Dupont-Aignan lance son parti face à une UMP "fossilisée"
PARIS, 23 novembre 2008 (AFP) - Le député (ex-UMP) Nicolas Dupont-Aignan a lancé dimanche son propre parti, Debout la République (DLR), prêt à livrer la bataille des européennes face à un parti majoritaire qu’il juge "fossilisé" et "coresponsable" avec le PS du "naufrage programmé" du pays.
Dans un discours aux forts accents antilibéraux et étatistes, l’élu de l’Essonne, 47 ans, a affirmé vouloir "se forger un passage entre les mastodontes de l’UMP et du PS", renvoyés dos à dos.
"Depuis 30 ans, ils feignent de s’opposer mais en vérité ils défendent exactement la même politique, la même pensée unique. Ils sont coresponsables du naufrage programmé de notre navire France", a-t-il lancé devant un millier de ses partisans réunis à la Mutualité à Paris.
"L’UMP, qui peut dire ce qu’elle défend aujourd’hui ? A force d’être dirigée directement par le président de la République elle s’est fossilisée. On dirait une girouette condamnée à suivre le vent qui tourbillonne à l’Elysée au gré des circonstances".
Quant au PS, "il meurt de ses rivalités internes" mais aussi de "ne pas avoir su résoudre la contradiction entre son souci de la défense du secteur public et son souci du respect des normes de l’OMC".
Au milieu des Croix de Lorraine et des drapeaux français brandis à bout de bras, une partie de la salle a sifflé le nom de Nicolas Sarkozy.
Se présentant comme un "gaulliste et un républicain" voulant "transcender le combat "gauche-droite", Nicolas Dupont-Aignan espère pouvoir présenter des listes dans toutes les circonscriptions pour les européennes de juin prochain.
Récusant le qualificatif de "souverainiste", il a exclu toute alliance avec le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers.
Autour de lui à la tribune, certains transfuges du MPF ou des membres du MRC de Jean-Pierre Chevènement sont venus lui apporter son soutien.
"Pour moi, la seule solution, c’est une union des républicains des deux rives", a insisté Christine Tasin, militante au MRC.
Benoît Millery, ex-responsable MPF de la Marne qui avait milité au côté Philippe de Villiers dans la campagne du "non" au référendum de 2005, assure avoir rejoint M. Dupont-Aignan en raison du manque de combativité de son ex-mentor contre le traité de Lisbonne : "Il y a des silences qui font mal. Il n’a pas dit un mot sur Lisbonne, rien".
Dans un discours aux forts accents antilibéraux et étatistes, l’élu de l’Essonne, 47 ans, a affirmé vouloir "se forger un passage entre les mastodontes de l’UMP et du PS", renvoyés dos à dos.
"Depuis 30 ans, ils feignent de s’opposer mais en vérité ils défendent exactement la même politique, la même pensée unique. Ils sont coresponsables du naufrage programmé de notre navire France", a-t-il lancé devant un millier de ses partisans réunis à la Mutualité à Paris.
"L’UMP, qui peut dire ce qu’elle défend aujourd’hui ? A force d’être dirigée directement par le président de la République elle s’est fossilisée. On dirait une girouette condamnée à suivre le vent qui tourbillonne à l’Elysée au gré des circonstances".
Quant au PS, "il meurt de ses rivalités internes" mais aussi de "ne pas avoir su résoudre la contradiction entre son souci de la défense du secteur public et son souci du respect des normes de l’OMC".
Au milieu des Croix de Lorraine et des drapeaux français brandis à bout de bras, une partie de la salle a sifflé le nom de Nicolas Sarkozy.
Se présentant comme un "gaulliste et un républicain" voulant "transcender le combat "gauche-droite", Nicolas Dupont-Aignan espère pouvoir présenter des listes dans toutes les circonscriptions pour les européennes de juin prochain.
Récusant le qualificatif de "souverainiste", il a exclu toute alliance avec le Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers.
Autour de lui à la tribune, certains transfuges du MPF ou des membres du MRC de Jean-Pierre Chevènement sont venus lui apporter son soutien.
"Pour moi, la seule solution, c’est une union des républicains des deux rives", a insisté Christine Tasin, militante au MRC.
Benoît Millery, ex-responsable MPF de la Marne qui avait milité au côté Philippe de Villiers dans la campagne du "non" au référendum de 2005, assure avoir rejoint M. Dupont-Aignan en raison du manque de combativité de son ex-mentor contre le traité de Lisbonne : "Il y a des silences qui font mal. Il n’a pas dit un mot sur Lisbonne, rien".
AFP.

