulement 90 minutes d'engagement, poursuit le quotidien canadien de référence. Elle n'avait qu'une seule radio, qui s'est trouvée rapidement hors service, empêchant ainsi les soldats d'appeler leurs camarades au secours, selon le rapport cité. Au contraire, les insurgés, eux, étaient extrêmement bien préparés, accompagnés de tireurs d'élite, entraînés aux techniques de guérilla et équipés en balles incendiaires, souligne-t-il. «La précision de l'ennemi était très bonne», note le rapport. Selon différentes informations, non confirmées, ce groupe d'insurgés n'était pas uniquement composé de talibans afghans, mais semblait avoir reçu l'aide d'autres rebelles, et notamment d'extrémistes venus du Pakistan, selon le général canadien Richard Blanchette, un porte-parole de l'Isaf. «Le fait qu'ils sont en possession de davantage d'armes sophistiquées est peut-être signe d'une connexion avec des gens de l'extérieur», a expliqué le général Blanchette au Globe and Mail. Le ministère français de la Défense s'est gardé de détailler les circonstances de l'embuscade meurtrière. Le magazine français Paris Match avait publié dans son numéro du 4 septembre un reportage dans lequel le commando qui a tué dix soldats français promet le même sort à l'ensemble des troupes françaises déployées en Afghanistan et pose, avec des uniformes et des armes pris aux Français.
Leparisien.fr avec AFP

lundi, septembre 22, 2008

DLR s’invite dans le débat parlementaire du 22 septembre sur l’Afghanistan

COMMUNIQUE DE PRESSE
Afghanistan : la France doit obtenir un changement d’attitude des Etats-Unis ou revoir les conditions de son engagement
Une fois encore, la conférence des présidents de l’Assemblée nationale a décidé de réduire au silence les députés non-inscrits en ne leur accordant aucun temps de parole lors du grand débat sur l’engagement de la France en Afghanistan.
Il est pourtant de tradition, pour chaque débat, d’octroyer 5 minutes de temps de parole aux non-inscrits. Mais, comme par hasard, sur les sujets cruciaux de l’Europe et de la politique étrangère, les usages républicains sont jetés aux orties !
Pour ma part, je voterai contre la prolongation de l’engagement, dans sa forme actuelle, de l’armée française en Afghanistan. J’assume en conscience ce vote pour deux raisons :
En premier lieu, l’action aujourd’hui menée par l’OTAN est totalement contreproductive, renforçant le terrorisme en faisant basculer chaque jour davantage les Afghans dans les bras des Talibans. On est ainsi très loin de l’opération légitime d’assistance au rétablissement de la paix menée par notre armée sous la présidence de Jacques Chirac, où la France jouait alors un rôle modérateur dans l’esprit du mandat de l’ONU.
En second lieu, contrairement à ce que veut faire croire le gouvernement, une autre politique est possible et même nécessaire en Afghanistan. La France aurait dû en effet soutenir l’ONU, qui a récemment demandé avec le président KHARZAÏ une redéfinition complète de la stratégie des forces occidentales, afin que l’accent soit réellement mis sur la reconstruction du pays, l’afghanisation du conflit et la recherche d’une solution négociée avec les insurgés modérés.
Mais puisque les Etats-Unis restent sourds et aveugles à cette demande légitime de l’ONU, la France doit à nouveau cantonner le rôle de ses soldats à la stricte formation de l’armée afghane, comme le fait l’immense majorité des forces armées des 25 autres pays de l’Union européenne et préparer, à terme, son désengagement progressif de ce pays.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député gaulliste non-inscrit de l’Essonne Président de Debout la République
Contact Presse : 06 07 57 59 79

vendredi, septembre 19, 2008

Samedi matin, Debout la République sur le marché Carnot d'Alfortville pour le lancement d'une souscription nationale.


Pour une Europe que nous choisirons !

Debout la République lance une souscription nationale afin de pouvoir présenter dans toute la France des listes républicaines de large rassemblement aux élections européennes de juin 2009.Euro cher, délocalisations, concurrence déloyale, régression sociale, soumission aux Etats-Unis, mépris du suffrage universel… l’échec des partisans de la supranationalité est flagrant et sans appel.Seul un projet véritablement Républicain pourra changer l’Europe et bâtir une union durable et légitime entre ses membres. C’est là, tout le sens de notre combat.Les élections européennes sont le rendez-vous que nous ne pouvons pas manquer.

Aidez-nous en participant à cette souscription nationale afin de bâtir l’Europe tant attendue par les peuples : une Europe confédérale, démocratique, indépendante et qui protège ses citoyens, non les intérêts d’une caste de nantis.Il est encore temps de sauver la belle idée européenne. Alors arrêtons de subir et reprenons notre destin en main !

Aidez Debout La République à changer d’Europe !

jeudi, septembre 18, 2008

Les Français s’interrogent sur leur présence en Afghanistan

Article paru dans ce quotidien : • Nicolas Sarkozy et le général Jean-Louis Georgelin.

A quelques jours du débat par­lementaire au cours duquel députés et sénateurs doivent voter «pour ou contre la prolongation de l’intervention des Forces armées françaises en Afghanistan», l’opi­nion française semble exprimer une réticence claire à l’égard de l’engagement militaire français dans ce pays. Ainsi, selon un sondage BVA pour Orange et l’Express publié mardi, 62% des Français sondés se disent opposés au maintien d’une présence mili­taire de la France en Afghanistan. Cette position tranchée des Fran­çais, sans doute traumatisé par la perte de dix soldats français dans une embuscade meurtrière tendue le 18 août dernier par les Talibans, fait dire aux fabricants de ce son­dage : «Force est de constater, à quelques jours du débat parlemen­taire, que l’opinion persiste dans son scepticisme».
Déjà en mars dernier, les deux tiers des Fran­çais désapprouvaient la décision de Nicolas Sarkozy d’envoyer des troupes supplémentaires dans ce pays.
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mardi, septembre 09, 2008

"La victoire de l'OTAN en Afghanistan est impossible"













Un article paru dans l'Edition du Monde le 21 juillet 2008.

Ecrivain, géostratège, spécialiste des "guerres irrégulières", Gérard Chaliand passe plusieurs mois par an en Afghanistan, notamment pour le Center for Conflict and Peace Studies (CAPS), un centre d'études qu'il a contribué à mettre en place, à Kaboul, avec des chercheurs afghans.

Au vu des revers enregistrés en Afghanistan, Barack Obama et John McCain, les deux candidats à la Maison Blanche, sont d'accord pour faire de ce pays le centre de la "guerre contre le terrorisme" et y envoyer des renforts en 2009. Vous qui rentrez de Kandahar, pensez-vous que huit ou dix mille soldats supplémentaires changeront la situation ?
Non. La victoire est impossible en Afghanistan. Avec les renforts annoncés, il y aura environ 80 000 soldats de l'OTAN sur place. Cela ne permet pas de contrôler le terrain. Nous sommes dans une impasse militaire. Dans ce pays, grand comme une fois et quart la France avec un relief incomparablement plus difficile, il aurait fallu envoyer davantage d'hommes et surtout contribuer activement à améliorer les conditions économiques dans les campagnes. Aujourd'hui, il faut essayer de négocier. Il n'y a pas d'autre issue. Les talibans ne peuvent pas gagner la guerre contre l'OTAN, qui est tout aussi incapable de les éradiquer.
Hors de Kaboul et de quelques grandes villes, ce sont les talibans qui contrôlent les pouvoirs locaux, et non les soldats étrangers, le plus souvent barricadés dans leurs fortins. Dans le sud et l'est du pays, les talibans ont réussi, avec le soutien d'une grosse partie des populations locales, à instaurer une infrastructure politique, des hiérarchies parallèles qui sont le pouvoir réel. Or l'expérience montre que lorsque c'est l'adversaire qui l'exerce, la guerre est perdue.
Comment en est-on arrivé là ?
Les talibans ont rempli le vide laissé entre 2002 et 2004, lorsque les 15 000 GI qui étaient là s'occupaient essentiellement de traquer Ben Laden, que les autres forces internationales restaient concentrées à Kaboul et que rien n'était fait pour les populations paysannes, notamment au sud et à l'est (régions pachtounes) qui sont pourtant les clés du pays.
L'aide internationale au développement, dirigée essentiellement sur Kaboul, représente moins de 10 % des dons versés. Les équipes de reconstruction dans les provinces représentent moins de dix mille hommes pour une population de 20millions de ruraux !
Contrairement à une idée reçue, les talibans ont une meilleure compréhension de ce qui est stratégiquement important. Ils ont compris que le centre de gravité du conflit est la sensibilité de l'opinion occidentale qu'il faut frapper en tuant des soldats de l'OTAN, de préférence américains. Notre refus d'encaisser les pertes est notoire.
Mais l'OTAN forme aussi une police et une armée afghanes non ?
Elle compte à peine 58 000 hommes encore mal équipés. Au total, il est prévu d'en former 80 000. Il en faudrait le double. Quant à la police, comme le reste de l'administration, elle est corrompue. Comment ne le serait-elle pas ? Ils sont payés 75 dollars par mois alors qu'il faut le double pour nourrir une famille moyenne. Alors ils rançonnent la population.
Il faudrait commencer par punir la corruption à haut niveau. Or elle ne l'est pas. A l'abri du pouvoir, certains s'enrichissent de façon considérable. Tout cela fait le jeu des talibans. Leur discours nationaliste, anti-occupants et anti-corruption leur gagne des adeptes.
Si vous ajoutez à cela la multiplication des bavures militaires qui tuent beaucoup de civils parce que faute de soldats suffisants et par souci compréhensible de ménager leurs hommes, les Américains préfèrent bombarder quitte à provoquer des dommages collatéraux…
Le Pentagone fait savoir que le nombre de djihadistes étrangers pour renforcer Al-Qaida constitue un problème grandissant.
Ce n'est pas Al-Qaida ni les combattants étrangers qui mènent l'insurrection. C'est une affaire pachtoune [majoritaire en Afghanistan, la tribu compte aussi plus de quinze millions de membres au Pakistan]. Même s'ils reçoivent sans doute une aide logistique pakistanaise parce que l'intérêt du Pakistan est que le pays ne tombe pas sous l'influence de l'Inde, les Pachtouns se battent d'abord pour eux-mêmes.
Mais si tout est perdu, pourquoi l'OTAN reste-t-elle engagée en Afghanistan ?
Tout n'est pas perdu puisque les talibans ne peuvent l'emporter militairement. Mais tout reste à faire politiquement, administrativement et économiquement. Au début, il fallait "nettoyer" le sanctuaire d'Al-Qaida qui est maintenant extrêmement affaibli et existe surtout sous forme d'instrument de propagande. A présent, nous y restons parce que nous y sommes…
Il y a aussi des raisons stratégiques. Le Pakistan voisin avec 150 millions d'habitants et l'arme nucléaire, même si celle-ci est et sera de plus en plus sécurisée, est l'épicentre de la crise. L'OTAN est en Afghanistan parce que cela permet d'être présents à l'est et à l'ouest de l'Iran, et aux portes de l'Asie centrale. Ce qui est probable c'est que d'ici trois ou quatre ans, le prochain président des États-Unis se fatigue d'un conflit qui piétine
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Propos recueillis par Christophe Châtelot et Patrice Claude

samedi, septembre 06, 2008

Qu’est-ce qu’être gaulliste en 2008 ?

Comme chaque année le 9 novembre, Debout la République fait une visite soit à Colombey, soit à Lille à la maison natale du Général de Gaulle, pour honorer sa mémoire.

A chaque fois, la même interrogation revient : que signifie être gaulliste 38 ans après la mort de de Gaulle ? Et, comme toujours avec les jeunes de 20 ans qui nous accompagnent et qui sont parfois regardés comme des bêtes curieuses par les quelques journalistes présents, je rappelle qu’être gaulliste aujourd’hui ne signifie pas vouloir reproduire une action passée mais tout simplement être fidèle à des principes qui nourrissent une exigence politique utile à la France.

Pour ma part, j’en retiens quatre, qui ont invariablement marqué l’engagement du général de Gaulle :
1 – l’esprit de résistance tout d’abord, qui place la confiance dans l’Homme, son sens de la justice et de la liberté, au préalable de tout. Lorsque l’essentiel est en jeu, lorsque l’intérêt supérieur est menacé, l’esprit de résistance doit l’emporter toujours et partout sur la logique moutonnière des clans, des clientèles ou des partis. C’est cette première vertu du gaullisme qui ne nous fera pas baisser les bras face à l’hideux coup d’Etat européen qui est en train de se dérouler sous nos yeux.

2 – le respect du peuple ensuite car en démocratie il n’y a pas d’action possible et durable sans l’adhésion de ceux qu’elle concerne. C’est ainsi que la Vème République repose avant tout sur l’élection présidentielle au suffrage universel direct mais aussi sur le référendum.

3 – l’indépendance nationale en 3ème lieu, qui fonde la liberté et la dignité d’une Nation, garantit l’efficacité de l’action publique et son caractère démocratique. Le rôle du Chef de l’Etat mais aussi de chaque responsable politique consiste avant chaque décision à ne se poser qu’une question : est-ce l’intérêt de la France ?

4 – Une certaine idée du monde, enfin, car le Général de Gaulle aimait la France pour les valeurs qu’elle incarne à l’intérieur comme à l’étranger. L’humanisme donne corps et force à cette « certaine idée de la France » qu’il a toujours portée haut et fort.

On le sait bien, la pensée et l’action du Général de Gaulle forment un tout cohérent : de la participation dans l’entreprise à la décolonisation ; du discours de Bayeux à la fondation de la Vème République ; du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes martelé à Québec, Mexico ou Phnom Penh à la pratique référendaire en France ; du refus des oligarchies bruxelloises à l’espoir d’une Europe des Nations qui respecte ses peuples ; du discours du 18 juin 1940 au départ solitaire de 1969.

Ces principes, cette boussole de l’action, forment un outil extraordinaire pour comprendre notre histoire, décrypter les terribles dérives d’aujourd’hui et préparer l’avenir.

Si tant de Français ont la nostalgie du Général de Gaulle, si tant de dirigeants qui trahissent perpétuellement les principes de son action, aiment tant à s’en réclamer comme malheureusement le Président de la République d’aujourd’hui, ce n’est pas un hasard !

Face à ce jeu généralisé de captation - voire d’usurpation - d’héritage, tout vrai gaulliste ne devrait plus d’ailleurs se nommer tel, mais simplement porter cette « certaine idée de la France » qui manque tant à nos compatriotes.

Alors oui, soyons fiers de l’œuvre et de l’action du Général de Gaulle : désintéressement dans l’action publique, liberté de conscience, force de conviction, fermeté du caractère, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, justice sociale, stabilité institutionnelle, effort collectif, politique étrangère et de défense indépendante… autant d’exigences pour aujourd’hui comme pour demain.