dimanche, janvier 25, 2009

DLR réagit à la désignation des têtes de listes UMP pour les élections européennes

Le 24 janvier 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le président de la République devient président de l’UMP !
En assistant au Conseil national de l’UMP chargé de désigner ses têtes de listes aux élections européennes, le président de la République dévalorise profondément sa fonction.


Faut-il qu’il soit à ce point inquiet de la capacité des siens à franchir l’obstacle des européennes pour redevenir un chef de parti ?

En effet, les Français ne seront pas dupes de ces candidats UMP et NC qui ont toujours soutenu aveuglément une Europe qu’ils prétendent maintenant changer. Comment oublier que ces partisans de la ratification de la Constitution bis signée à Lisbonne - et ce contre la volonté souveraine du peuple français exprimée par référendum -,
ont pour la plupart voté au Parlement européen pour
-l’abandon du siège et du veto français à l’ONU,
-pour l’adoption de la directive Bolkestein,
-pour la privatisation des services publics en France comme en Europe,…

Face aux listes sarkozystes, la présence de listes gaullistes sera plus que jamais nécessaire en juin prochain pour offrir une vraie alternative aux Français.
Je présenterai les chefs de file de ces 8 listes, soutenues par Debout la République, le 5 février prochain.

Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste et républicain Debout la République

jeudi, janvier 22, 2009

Les Tchèques reportent encore la ratification du traité

Le traité de Lisbonne n'est décidément pas pour demain. Au blocage des Irlandais, qui doivent se prononcer à nouveau par référendum, et à celui du président polonais Lech Kaczynski, qui refuse d'apposer sa signature, s'ajoute celui du Parlement tchèque.
Mirek Topolanek, le premier ministre tchèque, avait d'abord assuré que le traité serait ratifié dans son pays avant le début de sa présidence de l'Union européenne, le 1er janvier ; puis que les députés se prononceraient lors de la première session parlementaire, à partir du 3 février. Tout est à nouveau reporté. Les parlementaires de l'ODS, le Parti libéral-conservateur de M. Topolanek, ainsi que les communistes, ont bloqué les travaux des commissions des affaires étrangères et des lois, réunies mardi 20 et mercredi 21 janvier. Elles ne devraient reprendre l'étude du traité que le 15 février, ce qui permettrait, dans le meilleur des cas, une ratification lors de la session du mois de mars.
"La politique d'obstruction des députés de l'ODS est scandaleuse et inacceptable !", déclare au Monde Katerina Jacques, députée des Verts et membre de la commission des affaires étrangères. "Ce non-respect de l'engagement de la République tchèque de ratifier le traité de Lisbonne le plus tôt possible discrédite le pays aux yeux de nos partenaires européens", estime-t-elle à l'issue de cette réunion "houleuse".


"PLAISANTERIE"

Le rôle de M. Topolanek est ambigu vis-à-vis du traité de Lisbonne. Plus pragmatique que l'europhobe président de la République, Vaclav Klaus, il cherche à ménager la chèvre et le chou : les eurosceptiques de son parti et ses partenaires européens. Officiellement favorable à la ratification, il a pourtant déclaré devant le Parlement européen, le 14 janvier : "Le traité de Lisbonne est pire que le traité de Nice (actuellement en vigueur) : c'est ainsi que je le vois à titre personnel. J'ai négocié et signé le traité, nous l'avons approuvé et je voterai au Parlement (tchèque). Mais l'idée que nous devrions dire à tous les Etats membres qu'ils sont tenus de ratifier le document est absurde."
Devant l'indignation manifestée par de nombreux eurodéputés, M. Topolanek a assuré qu'il avait tenté "une plaisanterie", laquelle, a-t-il constaté, "n'était pas passée". "Il ne faut pas introduire au forceps ce traité, a-t-il précisé. Bien sûr, nous en avons besoin, car cela faciliterait le fonctionnement de l'UE."
Le parti du premier ministre, l'ODS, est très divisé sur ce texte. Or, pour le ratifier, la majorité des trois cinquièmes est requise au Parlement. Les eurosceptiques du parti font traîner les choses. Ils veulent, avant la ratification, une réforme de la procédure parlementaire pour éviter les "clauses passerelles" du traité de Lisbonne : celles-ci laisseraient carte blanche au gouvernement pour décider à l'avenir, sans consulter le Parlement, de renforcer ou d'étendre les compétences européennes. D'autre part, les députés ODS, favorables à l'installation du radar antimissile américain sur le sol tchèque, tentent de marchander leur soutien au traité de Lisbonne avec les sociaux-démocrates et les Verts, favorables au traité mais hostiles au radar.


Le Monde.fr . Article paru dans l'édition du 23.01.09

lundi, janvier 19, 2009

à qui pensez-vous ?

"Que peut-il? Tout.
Qu'a-t-il fait? Rien.
Avec cette pleine puissance,en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l'Europe peut-être.
Seulement voilà,il a pris la France et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le président se démène: il fait rage, il touche à tout, il court après les projets; ne pouvant créer, il décrète; il cherche à donner le change sur sa nullité; c'est le mouvement perpétuel; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
L'homme qui, après sa prise du pouvoir, a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.
Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit, et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.
On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !
Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé."

Victor HUGO, dans "Napoléon, le petit"

(Parlant de celui qui n'était encore que Président de la République, avant de prendre le nom de Napoléon III après le coup d'état du 2 décembre 1851) -
Réédité chez Actes Sud

Et vous, en lisant, à qui avez-vous pensé ?

mercredi, janvier 14, 2009

Remaniement en vue, le balancier de l'ouverture oscille, de Villiers ira-t-il à la soupe?

L'ouverture à gauche portée à son apogée avec la promotion d'Eric Besson et de Martin Hirsch, Nicolas Sarkozy pourrait ramener symboliquement la barre à droite, jusqu'au camp villiériste, avec les élections européennes en ligne de mire.
L'annonce de "l'ajustement technique", suscité par le départ de Xavier Bertrand des Affaires sociales pour la direction de l'
UMP, pourrait intervenir jeudi après-midi, déclarait-on mercredi de sources ministérielles et parlementaires.
Si les nominations d'Eric Besson au ministère de l'Immigration et de Brice Hortefeux aux Affaires sociales ne font plus de doute, l'inconnue demeure sur le devenir du secrétariat d'Etat à l'Economie numérique que pilotait l'ancien responsable socialiste.
Le rattachement du dossier au secrétariat d'Etat à l'Industrie, dirigé par Luc Chatel, aurait la préférence de l'Elysée, selon un responsable de l'UMP. Mais le Premier ministre, François Fillon, plaide avec insistance pour qu'un portefeuille distinct soit maintenu.
Le nom du sénateur de Vendée Bruno Retailleau, fidèle de Philippe de Villiers, est depuis lors avancé.
Vice-président du Mouvement pour la France (MPF), Bruno Retailleau, 48 ans, est un des spécialistes du numérique au Parlement.
"Il est en phase avec la ligne très numérique de Matignon", observe un haut responsable de l'UMP, le parti majoritaire.
L'Elysée, qui croit dans les chances de l'UMP pour les élections européennes de juin, souhaiterait approfondir la tactique de l'ouverture pour éviter la dispersion des suffrages au sein de la majorité.
Le chef de l'Etat n'a pas oublié le score de la liste Pasqua-De Villiers aux européennes du 13 juin 1999.
Le Rassemblement pour la France (RPF) était arrivé en tête de la droite avec 13,05% des suffrages (plus de 2,3 millions de voix) devant celle du RPR et de Démocratie libérale emmenée par Nicolas Sarkozy.
« Retaillau n'est pas une personnalité de premier plan, il ne faut pas exagérer le symbole, mais ce serait un petit signal envoyé à Villiers et à ses proches avant les européennes", estime un haut responsable de l'UMP.
"Les européennes sont toujours une élection où Villiers et son mouvement ont une importance", explique-t-il.
Réplique de Philippe de Villiers dans Le Figaro :"Ça prouve qu'ils ont peur de moi".
Les européennes, traditionnellement boudées ou diabolisées à droite, sont à même cette année de conforter Nicolas Sarkozy dans la phase toujours délicate de la mi-mandat.
"Je pense que c'est une élection où on peut engranger un vrai succès politique, jusqu'à 25 sièges", avance-t-il.
Confirmation de Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP :
"Nous allons à ces élections européennes avec envie, alors que, jusqu'à présent, on y a toujours été à reculons".
"C'est la première fois que l'UMP est crédible sur créneau", note une source proche de la direction du parti.
Le conseil national, qui portera officiellement Xavier Bertrand à la tête du parti majoritaire, investira également les têtes de liste pour les européennes.
Le ministre de l'Agriculture Michel Barnier est pressenti pour le Sud-Est, la secrétaire d'Etat à la Solidarité, Valérie Létard, pour le Nord, et les options restent ouvertes pour l'Ile-de-France après le refus de Rama Yade et le "ballon d'essai" Rachida Dati.

mercredi, janvier 07, 2009

Quand Dominique de Villepin démonte, point par point, la politique de Nicolas Sarkozy.

Invité ce 18 décembre 2008 de France Inter, Dominique de Villepin a démonté, point par point, la politique de Nicolas Sarkozy. L’ex-premier ministre estime que le travail le dimanche et la réforme de l’audiovisuel sont «des débats inutiles».


Dominique de Villepin ne porte pas dans son cœur Nicolas Sarkozy, pas plus que sa politique. Comme souvent, il ne mâche pas ses mots à l’encontre du Président. Sur l’antenne de France Inter, il a particulièrement pris le soin d’épingler, à chaque question, la politique gouvernementale.

Plan de relance :
«Je pense que ce plan met l’accent sur un certain type d’investissement, en particulier les travaux publics et les infrastructures, et je pense que cela n’est pas suffisant pour aider notre pays. Je pense que ce plan doit être complété». «Sans doute (ne faut-il pas) faire l’impasse sur a consommation». «Je crains que nous n’ayons pas encore conscience en France de la gravité et de l’ampleur de la crise.» «Il faut sortir de la confusion des projets, de la confusion des initiatives».
Travail le dimanche :
«Il y a des débats inutiles». «Tout ça pour ça. Il y avait possibilité de travailler cinq dimanche par an, on va passer à huit. On voit que cela divise les parlementaires (…). Je pense que c’est un débat inutile, alors qu’on sait que le travail le dimanche ne permettra pas d’augmenter le nombre d’emplois et n’aura pas d’effet sur notre situation économique.
Réforme de l’audiovisuel public :
«On pause un problème d’équilibre financier à France Télévisions et on entre des une régression sur le plan des libertés publiques en nommant le président de France Télévision par le président de la République». «Ce n’est pas seulement une régression symbolique. Tout ce qui vient réduire la capacité d’expression est dangereux». «Tout ce qui peut conduire à donner plus de pouvoir à quelques-uns doit être regardé avec beaucoup suspicion».
Risque de crise sociale :
«J’ai souvent discuté de ces questions avec Nicolas Sarkozy. Il a toujours eu une conviction profonde qui est que quand ça va très mal, le risque social est moins grand. Moi je n’ai jamais partagé cette analyse».
Déficits publics :
«Est-ce qu’on peut continuer à distribuer tous le jours des milliards qui vont finir pas nous coûter très cher ? Je rappelle un chiffre. J’ai laissé un déficit public de 36 milliards d’euros que nous avions réduit pendant 2 ans (…). Ce déficit public en 2009 sera de 80 milliards».
Discrimination positive :
«Face au projet de discrimination positive, qui a longtemps tenté le président de la République, il faut être vigilant sur ces principes».
2012:
«Nicolas Sarkozy sait qu’en 2012 il sera jugé à ses résultats. (…) Je pense que si l’on poursuit dans la voie actuelle, ces résultats ne seront pas aux rendez-vous. Et je pense que personne ne pourra considérer que cela sera une surprise. Parce que c’est prévisible».
Politique étrangère :
«Au-delà de sa gestion de crise qui a montrée qu’elle était capable d’efficacité, (…) il faut aller beaucoup plus loin. L’Europe ne pèse pas suffisamment dans les affaires du monde et la France doit préserver à tout prix son indépendante. Nous avons un rendez-vous dans quelques mois sur «faut-il ou non rentrer dans l’OTAN?». Je pense que cela diminuerait les capacités d’initiative de la France et réduirait son indépendance.
Affaire Clearstream :
«L’affaire ne pèse en rien sur les positons et le discours politique qui est le mien. (…) J’ai dit qu’il y avait une confusion dans ce dossier entre la situation d’une partie civile privée, Nicolas Sarkozy, et ses fonctions présidentielles qui de ce point de vue ne manquait pas d’influer sur la façon dont le dossier a été géré».

lundi, janvier 05, 2009

Bonne année 2009.Que souhaiter pour 2009 : Les communicants au rencart !

Que souhaiter pour 2009 : Les communicants au rencart !
Il faut ... réfléchir aux vœux que nous formulons pour cette année politique que nous espérons la plus décoiffante possible.
Prêtons-nous au jeu.
Et soyons raisonnable mais ambitieux.
Raisonnable : n’en formulons qu’un seul. Ambitieux : qu’il le soit, littéralement.
Imaginons-nous au soir du 7 juin 2009.
Les résultats des élections européennes viennent de tomber sur les écrans. Sur le plateau de TF1, on croit remarquer la mine défaite de Xavier Bertrand et celle, catastrophée, de Martine Aubry. Sur celui de France 2, on observe la grimace de Benoît Hamon, porte-parole du PS, et on lit la mauvaise humeur sur la tête de Jean-François Copé et d’Olivier Besancenot. Sur la 3, Audrey Pulvar annonce que Daniel Cohn-Bendit s’est décommandé. En fait, seuls trois invités des plateaux ne s’y sont pas rendus avec des gueules d’enterrement. François Bayrou qui, dans une campagne largement défavorable aux partisans du Traité de Lisbonne, ne s’en sort pas si mal et deux surprises du chef, comme peuvent souvent en réserver la politique française en général et les scrutins européens depuis 1984 en particulier.
Ainsi Nicolas Dupont-Aignan arbore un large sourire. Il est parvenu à dépasser d’une courte tête les listes UMP en pleine déconfiture que même le ralliement de Philippe de Villiers, reçu en grande pompe à l’Elysée en mai, n’a pas pu enrayer. Quant à Jean-Luc Mélenchon, qui plastronne avec un sourire narquois aux lèvres sur France 2, il réussit le tour de force de s’approcher à moins de deux points d’un parti qu’il n’a quitté que six mois auparavant.Dans un paysage politique plus éclaté que jamais,
-le PS arrive en tête avec 15 %, suivi de
-Debout la République avec 14,1.
-L’UMP recueille 13,9 %,
-le parti de Gauche 13,2,
-le MoDem 11,8,
-le Front National se maintient à 8,4,
-le NPA fait un score décevant avec 6,3,
-les Verts recueillent 5,4,
-Lutte Ouvrière et l’inconnue Arthaud reviennent du diable vauvert en talonnant Besancenot et Cohn-Bendit avec 4,3.
Enfin, les chasseurs profitent de l’absence de Villiers et obtiennent 3,2 %.
Une myriade de plus petites listes se partagent les 4 points et quelques poussières restants.
Evidemment, les éditorialistes s’associent aux leaders des grands partis pour fustiger le vote des Français qui balkanise ainsi davantage la politique française et la rende incongrue aux yeux de ses partenaires européens. Qu’importe si les résultats enregistrés dans les autres pays européens comportent des similitudes qu’ils ne se sont d’ailleurs pas donné la peine de lire. L’essentiel est de décrédibiliser ce scrutin qui souvent fait place au populisme plutôt qu’à la raison.
Seul, Jean-François Kahn, qui menait la liste MoDem du Grand Est mais qui reste viscéralement éditorialiste dans l’âme, fait l’analyse suivante :” Il ne s’agit pas d’un résultat populiste ni anti-européen [...] Bayrou fait un bon score [...] Besancenot qui est un vrai populiste et à qui on prévoyait monts et merveilles fait un score décevant [...] Dupont-Aignan et Mélenchon avaient des discours construits, argumentés et même parfois chiants, et ils sont la surprise du scrutin [...] C’est la défaite des paillettes et du strass, c’est la victoire du sérieux, de la réflexion et de la proposition [...].Voilà le scénario que nous pourrions souhaiter pour 2009.Un sarkozysme qui s’écroule, et avec lui ses héritiers clones publicitaires et d’agit’com’ (l’agit’prop’, c’est trop ringard pour eux ! ) Bertrand et Copé ; Le PS itou, divisé entre la communicante Ségo –Sarko en fille– et l’alliance de la carpe Aubry et du lapin Hamon ; les bêtes de télé, Besancenot et Cohn-Bendit renvoyés à leurs chères études ; le maintien d’une force, de droite libérale mais sérieuse, le MoDem qui a la volonté d’expliquer et de convaincre de ses – fausses – analyses ; la montée en puissance, enfin, de deux forces menées par des hommes en rupture de leur camp et qui ont pris des risques énormes pour mettre à la disposition des Français des alternatives d’offre politique.
Le sérieux, le désintéressement, la conviction qui l’emportent ?
Rêveur ! Me dira-t-on.
C’est possible.
Mais tellement souhaitable.