vendredi, décembre 19, 2008

Une nation européenne est-elle possible ?

(photo : Celso Flores - flickr )

Au moment où la France achève une présidence de l’Union marquée par la crise financière, «Marianne» a demandé à Hubert Védrine* et au philosophe libéral Pierre Manent** d’évaluer la solidité de la construction européenne face au nouveau contexte international.

Marianne : Selon vous, une « nation » européenne, au sens plein du terme, a-t-elle une chance d’advenir ?

Hubert Védrine : Personnellement, j’ai toujours été activement européen, mais je n’ai jamais cru en l’idée fédéraliste stricto sensu. Il s’agit d’une belle idée, mais l’expérience m’a convaincu qu’elle ne s’appliquait pas à l’ensemble européen. L’expression « Etats-Unis d’Europe » a été un slogan utile pour sortir les Européens des ornières du repli sur soi, mais pas un programme véritable. Mon sentiment, aujourd’hui plus fort que jamais, est qu’il n’y a pas une « nation » européenne ; il y a des nations européennes qui sont toujours là et, selon la formule déjà ancienne de Delors, une « fédération d’Etats-nations ».
Je ne crois pas non plus en l’idée d’une « dynamique », sur le mode : « c’est une étape », « on ira plus loin », « l’opinion n’est pas encore mûre », etc. Il me semble que les opinions n’évoluent guère à ce sujet, qu’elles régressent même plutôt… Je ne conçois donc pas l’avenir de l’Europe comme s’inscrivant dans un processus de fabrication d’une nation européenne venant en punition, en substitution ou en sublimation des anciennes nations. Je crois en plus de coopération, plus de convergence, d’actions communes, etc., entre elles. Bref, je vois les choses d’une façon ambitieuse, mais autrement…

Pierre Manent : Je partage la perspective que vous venez de tracer. Qu’il faille aller vers toujours plus de coopération entre les nations européennes est un point sur lequel les citoyens des différents pays européens peuvent se retrouver ; mais cela suppose que les nations demeurent les éléments de base de notre vie politique. Et ce pour trois raisons principales. D’abord parce que, comme l’illustre l’histoire, le surgissement du principe consistant à « se gouverner soi-même » passe par la constitution des unités nationales. Il y a une solidarité étroite entre la formation des nations et la cristallisation des démocraties européennes, au point qu’on se demande si une démocratie détachée des nations est envisageable. En tout cas, cela ne s’est jamais vu.
La deuxième raison est que la constitution de l’Europe comme puissance n’a fait qu’un avec la montée en puissance des nations. De même que la cité était la forme politique propre à la Grèce, l’Etat-Nation est celle de l’Europe. Les partisans doctrinaires d’une nation européenne rêveraient donc de séparer l’effet de sa cause, la civilisation européenne de sa raison politique, qui réside dans une relation entre les nations, faite d’un mélange de rivalités et d’émulation. Le dernier argument concerne un point de morale politique au sens large, vient du fait que, pour que la vie politique soit humainement satisfaisante, qu’elle ouvre un avenir qui ait du sens, il faut que les hommes politiques soient responsables devant les citoyens. Et ceci ne peut advenir qu’à l’intérieur d’une unité bien circonscrite. Les Etats-Unis sont un pays très ouvert, à la population mêlée, mais il y a une frontière nette entre les Américains et les autres, un processus d’acquisition de la nationalité très strict, un contrôle sévère des frontières. Le problème des institutions européennes est qu’on ne sait pas devant qui elles sont responsables et qu’elles-mêmes l’ignorent ! Hormis, bien sûr, devant une certaine idée de l’Europe qu’elles ont produite et entretenue. Ce manque de substance politique explique aisément leur discrédit…
Marianne : Une « nation » européenne peut-elle néanmoins valoir en tant que but ultime des Européens, horizon de leurs actions communes ?
Hubert Védrine : En rappelant le décalage qui existe entre la vision post-nationale que certains ont de l’Europe et l’Europe telle qu’elle a été historiquement, Pierre Manent montre bien les limites de cette idée. Car l’Europe n’a paradoxalement jamais été aussi forte que lorsqu’elle était divisée : c’est la désunion – ou plutôt la compétition et la rivalité entre les nations – qui ont fait sa force du XVIe au XIXe siècle. Bien sûr, il n’est pas question de transposer ces leçons au temps présent, mais parler d’une nation européenne tient manifestement de l’oxymore. Je ne pense donc pas que ce puisse être le but ultime.
Non seulement cela n’arrivera pas, mais, si l’on considère les opinions européennes, la curiosité des unes envers les autres est même plutôt moins aiguisée qu’auparavant. On le voit bien en ce qui concerne la langue, la culture, et même Erasmus. Les Français parlent moins l’allemand qu’avant ; et il s’est généralisé, chez nous comme ailleurs, une sorte d’anglais d’aéroport, purement fonctionnel, qui ne témoigne d’aucun intérêt pour les autres cultures européennes, pas même britannique ! Le temps ne me semble donc pas travailler en faveur de la formation d’une nation européenne. C’est, à mon avis, une illusion, et donc aussi une machine à créer de la désillusion.
J’ajouterais que cette idée est propre à entretenir une sorte d’incompréhension radicale du monde extérieur par les Européens. S’ils continuent à croire qu’ils vivent dans un monde post-tragique, post-identitaire et post-national, ils risquent de moins comprendre que jadis ce qui se passe dans le monde, y compris aux Etats-Unis. L’objectif reste donc bien pour moi plus d’Europe, mais pas au sens d’une dépossession des nations au profit d’un système mou, au rôle mal défini et à la responsabilité incertaine : c’est plus d’Europe au sens de plus de coopération entre les nations, plus de politiques communes. Bref, il s’agit de prendre acte de la diversité de l’Europe, sans en faire un drame, et de transformer cette diversité en force. Qu’on arrête donc de sermonner les peuples européens en leur faisant honte de ce qu’ils sont ! Se libérer de la représentation d’une Europe transnationale permettrait de consacrer plus d’énergie à trouver entre nous des objectifs communs.

Pierre Manent : Je constate d’ailleurs le même manque de curiosité mutuelle, que vous déplorez, dans mon propre métier. La formule selon laquelle « l’Europe nous ouvre l’esprit » dit exactement le contraire de ce qu’on observe. Quel doit donc être l’objectif pour nous, dans ces conditions ? Des institutions communes, nous en avons suffisamment, peut-être même trop ; ce dont nous manquons, c’est d’actions communes, dans laquelle les pays européens puissent se reconnaître et se réunir.

Marianne : Des événements dramatiques comme la crise actuelle ne peuvent-ils pas modifier de fond en comble ces données et pousser l’Europe à l’intégration ?
H.V. : Je n’y crois pas. On évoquait tout à l’heure les cités grecques. Je ne suis pas sûr que la menace perse ait abouti à les faire fusionner…P.M. : Non, et chacune procédait dans son coin à ses petites négociations avec les Perses…Hubert Védrine : Même la menace stalinienne, à l’origine de la construction européenne, n’a pas entraîné une fusion des nations. Elle a engendré des structures collectives de défense, une construction économique, un marché commun, pas plus… Je ne vois pas quel phénomène extérieur, même la crise actuelle (sauf si la Chine voulait dominer le monde et absorber l’Europe, ce qui n’est pas le cas) pourrait forger une nation européenne. Comme le montre l’histoire des nations anglaise, française ou autre, cela a été un processus très long, avec beaucoup de violence, et de répression, l’interdiction des langues locales, de la purification ethnique, etc. Tout cela est heureusement impensable à l’époque moderne. En revanche, le moment est peut-être favorable pour que l’Europe élabore ce « point de vue actif » dont a parlé Pierre Manent.
C’est même indispensable : si les Européens veulent conserver leur mode de vie et leur type très particulier de société, avec ses équilibres et sa qualité de liberté, ils doivent accepter de devenir une puissance – sinon, ils seront condamnés à la dépendance et échoueront à se préserver. Et il me semble qu’il y a, en ce moment, une vraie opportunité. Une certaine désillusion se fait jour, le réalisme est à nouveau compris, et avec des crises à répétitions, alimentaire, énergétique, écologique, financière, etc., on entrevoit la fin d’un cycle américain irresponsable. Tout cela crée une occasion pour que les Européens s’affirment, à condition, bien sûr, d’en finir avec l’illusion du dépassement des identités – officiellement abandonné mais subliminalement obsédant –, qui handicape l’élaboration d’une vraie politique commune des Européens face au monde.
Pierre Manent : A condition que l’on sorte aussi de cette « délégitimation » intime des nations, née des guerres du XXe siècle et qui, depuis l’Allemagne, s’est répandue à des degrés divers dans toute l’Europe. Comme si l’histoire de nos nations se réduisait à la succession de leurs crimes, réels ou supposés. Comment donc faire en sorte que chacune d’entre elles retrouve une certaine « amitié avec soi-même » ? Peut-être la crise aura-t-elle ce bon effet de nous ramener à une vie plus sobre et plus juste de ce que nous sommes et pouvons être.
Hubert Védrine : On ne sortira, je crois, de ce dilemme que par une approche le plus lucide possible de l’histoire, ce qui est le contraire de la repentance. Et face à la crise économique, c’est la combinaison des réponses nationales adéquates et coordonnées qui fait la réponse européenne. Bref, on n’arrivera pas à imposer une Europe-puissance par une substitution de l’Europe aux nations, mais par une prise de conscience par celles-ci de la nouvelle dureté du monde et une volonté commune, déterminée et durable.
* Ancien ministre socialiste des Affaires étrangères, auteur de Continuer l’histoire, Fayard, 2008.**Directeur du centre Raymond-Aron, auteur de La Raison des nations, Gallimard, 2006.

mercredi, décembre 17, 2008

Nouveau référendum en Irlande : la démocratie doit résister !


· Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député de l’Essonne, Président du rassemblement gaulliste et républicain Debout la République

Après avoir liquidé dans le dos des citoyens les référendums français et néerlandais de 2005, les dirigeants européens veulent forcer l’Irlande à se renier sur le traité de Lisbonne.
Au moins le peuple irlandais, grâce à une constitution obligeant à l’organisation d’un référendum pour toute remise en cause de la souveraineté nationale (c’est bien le moins !), aura-t-il voix au chapitre…
Il n’en reste pas moins que faire revoter les peuples récalcitrants jusqu’à ce que oui s’en suive, ce pour imposer des traités qui détruisent petit à petit le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, représente une régression politique majeure que tout démocrate digne de ce nom doit combattre.
L’avènement d’une Europe respectueuse et protectrice de ses peuples, repose à nouveau sur les épaules des citoyens d’Irlande, auxquels Debout la République lance un appel au courage et à la résistance.
Ne vous laissez pas intimider par ceux qui, au mépris de la légalité internationale, vous menaceront d’exclure votre pays de la construction européenne ! N’oubliez pas qu’une majorité de citoyens des 26 autres pays, privée de vote, compte sur vous pour dire non en leur nom !
Comme en juin dernier, je me rendrai personnellement en Irlande pour délivrer ce message aux citoyens de ce pays.


http://www.gaullisme.fr/

mardi, décembre 09, 2008

La République tchèque présidera l'Union européenne sans avoir ratifié le traité de Lisbonne

Les députés tchèques ont décidé mardi de renvoyer au 3 février le débat sur la ratification du Traité de Lisbonne, ce qui va conduire leur pays à prendre la présidence de l'Union européenne le 1er janvier 2009 sans s'être prononcé sur le texte.

Sur les 177 députés présents dans la salle, 159 ont soutenu la proposition de renvoi présentée par la coalition gouvernementale pilotée par le Premier ministre libéral Mirek Topolanek.
Avant les débats, M. Topolanek a assuré que son parti, l'ODS, "ne comptait pas bloquer le processus de ratification", tout en demandant de ne pas précipiter les débats.
"La qualité de la ratification est plus importante que le temps. La présidence (tchèque de l'
UE) va durer six mois et prendra fin le 30 juin, tandis que le traité de Lisbonne va influencer la vie de nos citoyens pour les années à venir", a ensuite plaidé le vice-Premier ministre en charge des affaires européennes, Alexandr Vondra (ODS).
Au-delà du vote tchèque, l'avenir du texte dépend de l'
Irlande, le seul des 27 à être constitutionnellement contraint de le soumettre à un référendum. Après le "non" émis majoritairement par les Irlandais en juin, Dublin envisage un second référendum.
Les dirigeants de l'UE espèrent boucler d'ici la fin 2009 la ratification du traité, qui pour entrer en vigueur doit avoir être approuvé par les 27 pays membres.
Mardi, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'est dit en faveur du maintien d'un commissaire européen par pays membre si cette concession permettait d'obtenir un "oui" irlandais.
Côté tchèque, le processus de ratification a déjà pris des mois de retard du fait de la saisine de la Cour constitutionnelle, qui a fini par donner son feu vert à la mi-novembre, contre l'avis du très eurosceptique chef de l'Etat, Vaclav Klaus.
L'opposition social-démocrate (CSSD) espérait malgré tout un vote avant la fin de l'année et avait obtenu dans ce but la convocation d'une session extraordinaire du parlement.
Pendant les débats, le chef du CSSD Jiri Paroubek a plaidé pour une ratification rapide, en menaçant à défaut de ne pas respecter de trêve politique pendant la présidence tchèque de l'UE.
Les sociaux-démocrates ont pourtant fini par se rallier au renvoi. Ce revirement inattendu pourrait s'expliquer, selon le site d'information www.novinky.cz, par un entretien secret qu'auraient eu MM. Topolanek et Paroubek pendant la session parlementaire.
"Nous n'aurions pas pu réunir les voix nécessaires pour la ratification. J'espère que nous aborderons ces choses-là la semaine prochaine avec M. Topolanek et qu'il y a une bonne volonté au sein de l'ODS pour aborder le processus de ratification en pleine responsabilité", a déclaré M. Paroubek après la suspension des débats.
A la chambre basse, le camp "pro-Lisbonne" réunit les sociaux-démocrates,
les Verts et des chrétiens-démocrates (KDU-CSL), deux petits partis qui participent à la coalition de centre-droit. Tous ont plaidé mardi pour la ratification du traité avant la fin de l'année, avant de finalement se rallier aux exigences de l'ODS.
Les communistes, eux, s'opposent au principe d'une ratification parlementaire, en demandant la tenue d'un référendum.
L'ODS, pour sa part, est extrêmement divisé, comme l'a montré son congrès qui a eu lieu le week-end dernier à Prague.
"Il ne faut pas que l'on nous pousse à une décision. Il serait risqué de voter sans un long débat", avait prévenu M. Topolanek avant la session parlementaire. Pour lui, le traité est un mal nécessaire et il faut le ratifier bien qu'il "ne résolve pas tous les problèmes de l'UE".
En perte de vitesse ces derniers mois, les libéraux craignent plus que tout, en soutenant le traité, de voir les électeurs leur faire payer politiquement les effets négatifs attribués à l'UE, "impôts plus élevés, énergie plus chère, permis d'émission de CO2, quotas, interdictions et autres non-sens verts", comme l'a dit le député européen Hynek Fajmon lors du congrès de l'ODS.


AFP.

lundi, décembre 08, 2008

Trois Val-de-Marnais, élus membres du Conseil National de Debout la République.

Dimanche 23 novembre 2008, lors de son Congrès fondateur, DLR a renouvelé son Conseil national de 50 membres, directement élus par les adhérents du mouvement.

(DLR compte 10 000 adhérents) .

Découvrez la liste des 50 Conseillers nationaux.

Appel fondateur de Debout la République, le rassemblement gaulliste et républicain Maison de la Mutualité, du dimanche 23 novembre 2008


LE COURAGE RÉPUBLICAIN pour RECONSTRUIRE LA RÉPUBLIQUE ET REDRESSER LA FRANCE .

Appel fondateur de Debout la République, le rassemblement gaulliste et républicain Maison de la Mutualité, dimanche 23 novembre 2008.


« Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire. »
Georges Clemenceau


Au moment ou notre pays traverse une crise économique, sociale et politique profonde, nos compatriotes sont dans l’attente d’un sursaut national. Fidèle à une « certaine idée de la France » chère au général de Gaulle, le mouvement Debout la République entend incarner le Courage Républicain et le mettre en œuvre pour rendre concrètement vie à notre devise nationale : Liberté – Egalité – Fraternité.
LE COURAGE DE LA LIBERTÉ
Depuis des années, les choix des Français sont bafoués. La ratification parlementaire, en février 2008, du traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution européenne rejetée par référendum (par 55% des Français) en mai 2005, a constitué à cet égard le point culminant de ce déni démocratique.
Les Français doivent redevenir maîtres de leur propre destin. Cela oblige à changer d’Europe en respectant les peuples, en s’appuyant sur les nations et en organisant des coopérations à la carte autour de projets concrets. Cela oblige aussi à réaffirmer l’indépendance de notre politique étrangère et de défense pour offrir au monde une autre voie soucieuse du développement, de la protection de la planète et de la diversité culturelle.
LE COURAGE DE L’ÉGALITÉ
Notre pays, en laissant progresser les communautarismes, les corporatismes et le chacun pour soi, a propagé le poison de l’inégalité et de la dispersion de la Nation.
Pour rendre aux Français le goût du vivre-ensemble, privilégions enfin ce qui unit sur ce qui différencie. Rééquilibrons les droits et les devoirs. C’est avec un Etat régalien et laïc renforcé, une école du mérite et de l’effort et un vrai aménagement du territoire que nous rassemblerons à nouveau les Français autour de l’essentiel, pour réussir ensemble.
LE COURAGE DE LA FRATERNITÉ
Dans la guerre économique mondiale, beaucoup de Français voient leurs conditions de vie se dégrader (délocalisations, recul du pouvoir d’achat…).
Pour retrouver le chemin du Progrès économique, social et environnemental, la France doit relocaliser ses emplois et investir dans les projets scientifiques et industriels de demain. L’effort de tous doit être au profit de tous, grâce au renforcement massif de la participation et à la création d’une sécurité professionnelle.
C’est en faisant preuve de courage républicain que la France retrouvera la voie de la démocratie, de la liberté, de l’unité nationale, de la citoyenneté républicaine, de la puissance économique et de la justice sociale. Elle empruntera alors à nouveau le chemin du Progrès partagé

NDA en déplacement en Haute-Garonne


NDA en déplacement en Haute-Garonne
jeudi 4 décembre 2008 à 18h41
Le président de Debout la République a effectué un déplacement à Toulouse le 3 décembre.
Lors de ce déplacement, NDA s’est exprimé devant les étudiants de l’ESC de Toulouse et a pu échanger avec les salariés de l’usine Molex, condamnée à fermer ses portes en juin 2009 pour cause de délocalisation pour des motifs purement financiers.
Enfin, une réunion a eu lieu avec plus d’une centaine de militants de Toulouse et des environs, suivie d’un dîner à huis-clos avec les principaux responsables du grand Sud-Ouest (régions Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et Aquitaine) pour évoquer les futures élections européennes.

La Dépêche.fr Saint-Gaudens.
Gérard Castex avec Dupont-Aignan Le nouveau parti prépare les européennes.
Gérard Castex, chef d’entreprise, ancien chevénementiste a rejoint le nouveau parti créé par Nicolas Dupont Aignan « Debout la République ». Il a été nommé responsable de la huitième circonscription de la Haute-Garonne. Son installation a eu lieu en fin de semaine dernière à l’occasion d’une visite d’Olivier Arsac, secrétaire départemental. « Notre congrès a été l’occasion de lancer la campagne aux élections européennes. Nous sommes catalogués à droite alors que nous sommes plus près de Chevènement. Nous prônons un retour aux sources du gaullisme. Nous sommes attachés à un modèle social, à l’indépendance industrielle de notre pays.
Euro critiques, nous partons du principe que la gauche est confuse aujourd’hui. C’est pourquoi nous nous qualifions d’alter européens au sein de la droite. Ce que nous revendiquons c’est que l’Europe cesse d’être la camisole des nations et le cheval de Troie de la mondialisation sauvage mais plutôt un lieu de dialogue favorisant les coopérations libres à la carte. »
Le parti « Debout la République » sera présent aux élections européennes de juin prochain comme aux élections cantonales de 2010. « Nous sommes en train d’identifier deux à trois cantons dont celui de Saint-Gaudens. Bien sûr, nous savons que nous ne serons pas élus. Notre équipe est restreinte. Mais nous voulons marquer notre présence et construire sur la durée ».

samedi, décembre 06, 2008

• Dominique de Villepin en guerre ouverte contre Nicolas Sarkozy


"Depuis quatre ans, une thèse s'est imposée dans ce dossier, et cette thèse n'est pas neutre parce qu'elle a été imposée par Nicolas Sarkozy", s'est insurgé sur Europe 1 M. de Villepin, renvoyé en correctionnelle notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse".
"Comment une justice même indépendante (...) peut (elle) résister à la pression ainsi mise, volontairement ou involontairement, directement ou indirectement sur un dossier ?", a-t-il demandé. "Dès l'origine j'ai été désigné comme le bouc émissaire", dénonce également M. de Villepin dans le quotidien le Parisien-Aujourd'hui en France. "Tout s'est mis en place alors pour un véritable lynchage médiatique et judiciaire. Comment aurait-il pu en être autrement dès lors que le plus haut responsable de l'Etat intervient ouvertement dans le processus", affirme-t-il.
"Il n'est pas acceptable qu'il puisse y avoir dans notre pays une telle confusion entre les intérêts privés d'une partie civile et la responsabilité publique du président de la République", ajoute l'ex-Premier ministre, prévenant qu'"une justice sous influence ouvrirait la voie à une justice politique".
A l'appui de sa thèse, M. de Villepin a relevé sur Europe 1 que le "nom de Nicolas Sarkozy n'est à aucun moment cité dans les listings" de Clearstream, celui y figurant étant le nom de son père. "Cela fait partie des mystères de ce dossier", a estimé l'ancien chef du gouvernement qui assure s'être "toujours interrogé sur les dommages" qu'avait "pu subir" Nicolas Sarkozy dans cette affaire.
Son nom, a assuré l'ancien Premier ministre, "n'est à aucun moment cité dans cette affaire. C'est lui qui, à un moment donné, voyant des noms patronymiques qui sont ceux de son père a dit +c'est moi qui suis visé+ après avoir dit +c'est mon père qui est visé+", a assuré M. de Villepin.


AFP.

mercredi, décembre 03, 2008

Marianne "DLR n’est pas un parti de droite au sens habituel du terme."

Marianne2.fr : En pleine crise financière, pensez-vous qu’il soit opportun de lancer un parti de droite ?
DLR n’est pas un parti de droite au sens habituel du terme. Il est gaulliste et républicain et la crise financière prouve que nous avions raison avant tout le monde ! Aujourd’hui, on s’aperçoit que les idées défendues par le PS et l’UMP ne peuvent pas apporter les réponses nécessaires à la France. Dans le discours du gouvernement, comme dans ses actes, à l’exception de la création d’un fonds souverain, le mode de résolution de la crise a été très conventionnel. Pire : on a prêté des milliards d’euros aux banques sans assurer le moindre contrôle sur le capital. C’était un simple cadeau fait aux banquiers !
- En quoi votre discours se différencie-t-il de celui de la majorité que vous avez quitté ?
Il ne faut pas confondre le sarkoysme, qui s’adapte comme une girouette au sens du vent, et la réalité de l’offre politique à droite. L’UMP reste totalement morte et entretient de vieilles idées conservatrices et libérales. Sur le fond, nous avons trois points de divergence.
D’abord, sur l’économie : nous défendons une relance par l’investissement, quitte à laisser déraper un peu les déficits. De toute façon, ils exploseront et je préfère avoir 5% de déficit et une vraie relance que 5% de déficit et la déflation. Ensuite, c’est une vision de la société qui nous sépare : la laïcité positive, la discrimination positive, la privatisation de l’audiovisuel… Sur ces sujets, nous sommes en complète opposition avec l’action gouvernementale.
Pour finir, le Président a prétendu que l’Europe avait changé alors qu’il n’a opéré qu’un recul tactique. Les élections européennes nous permettront de présenter notre plan B. Depuis 2005, la classe politique cherche à évacuer complètement le débat sur l’Union européenne. Mais la Commission et tous les dirigeants européens font tout pour faire aboutir le traité de Lisbonne. Si Nicolas Sarkozy était cohérent, il acterait la mort de ce texte et proposerait vraiment une nouvelle Europe.
- Votre congrès a réuni des militants de divers horizons : villepinistes, chevènementistes… Sur quelle base électorale pensez-vous vous appuyer pour les élections européennes ?
Il y a certes d’anciens militants de gauche qui ont rejoint Debout la République mais je pense surtout aux millions d’abstentionnistes qui ne se disent ni de gauche ni de droite.
Le monde journalistique raisonne comme si chaque Français avait sa carte dans un parti politique alors que beaucoup de compatriotes se cherchent. Ils ont compris que la politique de dépenses de la gauche était incohérente et que la droite menait une politique de classe. Seulement, cela prendra du temps de réunir les militants, car nos idées vont à l’encontre de la pensée unique qui tient la France depuis 30 ans.
Ne craignez-vous pas de marcher sur les plates-bandes de François Bayrou avec un tel discours « ni droite, ni gauche » ?
Nous avons beaucoup de points communs, et je n’en rougis pas mais il y a une différence fondamentale : je considère qu’il faut changer l’Europe pour reconstruire la France alors qu’il veut s’appuyer sur l’Europe existante pour le faire. Mais dans le refus et la lutte contre le terrorisme intellectuel, politique et médiatique qui règne dans notre pays, nous allons dans le même sens.


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