dimanche, juillet 26, 2009

Dominique de Villepin rassemble pour une "alternative" en 2012


L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin rassemble ses proches en vue de constituer d'ici l'élection présidentielle de 2012 une alternative à droite à Nicolas Sarkozi, dont il continue de critiquer la politique.
"Les Français ont besoin d'alternatives", explique-t-il au Parisien/Aujourd'hui en France, dans un entretien publié dimanche.
Dominique de Villepin n'exclut pas une candidature aux élections régionales mais - "je me prononcerai le moment venu", dit-il - et a pour l'heure réuni ses fidèles au sein du "Club Villepin".Ce club de réflexion, créé en juin et présidé par l'ancienne ministre de l'Outre-mer Brigitte Girardin, "répond à un devoir d'engagement", selon lui."Il veut oeuvrer à la défense de nos valeurs républicaines et de nos institutions dans un esprit de justice sociale, avec le souci d'encourager le rayonnement de notre pays et son indépendance", précise l'ancien Premier ministre.
Ce mouvement doit l'aider à mobiliser en vue de l'élection présidentielle de 2012, à laquelle l'ancien Premier ministre a souvent sous-entendu qu'il se présenterait.

Interrogé sur une possible candidature, Dominique de Villepin répond: "C'est l'échéance centrale de notre vie politique."

Auparavant, il comparaîtra en correctionnelle à partir du 21 septembre dans le cadre de l'affaire Clearstream. "J'attends cette échéance avec impatience.
J'attends que la justice aille jusqu'au bout et que l'on sorte des rumeurs et des mensonges", dit-il.
L'ancien ministre des Affaires étrangères est accusé d'avoir participé à une machination visant à déstabiliser Nicolas Sarkozy, dont il est un des premiers détracteurs.
Dans son entretien au Parisien, il critique la politique du chef de l'Etat en regrettant le trop grand nombre de réformes, pour lesquelles "les résultats ne sont pas au rendez-vous" car elles sont soit "des demi-réformes", soit "faites à contretemps", soit trop coûteuses, détaille-t-il.

De même, "le grand emprunt peut être un piège" pour la France dont l'endettement est déjà trop grand, estime Dominique de Villepin.

Clément Guillou, édité par Grégory Blachier- Reuter et photo le Parisien.

mercredi, juillet 22, 2009

Villepin, le retour de l’opposant.


Si les premières interventions de Dominique de Villepin pour le lancement de son nouveau livre, « La cité des hommes » marquaient un apaisement avec sa « famille politique », il a depuis repris le discours qu’il tient depuis la rentrée 2007, à savoir une critique assez radicale de l’action Nicolas Sarkozy.

Une critique de la méthode
Dominique de Villepin affirme ainsi que : « le Président de la République a commis une erreur en imaginant que le quinquennat devait se faire au détriment des autres pouvoirs, en en particulier du gouvernement et du Premier ministre. Le déséquilibre qui existe aujourd’hui dans notre pays, au sein de l’exécutif, explique l’absence d’efficacité de la politique qui est menée (…) Vous pouvez décider ce que vous voulez dans le Palais de l’Elysée, si ce n’est pas appliqué sur le terrain, rien ne change ».
L’ancien Premier Ministre a également critiqué l’inutile Congrès de Versailles et la récente réunion des députés UMP où le Président a fanfaronné en annonçant sa victoire en 2012. Il affirme « qu’il faut du sérieux, une fois de plus, arrêtons de danser sur les tables, que les hommes politiques retrouvent le sens de leur mission ». Il se fait même menaçant en annonçant que « 2012 sera certainement l’occasion de faire le point sur cette déviance telle qu’elle a été pratiquée ces dernières années ».

Une critique du fond
Mais Dominique de Villepin ne s’arrête pas à une critique de la méthode. Il critique directement les choix du gouvernement. Il dénonce la méthode diplomatique dans l’affaire de l’universitaire française détenue en Iran en soulignant qu’il n’est « pas sûr que ces déclarations répétées permettent de créer le fil » nécessaire avec les autorités iraniennes. Il qualifie le texte sur le travail du dimanche « d’usine à gaz » affirmant avoir le sentiment « qu’un certain nombre des réformes ne sont faites que pour jouer à la politique ».
Sur Télématin, l’ancien locataire de Matignon a souhaité que le gouvernement aille plus vite, dénonçant la perte de temps sur le dossier de l’investissement dans les industries du futur qu’il appelle de ses vœux depuis deux ans. Il souligne qu’il aurait mieux valu changer de Premier Ministre pour réellement entamer « l’acte 2 du quinquennat ». Enfin, il a souligné que les « partis traditionnels n’ont pas été à la hauteur de la situation » au sujet de Hénin-Beaumont.
Entre la création de son club et un discours plus offensif que jamais, il est difficile de ne pas voir en Dominique de Villepin un candidat potentiel pour 2012 qui pourrait nous sortir du triste débat Sarkozy Royal Bayrou de 2007.

Laurent Pinsolle.

lundi, juillet 20, 2009

Dominique de Villepin se pose en alternative à Nicolas Sarkozy


Mais non mais non, le gaullisme n’est pas mort.
Dominique de Villepin bouge encore. Invité de France Inter jeudi 9 juillet l’ancien Premier ministre, sur tous les sujets, de l’Iran aux affaires intérieures a dénoncé Nicolas Sarkozy le bateleur.
“N’imaginons pas qu’il suffit de faire quelques pirouettes et quelques galipettes pour répondre aux problèmes des Français“.
L’ancien ministre des affaires étrangères a fait un pas de plus vers une candidature en 2012. “C’est important que les Français aient un choix. Un choix de solutions, un choix de personnalités, un choix de conceptions du service de l’Etat“.

Critique, très critique Dominique de Villepin. Sans agressivité mais avec constance, l’ancien premier ministre n’a eu de cesse porter un regard peu amène sur le successeur de Jacques Chirac. La ligne d’attaque choisie par Dominique de Villepin est somme toute simple. Nicolas Sarkozy s’agite mais, n’a pas de résultats.

Sur la question de la détention de l’étudiante française Clotilde Reiss en Iran, l’ancien ministre des affaires étrangères s’est fait professeur. “La diplomatie ce n’est pas seulement de l’incantation”. “Il y a la possibilité de faire passer des messages, très directement et, de façon beaucoup plus personnalisée qu’on peut le faire à travers des médias. La diplomatie, c’est un métier.“

“A vouloir se disperser, à vouloir s’engager sur tous les terrains on se perd et on créé le doute et le scepticisme de la part des Français”. Un jugement illustré par l’exemple du dernier chantier législatif sur le travail le dimanche. Une “usine à gaz comme beaucoup de réformes engagées” pour l’ancien locataire de Matignon. “Une bonne réforme, c’est une réforme simple. J’ai vu de bonnes intentions conduire à de telles usines à gaz que personne ne s’y retrouve et, qu’au bout du compte, ces réformes n’ont pas l’effet escompté“.

Le plan de relance ? Guère mieux. Dominique de Villepin regrette que 5 milliards soient consacrés aux ponts et aux routes et seulement 50 millions à la recherche et au développement. Trop d’argent sur les secteurs en déclin et quasi rien sur un nouveau modèle industriel, gage de la réussite économique de demain.

L’emprunt ? Une autre erreur stratégique. “Convainquons-nous qu’un emprunt n’est jamais vertueux”. “Il faut savoir où nous en sommes avant de lancer un emprunt“.
La situation très dégradée des finances publiques inquiète l’ancien premier ministre qui estime que ce sera un handicap pour la sortie de crise.
“Il est évident que quand vous avez une ardoise comme nous l’avons aujourd’hui sur le plan national, il faut bien avoir quelqu’un qui paye.” “Ne faisons pas payer aux générations futures des dépenses courantes ou des dépenses qui ne seraient pas un véritable investissement pour le pays“.

La gravité de la situation appelle, selon Dominique de Villepin, à la responsabilité. “C’est dans ces instants que l’on mesure que la parole politique ne coûte pas cher et qu’elle est prodigue mais pas souvent très responsable“. “C’est là où il faut arrêter de monter sur les tables et de promettre tout aux Français”. “Il faut du sérieux, de la gravité“, sous-entendu, Nicolas Sarkozy n’en a pas.

Nicolas Sarkozy acteur de sa propre impuissance. Celui qui se présente en héritier du gaullisme voit dans l’hyper-présidence l’une des raisons de l’échec qu’il prête à Nicolas sarkozy. “Le déséquilibre qui existe aujourd’hui dans notre pays au sein de l’exécutif explique l’absence d’efficacité de la politique qui est menée.” ” Le président ne peut pas réformer la France tout seul. Le Chef de l’Etat ne peut diriger l’Etat. Ceux qui dirigent l’Etat sont le premier ministre et les ministres. C’est eux qui ont la main sur leur administration“.

Dominique de Villepin estime que l’absence de résultats de Nicolas Sarkozy résulte d’un Etat qui n’est pas mobilisé. Au contraire, le fait que les conseillers présidentiels aient pris le pas sur les administrations serait une source de grande démobilisation de l’Etat.

Sur la route de 2012, Dominique de Villepin devra passer cet automne par les fourches caudines du procès Clearstream. L’ancien ministre de l’intérieur proclame qu’il n’a rien fait dans cette affaire et dénonce, toujours avec Nicolas Sarkozy en ligne de mire, une construction, une tentation d’interprétation politique du dossier.

En attendant que la justice passe, Dominique de Villepin plante des jalons et estime, qu’aujourd’hui les repères sont suffisamment brouillés pour permettre l’émergence d’une nouvelle donne.
Autrement dit, d’un homme providentiel forcément au-dessus des clivages partisans.

http://www.gaullisme.fr/villepin_120709.htm

samedi, juillet 11, 2009

Combien coûte la guerre en Afghanistan?

La France va consacrer à l'Afghanistan au moins 330 millions en 2009, un coût qui est déjà en hausse de 40% par rapport à 2008.
A l'été 2008, Nicolas Sarkozy décidait de renforcer la présence française en Afghanistan portant le nombre de militaires français engagés à plus de 3.000 hommes.
Cet engagement appelé à s'inscrire dans la durée, génère des coûts financiers importants: 330 millions d'euros sont prévus en 2009, selon l'évaluation de la commission des Finances de l'Assemblée nationale dans un récent rapport. L'Afghanistan absorbe 40% des crédits affectés aux "Opex" ou, dans le jargon militaire, les opérations extérieures. Le coût de toutes les opérations militaires de la France à l'étranger ne cesse d'augmenter. En 2009, les dépenses en Afghanistan ont marqué une hausse de 40% par rapport à 2008 (236 millions) en grande partie en raison de l'envoi de plus de 1.000 soldats supplémentaires à l'été 2008.
Premier poste de dépenses, les rémunérations et cotisations sociales à verser aux militaires en opération (3.247), s'élèvent à 120 millions en 2009 contre 90 millions en 2008. Les primes de risques et d'éloignement de la famille engendrent un surcoût très important ainsi que l'usure précoce du matériel. Cet élément, difficile à évaluer, n'est pas inscrit dans les budgets prévisionnels des Opex.


37.000 €uros de surcoût par blindé.
Lors de son déplacement en Afghanistan, Louis Giscard d'Estaing, co-auteur du rapport, a relevé que la location de véhicules civils blindés en Afghanistan entraînait un surcoût de 37.600 euros sur un période d'utilisation de trois ans. La location d'un véhicule sur cette période étant de 237.600 euros contre 200.000 à l'achat y compris entretien et transport en avion. Une économie importante est à la clé, avec en plus, l'opportunité de pouvoir revendre le matériel sur le marché de l'occassion. Mais l'armée privilégiè l'achat de véhicules civils blindés, quitte à "empiéter sur les crédits dévolus à l'équipement des armées". Pourquoi?
L'achat du véhicule considéré comme une dépense d'équipement n'est pas remboursé par le ministère des Finances, contrairement à la location considérée comme une dépense de fonctionnement, qui donne lieu à un remboursement en fin d'exercice budgétaire.

Aucun gain pour les entreprises françaises
Autre grief des députés: l'absence totale d'entreprises françaises sur les théâtres d'opération. "Les entreprises françaises gagnent zéro euros dans les Opex si bien que l'armée est forcée de passer ses contrats de logistique et d'intendance avec des sociétés étrangères" (hollandaises, britanniques, Turques…)", explique la député Françoise Olivier-Coupeau. Lorsque la situation est suffisamment sécurisée, la présence d'entreprises françaises sur les théâtres des opérations permettrait non seulement de les impliquer dans des opérations de reconstruction et de soutien financées par la Défense mais aussi de mieux définir les rôles de chacun.
Aujourd'hui, ce sont les militaires qui se conscrent à ces opérations de coopération et à la reconstruction, non sans intérêt pour leur image mais pour leurs finances. Un gisement important d'économies pourrait être réalisé si les entreprises françaises passaient directement des contrats avec les autorités locales et non plus avec l'armée.

Coût des Opex: 1,336 milliards d'euros
La situation en Afghanistan, comme dans les autres Opex, est source de coûts impondérables, inhérents à une mission lointaine et périlleuse. Mais,selon le rapport de l'Assemblée, l'armée manque d'une culture comptable, ce qui contribue à sous-budgétiser le coût des opérations lors du vote du budget de l'Etat à l'automne.
Ces budgets sont appelés à grossir au fil de l'évolution sur le terrain et les députés doivent accorder des rallonges en cours d'année. "La budgétisation des Opex, n'atteignait que 4% du coût réel en 2003 et s'est approchée de la réalité à un rythme très lent pour plafonner à 54-55% en 2007 et 2008", indique la commission des Finances. Ainsi, 826 millions d'euros sont consacrés aux Opex en 2009 dans le budget de la Nation, une somme largement sous-évaluée selon les députés qui ont prévu une provision de 510 millions d'euros pour les surcoûts. Le coût réel des Opex sera donc plutôt de 1,336 milliards d'euros en 2009.

20minutes


mercredi, juillet 01, 2009

Nogent : Jacques JP Martin censure son opposition !!! la Liberté d'expression en danger.

Le MODEM censuré dans le bulletin municipal ; le « forum nogentais » interdit de présentation au public lors de la journée des associations de Nogent, deux nouveaux exemples de l'ambiance liberticide que fait régner jacques JP Martin, le maire de Nogent-sur-Marne sur la commune.

Elu de justesse, et dans des conditions judiciairement contestables et contestées, monsieur Jacques JP Martin, par ailleurs responsable de l’UMP du Val de Marne, va à l’encontre d’un élément de base de la devise de la République : la liberté.

« Debout La République », qui a vu systématiquement ses affiches détruites au karcher par les employés municipaux, au moment des élections européennes, s'associe naturellement à la protestation du MODEM et du « forum nogentais », et les assure de son soutien dans le combat pour les libertés qui va nécessairement commencer à Nogent.

Nogent le 1 juillet 2009


Le Parisien